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Not all robots

Dernière mise à jour : 15 mars





  • Résumé :

En 2056, les robots ont remplacé les êtres humains sur le marché du travail. La coexistence est difficile entre les robots et les dix milliards de terriens. Chaque famille humaine dispose d'un robot dont elle dépend entièrement. Le robot des Walter, Razorball, passe - de façon assez inquiétante - tout son temps libre dans le garage à construire des machines conçues pour tuer sa famille d'accueil…


  • Critique :

Décidément, nous n’avons jamais eu autant de récits proposant des robots ces derniers temps. Entre Yojimbot, Bots, Kill lock ou Not all robots (et je ne parle pas des titres sortis précédemment) nous avons l’embarras du choix et vous le savez, ce n’est pas pour me déplaire. Mais ce nouveau récit est parti avec un handicap: son auteur. Effectivement mes différentes lectures de Mark Russell se sont souvent soldées par un échec, ce qui m’a d’ailleurs poussé à éviter Billionaire island. Mais robot oblige, cette fois je n’ai pu résister et heureusement parce que je vous le dis tout de suite, j’ai eu un coup de cœur.


Le ton est assez vite donné, que ce soit côté robots ou humains, la place est au cynisme et certains textes sont assez mémorables et font rire jaune tellement la raisonnance est forte avec notre propre époque. Cet humour bien pinçant a très bien fonctionné sur moi mais ce n’est pas le seul point fort de ce récit bien au contraire. Une certaine tension s’installe très vite dans les scènes de la famille Walter qui a de plus en plus peur de son robot au point de s’attendre à être massacrés d’une seconde à l’autre et à force de les voir comme ça on se met à suspecter le moindre indice.

D'ailleurs les couvertures additionnelles proposées à chaque chapitre participent très fortement à la lourde ambiance du titre. Je vous laisse seuls juges mais j'avoue les trouver incroyables.



Le scénario est d’excellente qualité et nous tient parfaitement en haleine. Les personnages humains comme robots sont très intéressants et bien écrits. On pourrait même aller jusqu’à dire que certains robots ont bien plus de personnalité que la plupart des humains.

Au delà même de la cohabitation entre humains et robots, Mark Russel traite aussi de politique, d’écologie mais surtout de masculinité toxique en utilisant les robots comme métaphore et si on peut sentire facilement l’allusion, on peut tout à fait passer outre (ou se voiler la face au choix) et se contenter d’un récit de SF de belle facture mais c’est en prenant en compte les deux niveaux de lecture que l’ampleur du récit est palpable.

Ce récit mériterait d’ailleurs une suite, en tout cas sa conclusion ouverte le permettrait très facilement et pourrait donner l’occasion à l’auteur de creuser certains points un peu restés en suspens ou juste survolés.


Côté dessin, Mike Deodato Jr fait des merveilles même s' il ne se sentait pas à la hauteur à priori, à cause de la grande quantité de robots à dessiner. Il parvient d’ailleurs très bien à représenter les émotions des robots malgré l’absence de visages.


  • Conclusion :

Une fois n’est pas coutume, j’ai eu un coup de cœur pour un récit de Mark Russel et ses deux niveaux de lecture. Sa dystopie robotique, métaphore d’une masculinité toxique, fait des étincelles mais il n’oublie pas d’autres sujets tout autant d’actualité tels que l’écologie ou encore les dérives politiques.


Thomas.

 

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