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NOTRE BILAN 2022


L'année 2022 a été riche en sorties, en débats, en remise en question et ... en augmentation de prix.

Il est temps pour nous (plus tardivement que prévu) de faire un bilan de cette année.



Valentin


2022, une année particulière pour moi durant laquelle les comics ont joué un rôle très important.


2022 a été l’année où j’ai quitté mon premier appartement, après presque 3 ans en son sein. L’occasion pour moi de réaliser à quel point ma collection avait pu grandir durant ces quelques années, mais aussi (et surtout), l’occasion de comprendre à quel point je tenais à ces bouquins, du moins cher au plus cher, du meilleur au moins bon, tant ils constituaient pour moi une échappatoire spirituelle et émotionnelle depuis le début de ma collection. Une collection qui, en fin d’année, fêtait ses 10 ans.

2022 a été l’année où je suis parti finir mes études durant 6 mois à l’étranger, seul et

éloigné de mes proches et mes repères. Malgré la galère technique d’un "déménagement" temporaire loin de ma Bretagne d’adoption, j’avais tenu à apporter avec moi une quantité non raisonnable de comics – au grand désespoir de mes proches – pour m’accompagner dans cette nouvelle aventure de stress et de solitude. Durant ces 6 mois, je pense que mon rythme de lecture n’a jamais été aussi conséquent de ma (jeune) vie entière.



2022 a été pour moi l’année de nouvelles découvertes. C’est ainsi que j’ai laissé sa chance au catalogue de 404 Comics, que j’ai découvert quelques séries/licences aux renommées variées telles Jupiter’s Legacy ou Saga (grâce au forcing non négligeable – et, surtout, aux conseils avisés – de Thomas et Fabien). J’ai également plongé pleinement dans l’univers Valiant de Bliss Comics après avoir tenté l’aventure fin 2021. Finalement, petit à petit, ma curiosité autrefois muselée par le seul catalogue Marvel de Panini s’est totalement libérée au cours de cette année 2022... et je n’ai aucun regret, loin de là. Aujourd’hui, je suis fier de voir le nombre de titres indés de ma bibliothèque se rapprocher à vitesse grand V du nombre de titres Marvel.


2022 a été pour moi l’année de l’emménagement dans un appartement avec ma copine, qui a gentiment accepté de laisser une place conséquente à mes près de 450 ouvrages. Avoir une vraie bibliothèque de comics qui a de la gueule a été pour moi l’aboutissement d’un rêve de longue date.


2022 a été pour moi l’année de mon premier job, ouvrant par conséquent dès fin septembre les vannes financières pour remplir encore un peu plus ma bibliothèque en passant (enfin!) outre le budget d’un étudiant dépendant de ses parents. À ce titre, même si la crise du papier/carton et la montée des prix n’ont rien d’appréciable, j’ai adoré ressentir cette capacité à pouvoir "acheter ce que je voulais", "sans limite" et ainsi m’offrir de belles heures de lecture et de plaisir sans véritablement réfléchir.


Enfin, 2022 a été pour moi l’année où j’ai rejoint l’équipe d’Indées les Bulles. Cette

belle opportunité m’offrant la possibilité de parler de comics – dont Invincible ! – à une audience plus large que mon simple compte Twitter, m’a surtout permis de rencontrer une équipe fabuleuse avec laquelle nous avons pu avoir des discussions passionnantes sur nos comics favoris (ou pas). Je remercie ainsi chaleureusement Thomas pour la proposition, l’équipe d’ILB pour ses qualités indénombrables mais aussi toutes les personnes qui ont pu me lire voire échanger avec moi ces derniers mois.


En bref, je tenais à remercier toutes les parties prenantes qui font (sur)vivre les comics en France aujourd’hui car, même si mon bilan 2022 peut sembler maladroit ou trop personnel, je ne peux qu’être positif à l’issue de cette année difficile mais immensément riche selon bien des aspects avec, toujours présent d’une façon ou d’une autre, le comics en son centre.


Je reste ainsi impatient d’aborder cette année 2023 avec cette ambition perpétuelle de participer – modestement – à animer les comics-osphère avec l’équipe d’Indées les Bulles pour que ces petites BDs américaines puissent continuer de nous faire kiffer le plus longtemps possible… ensemble.



Fabien


Introspection rétrospective

Mon rythme de lecture BD pour cette année 2022 a pour le moins été erratique, fonctionnant par phases, de certaines sans aucune lecture à d'autres frôlant l'empriffrement.


L'arrivée d'une nouvelle venue dans le foyer courant 2021 a forcément réduit naturellement le temps consacré à la lecture, et n'aimant pas trop fragmenter les activités ce temps est majoritairement devenu "tout lecture" ou "tout jeu vidéo".

Il y a aussi l'arrivée de plus de mangas dans mes lectures courantes qui a augmenté significativement la quantité d'œuvres ayant mon attention ; des œuvres majoritairement rapides à lire, mais avec une cadence que j'ai souvent eu du mal à tenir et me poussant à ces phases me voyant transformé en glouton suivies de la bien connue "fatigue digestive".

Et ce rythme m'a poussé à réfléchir plus que jamais sur mes lectures.


D'une part un premier constat est clair : avec une telle production il faut faire des choix. Et pour diminuer l'impact de mes achats sur ma pile à lire je suis allé beaucoup moins sur les récits des Big Two, moi qui n'était déjà pas un grand lecteur de ces univers.

Et j'insiste sur le *beaucoup* moins ! C'est simple : à part le « Batman/Catwoman » de Tom King - que j'attendais d'ailleurs comme une porte de sortie de cet univers - je n'ai pas trouvé d'autre achat de nouveauté DC/Marvel en 2022. Hormis une éventuelle sortie en 2023 en France pour le troisième opus du « White Knight » de Sean Murphy (non terminée en VO), je n'ai pour l'instant aucune attente chez ces éditeurs. Non pas que je désire ardemment boycotter leurs productions - car je sais que je pourrais y trouver mon compte en m'y intéressant - juste par pur choix et rationalisation de mes achats, car je sais aussi que sinon le risque de retomber dans une spirale au rythme intenable est grand, parce qu'ils n'ont de toutes façons pas besoin de moi, et que j'ai largement de quoi me contenter à côté...et plus encore !


D'autre part côté manga j'ai pu à la fois confirmer qu'il m'est tout à fait possible d'avoir des coups de cœur, mais aussi que certaines formes de narration propres à ce type de BD me laisse totalement hermétique à leurs effets. Je pense à certaines ruptures humoristique dans des scènes parfois aussi loufoques que le drame autour est fort, ou encore à ces moments un peu "sans but" qui laisse juste le temps suspendu qui ont pu me provoquer les émotions attendues...ou au contraire de la lassitude quand ils se répètent un peu trop, ou pour finir cette tonalité parfois douteuse lors de l'utilisation de la sexualité qui me rebute facilement.

Encore une fois, question de choix et de temps cette partie devrait voir une diminution par un arrêt de certaines séries et moins d'achat de nouvelles.


L'année 2022 est aussi venu avec l'application de beaucoup d'augmentation de prix. Et si je mesure l'immense chance de savoir que je peux continuer mes achats de la même manière, je n'ai pu que constater les risques que ces problématiques font porter à un marché global déjà fragile et dont la variété de production pourrait être impactée à plus ou moins long terme.


Enfin, c'est l'année où j'ai réactivé et alimenté entièrement mon compte BubbleBD, avec un chiffre froid mais clair, venant confirmer mon intuition : j'achète et stocke plus que je ne peux lire, avec pas moins de 50 œuvres en tout genres en attente d'être lus, sans compter la VO qui aura pu venir s'ajouter.



Dans mes bulles

Venons-en finalement au bilan concernant le contenu de mes lectures, plutôt positif malgré quelques vives déceptions.


Tout d'abord il y a eu « We Live » qui a été un énorme coup de cœur avec son univers coloré mais dur, ses personnages attachants traversant l'histoire à une vitesse (un peu trop) folle et terminant sur une ouverture improbable de l'univers. Malheureusement le tome suivant a été ma déception de l'année à cause de son changement de direction et l'impression de ne plus reconnaître les personnages que j'avais commencé à aimer, tout en appréciant moins la direction artistique.


En autre déception fut la suite de « Jupiter's Legacy » : une histoire qui aurait pu s'arrêter à son tome précédent mais reprise par son auteur Mark Millar pour en faire un foutoir destructeur pseudo punk, vulgaire et manquant de fond dont seul lui à le secret.

Mais j'ai aussi pu découvrir - dans la plus belle édition d'Urban - une grande œuvre de Jonathan Hickman avec « East of West » et son futur post-apocalyptique uchronique extrêmement bien construit et intéressant de bout en bout, avec des dessins somptueux de Nick Dragotta.

J'ai pu replonger dans l'univers formidable de « Locke & Key » de la plus belle des manières, dans son Âge d'Or plus magique que jamais, redécouvrir l'ultime histoire d'une Tortue fatiguée par sa solitude dans « The Last Ronin » et son bien bel écrin, me lancer dans les douces et farfelues histoires de « Giant Days, retrouver enfin les personnages de ce grand comics qu'est « Saga, terminer un voyage stellaire aux côtés de Tim-21 dans « Ascender », ou bien encore confirmer mon intuition que plus les tomes s'enchaînent - et la fin approchant - et plus « Deadly Class » devient mon œuvre favorite de Rick Remender avec un Wes Craig au sommet.


C'est aussi une année où j'ai essayé d'aller plus vers le Label 619 dont j'adore la plupart de mes lectures, avec en particulier les coups de cœur « MFK2 » et surtout (surtout) « Hoka Hey! ».

J'ai en contrepartie quasiment arrêté de lire du Valiant, ayant déjà lu tout ce qui m'attirait vraiment et le reste ainsi que les nouveautés étant tantôt correct tantôt très anecdotique, mais jamais assez fort pour maintenir mon intérêt.




Flash forward

Pour l'année 2023 j'ai donc déjà commencé à faire le tri dans les séries manga que je suis pour ne garder que l'essentiel.

Le premier objectif sera de freiner globalement mes achats pour revenir à une pile à lire raisonnable, idéalement l'éliminer pour passer sur un flux achat → lecture plus direct.

Ensuite : continuer tout simplement sur ma lancée de 2022. En étant sélectif, en me faisant confiance mais toujours en essayant de varier par l'inclusion de lectures me sortant de la zone de confort. Et éviter de démarrer plusieurs séries potentiellement très longues (la tendance est de mon côté puisque les nouvelles séries fleuve semblent se faire plus rares).

Et pour finir, les manques en VF ont achevés de me faire sauter le pas pour compléter ma collection sur la série en cours « Les Tortues Ninja » avec les différentes mini-séries parues en TPB.


Merci

Et je conclurai ce texte trop long un remerciement.

J'avais pour habitude de rédiger des threads de critique sur Twitter (des critweets), un format intéressant pour la structure imposée mais limitant et donc à fortiori frustrant sur bien des points.

Thomas m'a proposé d'écrire avec lui sur son site, me permettant de repousser l'espace pour aérer mes textes (où je succombe à l'autre extrême et l'ultra-verbosité), et même si je n'ai pas pu autant en faire que je l'espérais c'est toujours un plaisir de pouvoir écrire sans contrainte ce que des livres m'ont fait ressentir.

Alors Thomas, je te remercie très vivement pour la proposition et la confiance !


Fabien.


Olivier (Style Comics)


C’est la première fois que je me livre à l’exercice du bilan 2022 de lectures comics et je me suis demandé… de quoi j’allais parler. Car comme chaque année, il y a eu des bonnes et des moins bonnes lectures et même si j’ai tendance à trouver de l’intérêt graphique à presque tous les comics, je deviens plus difficile au niveau des histoires. Mais pour éviter de juste parler de mes coups de cœur, j’ai décidé de faire la liste des 8 constats que j’ai ces 12 derniers mois :



8) Je me méfie de la hype sur les réseaux sociaux…

Sur Twitter et Youtube, j’ai pu constater l’engouement de plusieurs lecteurs pour des titres comme We Live T1, Automnal, These Savage shores ou encore Something is killing the children. J’ai lu tous ces titres et leur ai trouvé de nombreuses qualités, notamment visuels. Mais aucun pour moi n’a été à la hauteur de ce que la « hype » m’avait vendu. Je peux comprendre que certaines histoires nous touchent plus que d’autres et qu’il est important de continuer à valoriser des comics aux saveurs différentes. Mais ce n’est pas parce qu’un comics est issu d’un éditeur indé ou qu’il aborde une thématique intéressante que cela en fait systématiquement une œuvre incontournable pour tous. Le fait que ce soit principalement les mêmes comics qui soient massivement chroniqués sur les réseaux sociaux au moment de leur sortie fait qu’il est alors difficile de savoir si la « hype » vient de la qualité de l’œuvre ou tout simplement de l’effet « nouveauté ».

7) A l’inverse, je dois aussi me méfier de mes préjugés sur les BIG TWO.

J’avoue que je peine à suivre des séries Marvel et DC car je m’en lasse très vite et prend du retard. Je dois me faire un peu violence pour avancer sur Avengers, Spider-Man, Batman, Superman, FF ou encore Daredevil. J’ai plus apprécié Nightwing ou Swamp Thing ou des séries limitées comme Supergirl : woman of tomorrow ou Beta Ray Bill. En revanche, j’ai été agréablement surpris par l’ensemble des séries mutantes depuis l’ère Dawn of X. Après avoir tardé à m’y mettre, je les dévore depuis plusieurs semaines, fasciné par le contexte créé par Hickman et par la gestion de tous ces personnages et intrigues. Le monde des X-Men ne m’avait pas paru aussi passionnant et étonnant depuis longtemps ! Comme quoi, il faut garder espoir…


6) Daniel Warren Johnson est vraiment mon artiste préféré de 2022.

Est-ce à cause du dynamisme incroyable de son coup de pinceau, de son sens dingue

du découpage, de son style lâché et précis, de l’originalité de ses histoires ou des émotions intimes qu’il parvient à y insuffler ? Je ne sais pas. Mais c’est indéniablement l’artiste qui m’a le plus marqué cette année. Son Extremity était maitrisé, son Wonder Woman : dead earth était épique, son Murder Falcon était un chef d’œuvre, son Beta Ray Bill était attachant et sa dernière série Do a Powerbomb m’a donné envie de monter sur la troisième corde pour un saut jubilatoire dans la foule ! Bref, j’adore la façon dont il creuse son sillon sans prétention, avec talent et humanité, et j’ai hâte de lire la suite.


5) Un renouveau permanent de nouvelles pépites.

Si je peux me lasser de certains héros connus, j’adore la découverte de nouvelles ou anciennes séries qui me surprennent, me fascinent ou me proposent de partir pour une aventure inattendue. Cette année, j’ai aimé découvrir Radio Spaceman, Fox Boy, Giant Days, November, A Righteous thirst of vengeance, Once and future ou House of penance. Autant d’œuvres différentes, étonnantes, parfois drôles ou émouvantes, avec des propositions graphiques fortes, innovantes et originales. Ce sont des découvertes de ce genre qui me font préférer tester des titres plutôt que de m’acharner à lire des super-héros qui ne me font plus trop vibrer.


4) Je ne suis pas fâché avec le support physique…


Je lis des comics depuis l’âge de 7 ans (il y a longtemps donc). Mon garage et mon bureau sont remplis d’un millier épisodes sous forme de singles, de TPB, de deluxe, d’omnibus, aussi bien en VO qu’en VF. Mais depuis deux ans, j’ai principalement acheté mes comics en numérique (voir ci-après) et je ne le regrette pas. Car les prix des comics imprimés aujourd’hui atteignent des niveaux que je trouve souvent disproportionnés par rapport à la qualité de l’histoire (en France comme aux US). Avant, j’achetais des séries en print juste pour les lire. Aujourd’hui, j’essaie d’acheter des bouquins que je veux vraiment garder. C’est pour ça aussi que j’apprécie les efforts faits par 404 comics, Hi Comics et Delcourt sur la qualité de fabrication de la grande majorité de leurs titres. Lorsque l’histoire m’a plu, je suis content d’opter pour leurs éditions qui ridiculisent souvent les TPB américains. Même si je regrette que le comic book soit devenu aujourd’hui presque un produit de luxe en librairie BD, j’avoue que je préfère alors réserver mes sous pour des bouquins bien faits qui honorent la qualité du contenu.


3) … mais je reste un grand consommateur de comics numériques.


En 2022, j’ai lu les arguments défendant le livre imprimé pour faire vivre les éditeurs, les libraires, les auteurs. Mais je me suis étonné que cette ferveur n’ait pas été la même lorsqu’il s’est agit de défendre le CD ou les supports physiques de films. Beaucoup de gens appellent à aller en librairie acheter une BD imprimée mais trouvent, en revanche, normal de privilégier le streaming à l’achat d’un bon blu-ray ou d’écouter la musique uniquement via des plateformes et non plus sur CD. Bien sûr, ce n’est pas qu’une question de supports physiques mais aussi de confort de lecture et d’utilisation (quoique, à mon âge, pouvoir zoomer sur sa tablette pour bien voir les détails des planches de James Stokoe, Geoff Darrow ou Nick Bradshaw, est vraiment un bonheur !). Mais ce que me permet le numérique, c’est avant tout de tester des comics. Avant, je prenais des séries dans les bacs de soldes à 1€ pour un dessinateur ou par curiosité. Désormais, je donne sa chance à un TPB numérique pour 5€ alors que je n’aurais jamais payé 17€ ou 20€ sans savoir si cela me plait. Les soldes régulières sur les comics numériques m’ont permis de découvrir des auteurs, des séries, des éditeurs et d’élargir mes goûts. J’ai aussi racheté en numérique mes vieux comics singles qui sont sous plastique, au garage, car c’est plus facile de les relire en un clic. Et j’ai aussi racheté en supports physiques des comics que j’ai découverts en numérique car il me fallait ABSOLUMENT ces titres dans ma bibliothèques (Seven to eternity, Supergirl : woman of tomorrow, House of X, Once and future, these savages shores, etc.). J’attends aussi des omnibus pour des runs que j’ai aimés comme celui de The Immortal Hulk. Donc pour moi, le choix du numérique est aujourd’hui celui qui me permet de satisfaire ma curiosité à moindre coût et d’employer le même budget à découvrir et soutenir (un peu) plus de titres.


2) Le passé du comics m’intéresse presque qu’autant que le futur.

Le numérique possède aussi un autre avantage. Il me donne l’opportunité de lire des comics anciens ou des runs peu connus sans me ruiner à traquer à des vieux bouquins devenus collector. Je peux donc m’émerveiller devant les pages de Richard Corben, Bernie Wrightson, Alex Toth ou pléthores d’illustrateurs de génie qui ont bossé dans les EC Comics. J’aime aussi tenter des EPIC COLLECTION ou des MARVEL MASTEWORKS qui mettent en scène les premières aventures de héros connus ou pas. Quand on s’intéresse au travail des dessinateurs, il est difficile de résister à l’envie découvrir les planches de légendes des comics dont les œuvres ont été peu publiées en France (comme Jose Luis Garcia-Lopez, par exemple) !


1) L’aspect graphique des comics n’est pas encore estimé à sa juste valeur.

Je l’ai déjà dit mais ça me désespère de voir que beaucoup de discussions, articles ou vidéos portent avant sur les pouvoirs de tel perso, la mort d’un autre, sa résurrection ou le énième changement de continuité. Si tous les comic books ne sont pas des œuvres d’art, la très grande majorité possède des qualités graphiques qui ne demandent qu’à être découvertes et appréciées. Quand la sphère cinéma s’écharpe parfois sur la signification d’un plan, je déplore que certains lecteurs de comics s’attardent plutôt sur les reboots de leur personnage favori, son remplacement par une femme ou la retcon de leur histoire préférée étant gosse. On oublie sans doute trop souvent que la façon dont les artistes (scénaristes, dessinateurs, encreurs, coloristes, lettreurs) nous raconte les choses est tout aussi importante que ce qu’ils nous racontent. Et pour moi, le comic book gagnerait sans doute davantage de légitimité si ces qualités artistiques étaient davantage expliquées, valorisées et saluées.


Car au final, ce ne sont que des comics… mais ce sont aussi des petits bouts d’âmes et donc des petits bouts d’Art.


Je vous souhaite donc de belles lectures et de belles découvertes graphiques en 2023 !

Olivier aka Stylecomics



Thomas


2022 n’a pas été de tout repos et je ne parle ici que du milieu du comic book (bien évidemment je n'oublie pas les nombreuses victimes du conflit en cours) ! Que ce soit pour les éditeurs, auteurs, artistes, libraires ou d’un point de vue plus personnel, je crois que cette année n’a épargné personne.

En y repensant j’ai un sentiment étrange. D’un côté mes lectures de romans ont largement augmenté grâce à la formidable Haute république de Star Wars et de l’autre ma consommation de comics a quelque peu baissé ce qui n’est pas forcément dû à la hausse des prix mais plutôt à un ensemble de mésaventures nous ayant malmenés. Ma capacité d’achats a fortement baissé cette année même si j’ai quand même pu en faire. Heureusement j’ai la chance de pouvoir bénéficier de services presse pour alimenter le site et je remercie grandement les éditeurs me faisant confiance mais d’habitude mes achats représentent bien le double voir le triple de ce que je reçois par les éditeurs.


Mais en y réfléchissant je me rend compte que même avec un budget supérieur je n’aurais pas forcément trouvé plus de titres à m’offrir (du moins en indé). J’ai l’impression que moins de sorties me correspondent vraiment cette année du côté de l’indé.

Pire, sur l’ensemble de mes lectures de l’année (hors romans Haute république), je ne compte que 5 coups de coeur contre 11 en 2021 et 42 critiques cette année contre 65 en 2021. Cela s’explique pas mal par le fait que beaucoup d’éditeurs, crise du papier oblige, ont levé le pied comme HiComics dont je lis presque tout, 404 comics ou encore Bliss Éditions qui doit suivre le faible rythme de Valiant.


D’un point de vue plus général, j’ai l’impression que nous lecteurs, avons passé notre temps à débattre de l’état du marché, du prix, du format… sans forcément avoir pu vraiment établir de raison à la stagnation de la culture comics en France. Quant à l’appel à une table ronde de Sullivan, elle n’a rien donné, ce qui est très dommage. Malgré tout, des avancées / initiatives ont vu le jour comme la gamme Nomad d’Urban, initiée bien avant tous ces débats sur le prix ou le format mais qui finalement offre tentative de réponse à ces deux questions. Nous n’en aurons le résultat que dans quelques années mais qui sait, peut être que d’autres éditeurs sauteront le pas (oubliez panini avec son armée d’Omnibus qui écrase la concurrence).


Si mon bilan de lecteur de 2022 est donc assez mitigé, les perspectives pour 2023 en revanche me poussent à l’optimisme (toujours en mettant de côté ce que fait Panini avec ses Omnibus). Les premières annonces de titres (notamment celles de Black river) pour l’année à venir me parlent beaucoup plus que celles de ce début d’année. Sans compter que 2023 sera une année forte pour les tortues, que nous aurons la suite des intégrales de l’univers d’Invincible, que la Haute république va continuer à avancer, que nous aurons probablement droit au troisième et dernier tome de la série Il faut flinguer Ramirez et j’en passe. J’ose également espérer voir la publication d’un nouvel album de Lady Mechanika par Glénat ou de Red Sonja qui a passé l’année à être repoussé.


2022 a poussé les éditeurs à chambouler leurs plannings de sorties et donc à couper dans le gras. Je pense que 2023 sera plus stable compte tenu du fait que les plannings ont été réalisés en connaissance de cause. Des hausses continueront probablement à arriver mais je pense que nous aurons moins de décalages / annulations, enfin je l’espère. Autre raison de s’enthousiasmer : l’équipe qui s’est agrandie en 2022 va pouvoir vous proposer une plus grande variété de titres en review, sans parler des divers projets que nous développons en coulisses.



Je remercie donc Olivier, Fabien, Valentin et Olivier (qui n'a pas encore d'avatar pop) de nous avoir rejoint cette année, j’ai hâte de découvrir vos prochaines critiques.



Côté réseaux sociaux, il a fallu créer un nouveau compte pour les sites afin de permettre à tout le monde de pouvoir partager du contenu. De mon côté la fin d’année compliqué m’a un peu démotivé à faire mes habituelles vidéos de Noël (il faut dire aussi que celles sur Halloween ont floppé) ou calendrier de l’avent.


Pour finir, 2023 sera aussi la première année pleine de mon entreprise “Comics Culture Project” (organisation d’ateliers d’initiation aux comics, conseil …) et si la création d’un tel projet est extrêmement long et énergivore il me tarde de mener mes premiers ateliers ou proposer mes premiers conseils. La culture de la BD américaine est pleine de surprise et mérite d’être mise en avant. D’ailleurs, si vous connaissez des libraires ou bibliothèques à la recherche d’événements autour des comics ou encore d’accompagnement, n’hésitez pas à leur parler de nous (www.comics-culture-project.fr) !


Thomas.


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