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Demon Days (Nouvelle édition)



  • Résumé :

La jeune Mariko mène une existence ordinaire aux côtés de sa grand-mère qui l'a élevée. Mais dans ses rêves, elle vit d'étranges aventures peuplées de créatures surnaturelles : de monstrueux yôkai, des guerrières aux cheveux violets et un loup nommé Logan. Très vite Mariko comprend que ses songes ont un sens profond, pour elle et pour son passé.


  • Critique :

Au départ, Peach Momoko est une illustratrice japonaise connue pour son travail d’illustration et pour ses couvertures variantes réalisées pour divers éditeurs américains. Son style graphique mêlant influences japonaises et aquarelles va rapidement plaire au public. En 2020, elle intègre la liste des « Strombreakers », des artistes émergents dont Marvel veut mettre en avant la qualité indéniable de leurs pâtes graphiques.


Hormis quelques courtes histoires pour des magazines comme Heavy Metal ou Girls & Corpses, l’illustratrice n’a pas eu l’opportunité de travailler sur des séries. Demon Days est donc son premier gros travail en tant qu’autrice de bande dessinée.


Ici, Peach Momoko prend le parti de mêler l’univers Marvel avec les mythes et légendes du folklore japonais. Que les plus inquiets d’entre vous se rassurent : Peach Momoko a très bien su intégrer les différents éléments de l’univers Marvel dans son récit rempli de yôkaï, d’oni et autres divinités japonaises, sans jamais le dénaturer. D’ailleurs, c’est parce qu’elle est plus familière avec le folklore traditionnel japonais que le côté Marvel reste un peu en retrait. Pour ne pas perdre le lecteur, on retrouve une petite encyclopédie illustrée très complète à la fin de l’album, idéale pour se familiariser avec cette mythologie.


Le seul bémol se situe au niveau du scénario car sa structure narrative est plutôt prévisible : chaque chapitre montre la rencontre entre Mariko et différents personnages de l’écurie Marvel, qui aboutit quasi-systématiquement à un combat. Bien qu’un fil rouge lie les différents chapitres, les révélations sont prévisibles à des kilomètres.


Bien entendu, la force de Demon Days réside dans sa partie graphique, un style très influencé par les estampes, les mangas et l’animation. De plus, un impressionnant travail d’aquarelles vient magnifier son trait et ainsi, Peach Momoko nous propose certaines planches tout bonnement somptueuses. On apprécie également les clins d’œil et les variations graphiques très réussies des personnages Marvel, tout le long du récit, sans que ce soit écœurant. 


Sorti une première fois dans un album au format cartonné et agrandi à 26 euros (80 pour l’édition collector avec une dizaine d’ex-libris et un fourreau), voilà que Demon Days est édité par Panini Manga, dans un format souple proche d’un manga et un prix plus accessible, dans l’optique de viser un lectorat plus large. L’initiative est louable. Néanmoins, on peut regretter certaines choses. Premièrement, il manque les pages dessinées par Peach Momoko pour l’anthologie Elektra : Black, White & Blood, qui étaient présentes dans la première édition. Deuxièmement, la police d’écriture est très petite et cela peut rendre la lecture plus rude, bien plus qu’avec certains Urban Nomads, dont la taille de police d’écriture avait déjà été pointée. On peut tout de même bien apprécier les magnifiques planches, malgré sa petite taille.


  • Conclusion :

Demon Days est indéniablement un très bel album sur le plan graphique, une preuve que Peach Momoko est sans aucun doute l’une des artistes les plus talentueuses travaillant à l’heure actuelle chez Marvel. Néanmoins, malgré la mise en place d’un univers très prometteur mêlant folklore japonais et univers Marvel, l’histoire est plutôt convenue.


Otxoa.


 

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