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Catwoman : Lonely City



  • Résumé :


Il y a dix ans eu lieu la Nuit du Fou, un massacre perpétré par le Joker et qui coûtât la vie à de nombreux habitants de Gotham, dont le Commissaire Gordon, Nightwing et Batman. Quant à Catwoman, présente au moment des faits, elle fut jetée en prison.

À sa sortie, dix ans plus tard, la ville de Gotham a changé. Elle semble plus sûre et débarrassée des individus costumés, grâce à la nouvelle politique sécuritaire menée par le nouveau maire : un certain Harvey Dent. Face à ce statu quo, Selina Kyle doit reprendre du service si elle veut mener à bien son nouveau coup, et tenir ainsi une ancienne promesse faite à Bruce Wayne, juste avant son trépas. Son objectif ? Retrouver les derniers secrets que cachent encore la Batcave.


  • Critique :


On entend souvent que les comic books de super-héros publiés chez les Big Two (Marvel & DC Comics) perdraient en qualité ces dernières années. On vous répondrait facilement que c’est faux. Par exemple, c’est du côté des séries limités, écrites hors des contraintes de la continuité que l’on peut encore avoir de belles surprises, notamment lorsqu’on se penche du côté du DC Black Label. Même s’il y a eu des erreurs de parcours (comme Batman : Damned, au lancement du label), force est de constater que certains titres du label « mature » de l’éditeur DC Comics ont pu prouver que le genre super-héroïque était capable encore de proposer des récits de qualité, à l’image de Wonder Woman : Dead Earth de Daniel Warren Johnson ou de Mister Miracle de Tom King & Mitch Gerads, par exemple.


Lorsque Catwoman : Lonely City a été annoncé, avec comme seul maître à bord un artiste confirmé, mais néanmoins habitué d’être accolé à des scénaristes (tels Peter Milligan, Brian Azzarello ou encore Brian K. Vaughan), le doute pouvait planer sur la qualité de l’œuvre final.   


On va être clair. Avec Catwoman : Lonely City, Cliff Chiang offre un formidable récit de sur le personnage de Catwoman, dans la droite lignée de ces récits mettant en scène des héros vieillissants face à la cruauté d’un futur à la dérive, à la manière de The Dark Knight Returns de Frank Miller : on y suit une Catwoman vieillissante qui doit mener à bien son dernier casse face une surveillance policière qui n’a jamais été autant importante à Gotham.

D’ailleurs, quoi de mieux qu’un récit de braquage pour faire honneur à la plus célèbre des voleuses. Le récit ponctue avec aisance la constitution progressive de son groupe de parterns in crime, les montées en tension, ainsi que les révélations sous forme de flashback, parfaitement disséminée pour maintenir en haleine le lecteur. De plus, les fans de Batman apprécieront également les séquences télévisées intercalés dans le récit, comme un hommage direct à celles présentes dans The Dark Knight Returns.


Si vous adorez la galerie de personnages qui entoure Batman, vous serez heureux de constater que Cliff Chiang invoque et adapte à sa sauce toute la mythologie de Gotham, en proposant des versions plus âgées de personnages connus, ainsi que de nombreux clins d’œil, liés à Catwoman, à Batman, voire à certains personnages oubliés de l’éditeur à deux lettres.


Par ailleurs, Cliff Chiang utilise de manière intelligente le passé éditorial du personnage de Catwoman, pour amener un commentaire sur l’histoire plus générale de la sexualisation des personnages féminins à travers leurs costumes, souvent au détriment de leurs conforts ou de leur côté pratique. De la même manière, il profite, à travers la métaphore d’une Gotham à la politique ultrasécuritaire, pour parler ouvertement de fichage de masse, de violences policières ou encore de racisme systémique. Une réflexion qui fait écho avec ce qui se passe aux États-Unis, encore aujourd’hui.


Côté dessin, on retrouve un Cliff Chiang en grande forme, avec son trait épuré, influencé par l’animation et une mise en couleurs très vive, à la limite du flashy, mais qui ne gâche en rien l’ambiance du récit. De même, on se réjouit de découvrir les magnifiques variations graphiques, bien trouvés, de personnages connus par le lectorat.


Qui plus est, l'album contient une préface et une page de script, pour expliquer plus en détail le processus créatif de l'auteur. Un bonus non-négligeable pour les amateurs de Cliff Chiang et les dessinateurs en herbe.


  • Conclusion :


Vous l’aurez compris : avec Catwoman : Lonely City, le DC Black Label a pondu un nouveau chef-d’œuvre ! Le personnage de Catwoman tient enfin son récit digne d’un Dark Knight Returns, et permet dans le même temps à Cliff Chiang de prouver qu’il est un formidable artiste complet, avec ce premier projet solo de haute volée. Un seul conseil ? Foncez !

Otxoa.


 

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