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Mighty Morphin Power Rangers Intégrale volume 1



  • Résumé :

Après s’être délivré de l’emprise de Rita, Tommy, le power ranger vert, rejoint l’équipe originale des power rangers malgré certaines réticences de quelques-uns de ses coéquipiers. Pendant ce temps, Rita met au point un plan diabolique pour mettre les rangers hors d’état de nuire à l’aide d’un mystérieux individu aux motivations inconnues…Transmutation demandée !


  • Critique :

Écrit par deux auteurs qui doivent être de grands fans des supers sentais (vous savez ces super-héros japonais) vu que le scénariste Kyle Higgins a également écrit plus tard Radiant Black et l’illustrateur Hendry Prasetya a travaillé sur Kamen rider zero-one par la suite, la licence Power rangers est entre de bonnes mains. Cela est confirmé par la qualité du récit qui ne se contente pas de surfer sur notre nostalgie mais qui va sublimer le matériel de base pour en faire la meilleure version des rangers.Thony Silas illustrera l’épisode 5 dans un style qui ne contrastera pas avec les dessins de Hendry Prasetya, ce qui est n’est pas toujours le cas lors d’un changement d’illustrateur et c’est pour cette raison que je le souligne.


 Cette intégrale sortie par Vestron reprend la série et les épisodes édités par BOOM ! Studio en VO et Glénat Comics en France mais sans les back-up consacrés à Bulk et Skull, ce qui est très étrange et frustrant pour une intégrale. Ici, dans ce premier tome, nous avons le droit aux épisodes 0 à 8 accompagnés de leurs variants covers.


Au niveau de l’objet, on a le droit à un ouvrage avec une couverture souple avec des effets sur celle-ci, un magnifique marque page intégré à un signet bien que trop gros à mon goût. Le signet est également mal placé dans l’ouvrage et ce dernier retient le marque-page. Je ne sais pas vous, mais quand je lis, je pose le marque-page à côté de moi, ici, impossible étant donné qu’il est intégré au signet. Un simple marque-page détachable (un peu comme la collection semic book) aurait été tout aussi bien voire mieux. Je déplore un gros point négatif : l’absence d’édito.

Je ne connais les power rangers que grâce aux premières saisons à la télévision que j‘ai vues enfant mais je ne connais pas le contexte éditorial du comics ; un simple texte présentant la série aurait été appréciable (d’autant plus que si on a pas suivi la série télé, on ne connaît pas les origines de Tommy, ce qui est important pour la suite vu que tout l’arc tourne autour de lui comme nous le verrons plus tard).

Il y a également quelques coquilles de traduction et autres dans l’ouvrage mais la traduction, d’après les retours que j’ai eus, est meilleure que celle de Glénat à l’époque car les dialogues seraient plus fluides (je n’ai pu comparer que certains passages avec l’ancienne édition, ceux qui me paraissaient un peu étranges niveau traduction...les fameuses coquilles) bien que la traduction actuelle m’ait sorti de multiples fois du récit à cause de ces dites coquilles. J’ai cela dit eu du mal également lorsque les personnages s’interrompaient, là où « -- » est utilisé plutôt que (…), un détail certes mais qui a gâché mon plaisir de lecture.


A défaut d’édito, le première épisode utilise un procédé ingénieux pour expliquer la situation initiale et le statu quo en douceur pour les nouveaux lecteurs.

Le récit se passe durant la première saison de Mighthy Morphin mais dans un contexte plus moderne, plus sérieux aux antipodes du côté kitch de la série télé. L’épisode #0 est un petit bonbon goût nostalgique: il suit le schéma classique de la série télé, dans sa première saison du moins, tout en introduisant certains éléments pour la suite et jouant sur la nostalgie du lecteur («Transmutation demandée ! »).

Et la nostalgie, parlons en de la nostalgie : quel plaisir de retrouver Angel Grove, le youth center, Bulk et Skull mais surtout nos rangers ! Le premier arc qui couvre tout l’ouvrage, Green Ranger: Year One, place Tommy, le ranger vert, au centre de la trame narrative, en mettant en avant les distorsions dans l’équipe suite à l’arrivée de Tommy. On rappelle que Tommy est le ranger créé par Rita (l’antagoniste principale des débuts de la série) pour combattre les rangers jusqu’à ce qu’il arrive à se libérer de son influence et, ainsi, à rejoindre l’équipe des rangers.

Ceci n’est pas un hasard car le comics donne une grande profondeur aux personnages et ainsi qu’à leurs relations par rapport à la série télévisée. Mighty Morphin Power Rangers fait la part belle aux dramas entre personnages que Tommy amène, malgré lui, au sein du groupe des rangers. Cet aspect prend le pas sur les combats même si ces derniers restent tout de même dynamiques et impressionnants par moments, faisant oublier le côté kitch de la série télé, comme les batailles utilisant les zords et le mégazord.

Et c’est sur ce point que l’on voit la grande qualité de la série : elle ne se contente pas de surfer sur la vague de la nostalgie mais propose quelque chose de bien écrit et de magnifiquement illustré, avec un style me faisant un peu penser aux mangas (après tout, les origines des power rangers puisent leurs sources dans les productions japonaises).

Le choix de couper à l’épisode 8 est une bonne idée car ce dernier débute en faisant un parallèle avec le tout premier épisode et se termine par un événement inattendu, donnant envie de lire la suite.


  • Conclusion : 

Mighty Morphin Power Rangers intégrale 1 est une bonne série pour les nostalgiques de la série télé, mais aussi pour les lecteurs curieux, avec tous les ingrédients pour que le run puisse être rempli aussi bien d’actes héroïques que des phases de développements de personnages. La série est un point d’accès idéal pour le monde des power rangers en comics et je déplore encore le manque d’informations côté éditorial et les coquilles pouvant faire sortir le lecteur de la narration. Nous sommes face à un bon récit mais qui est desservi par l’édition, qui ne lui rend pas hommage comme elle le devrait.

La notation globale du récit serait positive mais, dans cette édition, je ne peux que rendre une critique mitigée à cause de la qualité de l’ouvrage et du travail éditorial de Vestron.


David.

 

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