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Lazarus Tome 1 (Intégrale)



  • Résumé :

Dans un futur dystopique où les gouvernements sont devenus des concepts d'un autre temps, une poignée de familles règne, par l'argent et le pouvoir, gardant jalousement ce qu'elles possèdent et exploitant les personnes n'ayant rien, les "déchets". La famille Carlyle est l'une des plus puissantes d'entre elles, grâce à un atout de poids : Forever Carlyle, leur protectrice, leur Lazare, entraînée depuis l'enfance pour défendre les biens de sa famille par la ruse et la force. Manipulée aussi bien génétiquement que psychiquement, ses capacités exceptionnelles font d'elle un atout redoutable… tant que les secrets qui l'entourent ne se révèlent pas au grand jour.

  • Critique :

Ce titre vous dit certainement quelque chose. En effet, Lazarus a déjà été publié en France chez Glénat Comics en 2015. Seulement, la publication s'arrête au tome 7 en 2020. 3 ans plus tard, Urban Comics reprend le flambeau - et s'accorde à la charte graphique de l'éditeur précédent pour le tome 8. Pour l'occasion, Urban Comics lance une réédition en grand format dans sa collection Urban. Une chance à saisir pour découvrir ce récit palpitant.


Avec cette réédition, Urban frappe fort et met en avant un excellent comics indépendant, créé par une équipe artistique de choix trop peu connue du public français : Greg Rucka et Michael Lark. Ce duo, surtout connu pour Gotham Central, change radicalement de ton et de genre ici. Le duo opte pour un univers de science-fiction. Mais Greg Rucka ne fait que situer son univers dans un avenir suffisamment éloigné pour s'octroyer de nombreuses libertés et resituer des éléments qu'il maîtrise parfaitement.


Greg Rucka se montre toujours très à l'aise avec les personnages féminins de caractère. De Tara Chase dans Queen & Country à Sasha Bordeaux dans Checkmate, en passant par Lois Lane ou Wonder Woman, Greg Rucka a forgé sa carrière d'auteur de comics à travers des personnages féminins mémorables. Il réitère l'expérience avec Forever Carlyle. Une héroïne malgré elle, une coquille vide à laquelle on s'attache et dont on découvre petit à petit le rôle dans un dessein bien plus vaste. Le héros mystérieux et au passé trouble est un lieu commun épuisé, tout comme bien d'autres auxquels Greg Rucka a recours ici. Mais le scénariste parvient toujours à se renouveler dans les détails de ces clichés. Il parvient à donner de l'intensité à des scènes d'entrainement. Il sait donner du sens aux silences. Et à ce titre, Lazarus rappelle le run du scénariste sur le Punisher. Greg Rucka n'en est pas à son coup d'essai et, tout comme pour le Punisher, excelle à travers cet univers grouillant de personnages aux caractères bien distincts et aux motivations personnelles.


Car c'est là l'une des grandes qualités d'écriture de Rucka avec Lazarus, et de manière générale. Ce scénariste parvient à donner à chaque personnage une personnalité différente. Même s'il peut avoir recours à certains stéréotypes, son univers est crédible. Il sait saisir le lecteur pour générer un engagement émotionnel. Avec Lazarus on est attiré par une intrigue et on se fait happer par cette quantité de secrets et de révélations dans un univers au bord de l'explosion et une héroïne inconsciente du rôle qu'elle a à jouer.


L'intérêt de la série porte majoritairement sur les relations et les tensions entre les personnages. Avec une hiérarchie sociale établie, Greg Rucka concentre l'attention du lecteur sur les tensions entre les familles dirigeantes. Ce point est une autre des grandes forces du scénariste. Les tensions ne sont pas juste une surface. Elles sont également internes à chaque famille. Dans un monde où personne n'a rien à perdre et se sent constamment en danger, les valeurs humaines et familiales n'ont plus lieu d'être.


L'intrigue nous emporte avec facilité en nous apportant de nombreuses informations dont l'héroïne n'a pas connaissance. On s'attache alors rapidement à cette être brisé qui s'est oublié. Forever Carlyle n'est plus qu'une coquille vide se cherchant et dont on connait les dangers grouillant autour d'elles. Les informations sont peut-être nombreuses, et on pourrait redouter les intrigues complexes qu'on associe aux bande dessinées d'espionnage et de géopolitique. Mais la compréhension est d'une facilité étonnante face à l'étendu de l'univers dans lequel nous sommes projetés.


Et c'est lorsqu'il est centré sur la personnalité brisée et les secrets que le style de Michael Lark correspond totalement à l'esprit du titre. Michael Lark ne se trahit pas à travers le genre de la science-fiction. Son intention à travers Lazarus reste la même que celle de Gotham Central ou Captain America. Il met en avant des relations humaines. Avec des ombres épaisses et un encrage marqué, son style est pour le moins pertinent. Dans ce monde représenté avec des visages à moitié révélés, à qui peut-on faire confiance ?

  • Conclusion :

Derrière un pitch dystopique usé, Greg Rucka y cache un univers grouillant de révélations passionnantes. Soutenue par un Michael Lark à son meilleur, il se joue de ficelles scénaristiques auxquelles il parvient à redonner de la valeur. Lazarus est une série indépendante à ne pas manquer et dont la conclusion ne saurait tarder outre-Atlantique.


Baptiste.

 

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