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  • Photo du rédacteurMaéva

Les brèves saga (MAJ : Tome 11)



Je crois que l'on m'a mis le premier tome de saga dans les mains quasi dès mes premières visites en librairies spécialisées. "C'est LA série à suivre !" , "Brian K. Vaughan, c'est une valeur sûre !", "Il faut ABSOLUMENT les lires, c'est un IN-CON-TOUR-NABLE !". Le truc, c'est que c'est justement le genre de discours qui ... me fait partir dans l'autre sens. Donc je ne l'ai pas lu. J'ai lu par contre les Y le Dernier Homme, puis Les Seigneurs de Bagdad. C'est seulement ensuite que j'ai fini par me lancer, bien qu'assez sceptique. Le galactique, de base, ce n'est pas mon truc. Mais qui c'est ?


Maéva


SAGA

 


Saga Tome 1


Deux peuples qui se déchirent dans une guerre sanglante depuis si longtemps qu’ils en ignorent la cause, deux peuples qui impliquent tout le reste de la galaxie dans une querelle où chacun doit choisir son allégeance. Et pourtant voilà que se produit l’impensable : un couple se forme et ose donner naissance à un être hybride aux deux ennemis de toujours. Un acte qui ne peut rester sans conséquences et qui enclenche une chasse à l’homme sans pareil.


Oubliez Roméo et Juliette, la querelle entre deux familles n’est que broutilles quand deux planètes entières se livrent une bataille sans pareille, externalisée sur les planètes environnantes et faisant des milliers de victimes collatérales dans leur sillage. Quand Alana et Marko prennent la fuite, on pense d’abord à un kidnapping, quand on les retrouve avec un poupon hybride dans les bras, passé la stupeur qu’un tel accouplement ai pu avoir lieu, on pense tout de suite à un viol : inconcevable de penser à un amour sincère. Alors voilà que les gouvernements lancent sur les trousses des jeunes parents leurs meilleurs éléments ainsi que des renégats en quête d’un bon chèque. Comprenez-bien, il ne faudrait pas qu’un acte de si haute trahison puisse retentir comme un signe d’espoir et de réconciliation !

J’ai beaucoup aimé ce titre, et me suis beaucoup amusée des formes données aux différents peuples présents à chacune des pages : des hommes ayant des écrans télé à la place de la tête, des êtres mi-homme mi-animal, des têtes énormes montées sur des jambes interminables .. vraiment beaucoup d’imagination pour une course-poursuite rocambolesque.


Ayant fraîchement terminé la fabuleuse série « Y le dernier homme » elle aussi écrite par le très talentueux Brian K. Vaughan, Saga figurait très logiquement sur ses différentes oeuvres qu’il me fallait découvrir absolument. Maéva étant elle aussi très intéressée par cette série j’ai profité de l’offre avec les deux premiers tomes pour lui offrir à Noël.

Relativement refroidi par le côté space opéra, je n’étais pas forcément très optimiste en débutant le premier chapitre et pourtant l’histoire m’a embarqué dès le départ. Ce qui m’a séduit, c’est le ton employé, la diversité des personnages et le fait que l’enfant raconte sa propre histoire.

La création de personnages est un point fort de Brian K. Vaughan. Déjà dans « Y » il avait créé une masse assez dingue de personnages tous aussi charismatiques que les autres et il semble réitérer l’exploit ici.

Il me tarde de découvrir la suite !


Saga nous tendait littéralement les bras, et même s'il nous aura fallu du temps pour oser se lancer dans cette longue série, je crois que ni Maéva, ni moi ne regrettons d’avoir franchis le pas !


Maéva et Thomas.






 

Saga Tome 2


Alana et Marko les amants maudits et leur toute petite fille pensait trouver au moins un peu de répit en réussissant à fuir Clivage et la chasseuse de primes à leur trousse. Manque de bol, un défi d’un tout autre genre les attends : convaincre les parents de Marko du bien fondé de cette relation et c’est qu’ils sont plutôt coriaces les grands parents !


Lorsque j’hésitais encore à me lancer ou non dans cette série pour laquelle on me rabattait les oreilles avec des « il faut ! » , « c’est incontournable » alors qu’à feuilleter, j’avais plutôt l’impression d’un truc barré et ultra léger, je ne me doutais pas qu’il y avait autant de profondeurs dans ce récit.


Après un premier tome parlant de deux peuples s’entretuant depuis si longtemps qu’ils en ont oublié les raisons, voilà qu’on s’attaque à un deuxième sujet épineux autour du conflit armé : comment faire comprendre à nos aïeux, eux qui ont connu l’horreur, que le camp d’en face à autant souffert ? Que les soldats des deux côtés sont liés par la même horreur ?

Et nous voilà à suivre une Alana perplexe et sur la défensive, qui se confronte à l’acidité de sa belle-mère qui ne comprend pas comment son fils a pu s’allier à une soldat du camp adverse. Comment créer une unité familiale quand la « pièce rapportée » de la famille, aussi bonne soit-elle, nous rappelle le chaos du passé et le fracas des armes ? Leur fille Hazel saura t-elle être le symbole de réconciliation tant rêvé par Marko ?


C’est vraiment une très belle série que je continue à découvrir : mêlant beaucoup d’humour à de profonds questionnements éthiques. On est bien loin de l’amourette à la Roméo et Juliette qu’on pourrait croire en somme. Ou alors Roméo et Juliette est bien plus loufoque et déjanté que je ne le pensais ! Si vous voulez passer un bon moment à rire des formes ridicules des différents peuples rencontrés, des situations complètement alambiquées dans lesquels notre trio se mets encore et toujours tout en étant touché par des enjeux qui font écho à notre histoire, allez y, entrez dans l’Univers de Saga.


Alors qu’est-ce qui prime au fond : le devoir de mémoire ou l’amour ?


Maéva.






 

Saga Tome 3


Epuisé par des mois de traque et un deuil encore tout frais Marko, le jeune père de famille ne semble plus en état de prendre des décisions. C’est sans compter le renfort de sa mère, qui compte bien veiller sur la petite famille. Un courage et une ténacité qui leur seront bien utiles alors que la petite troupe se dirige sur Quietus, Alanna pensant trouver une issue à leur situation auprès de D. Oswald Heist, l’auteur du roman qui a inspiré ses choix de vie.


Déjà le troisième tome de cette merveilleuse série et donc la dernière critique qui sera rédigé sur ce blog à son sujet. Je vais donc tâcher d’en dresser un petit bilan.

Dur dur dur de faire des résumés et des critiques sans risquer le spoil pour ceux d’entre vous qui lisent plusieurs avis sur les premiers tomes avant d’oser se lancer ! J’ai moi-même comme vous le savez longtemps hésité avant de commencer cette série qui représente déjà un nombre conséquent de tomes ( 9 à l’heure où je vous écrit) et dont les avis étaient pour le moins dithyrambiques. Le problème quand on vous vend une oeuvre de manière aussi insistante à coup de « Mais il faut absolument que tu la lises !! » « Crois moi c’est vraiment la meilleure série que j’ai jamais lu ! » Et bien je ne sais pas vous, mais moi ça me rebute un peu.


Saga, d’apparence c’est la série mêlant humour, drame et épopée galactique. On y suit une famille née d’un amour interdit entre deux peuples qui se font la guerre depuis si longtemps qu’ils ne savent même plus pourquoi ils sont censés se détester à ce point. Mais un livre traitant d’amour transcendant les peuples crée l’étincelle dans le coeur de Marko et Alanna qui décident de s’enfuir ensemble, de se marier, et finissent même par donner le jour à une merveilleuse petite fille. Ne vous attendez pas pour autant à un récit dégoulinant d’amour et de drame, oubliez Roméo et Juliette ! Marko et Alanna sont drôles, trash, piquants et terriblement attachant ! Leur fuite épique les emmène de planètes en planètes à la rencontre de peuples parfois drôles, parfois clairement dégoûtant mais qui pour sûr vous feront bien rire tellement il faut quant même être tordu pour pouvoir les imaginer. Chapeau l’artiste !


Mais ce que j’adore vraiment dans cette série, ce qui fait que moi aussi je vais la suivre jusqu’au bout, c’est ce subtil mélange entre comique et sujet éthique. Dans le premier tome, l’incompréhension d’une haine aussi totale entre deux peuples ravageants tout sur leur passage au nom de leur suprématie. Dans le deuxième, la difficulté de faire accepter à ses parents une pièce rapportée venant du peuple haï depuis si longtemps et responsable de temps de souffrance. Dans le tome 3, une nouvelle réflexion est proposée et qui m’a profondément touché : la manière dont la littérature s’inscrit dans l’Histoire avec un grand H ! Marko et Alanna décident en effet de partir à la rencontre de l’auteur qui a rendu leur amour possible, de cet auteur qui a osé écrire qu’une réconciliation était non seulement envisageable, mais que les différences ne sont qu’illusions défensives et qu’une fois dépassées elles peuvent laisser place à une entente parfaite et à des merveilles alors insoupçonnées. Comment cet auteur en est venu à avoir le courage de rédiger ce récit malgré les menaces qui ont du planer au-dessus de sa tête ? Quel but poursuivait-il et se doutait-il seulement qu’il pourrait un jour être réellement le déclencheur, l’étincelle qui peut-être pourrait faire changer les mentalités ?


Pour conclure donc cette série de critiques sur Saga, je comparerais simplement Saga à une autre série de Brian K. Vaughan, Y le dernier homme. Je salue tout simplement le génie de cet artiste qui a su mêler divinement humour, tragique et questionnement dans ses oeuvres. Un mélange difficile à mener tout en maintenant une qualité aussi haute tome après tome ! Des récits drôles à vous déclencher des fourires, aux personnages attachants et si réalistes d’imperfections, et qui amènent à réfléchir malgré nous, sans le vouloir sur des questions biens importantes dans notre quotidien.  Jusqu’à présent je lisais pleins de comics différents sans vraiment m’attacher à lire le nom de l’auteur sur le côté. Un réflex qui restait circonscrit aux romans. Mais maintenant je sais que quand je verrais écrit Brian K. Vaughan sur la tranche d’un comics, alors la seule chose qui pourrait (et encore) m’empêcher de l’acheter serait le dessin. Mais ici aucun risque Saga est merveilleusement bien dessiné par Fiona Staples, qui signe des planches aux traits si réalistes que les personnages pourraient en sortir, des décors jolis mais laissant toute la place aux jeux scèniques et à l’imagination débordante, soutenue par une colorisation de goût.


Non vraiment je ne regrette pas d’avoir ouvert saga et découvert un peu plus cet auteur. Et je termine donc sur ces derniers mots la plus longue critique que j’ai pu écrire à ce jour sur ce site.  


A bientôt les amis.


Maéva.






 

Saga Tome 4


Récemment récompensés par les Eisner Awards du Meilleur Scénariste et de la Meilleure Dessinatrice 2014, Brian K. VAUGHAN et Fiona STAPLES débutent le deuxième chapitre de leur série, récompensée par l'Eisner Award de la Meilleure Série 2014. La série connaît également un grand succès en France avec plus de 15 000 exemplaires vendus du premier tome ! Arrivés depuis plusieurs mois sur la planète Gardenia, Alana, Marko, leur fille Hazel et Klara, la mère de Marko, ont commencé une nouvelle vie. Marko s'occupe de l'éducation d'Hazel tandis qu'Alana semble promise à une brillante carrière de comédienne au sein du Circuit, le divertissement le plus populaire de la galaxie... pour peu qu'elle tempère ses sautes d'humeur. Ailleurs, sur Continent, la Princesse Robot met au monde l'héritier du Robot Prince IV.


Bien que nous avions initialement prévu d'arrêter nos critiques des tomes de saga avec le troisième tome, toujours est-il que devant le si grand succès de cette série, nous avons décidé de continuer de vous proposer notre avis sur cette oeuvre. Cependant nous le ferons sous forme de brèves afin de ne pas risquer de divulgâcher des éléments du récit.


Voici donc le 4ème tome des aventures d'Alana et Marko, jonglant entre parentalité et carrière en tentant également de laisser une place pour permettre à leur couple de se redéployer. Mais pas facile quand les deux partenaires n'ont pas les mêmes aspirations ni la même expérience du quotidien. Tandis que Marko s'occupe de l'éducation d'Hazel, Alana elle cherche à briller. Elle décide de se lancer dans une carrière au cinéma. Un choix bien étonnant quand on est la fugitive la plus recherchée de la galaxie.


Ce tome est une pause et une introspection. Laissez de côté la course à travers les étoiles en quête d'un abris sûr. Ce tome offre ici une plongée très juste et réaliste dans la vie parentale. Espérons que nos héros sauront donné un nouveau souffle à leur histoire d'amour ...

Maéva







 

Saga Tome 5


Après avoir assassiné la reine robot et kidnappé le nouveau-né princier, Dengo, homme de ménage avide de vengeance, cherche par tous les moyens à attirer l'attention des puissants du Royaume.


Quoi de plus efficace, dans ce cas, que de prendre en otage l'enfant née de l'amour interdit d'un cornu et d'une ailée ?


Tandis que Gwendoline et Sophie partent en quête d'un remède capable de guérir les blessures du Testament, Marko et le prince robot se lancent à la poursuite du dangereux criminel.

Arriveront-ils à temps ?


Ce tome marque le retour d'une course contre la montre. La petite famille se retrouve en effet séparée et obligée de tisser des alliances pour le moins incongrues. Marko, qui a fait un voeu de non-violence mais se retrouve séparé de sa famille, questionne son choix et s'allie au Prince Robot. Alana, habituée à des nerfs d'acier, plonge dans l'impuissance quand la chair de sa chair est enlevée. Que serions-nous prêts à faire pour ceux qu'on aime semble être le questionnement central souhaité par l'auteur, qui nous propose ici une réflexion tout aussi profonde mais avec un talent démesuré, en alliant toujours avec autant de brio émotion et excentricité.


Je me lasse en général assez rapidement des récits ayant autant de tomes. C'est que généralement les intrigues ont tendance à s'essoufler et donc mon intérêt ... de même. Mais j'avoue être toujours aussi contente à l'arrivée d'un nouvel opus de cette série. Les personnages sont attachants et travaillés, à la fois charismatique et fondamentalement "humain". Le rythme alterne judicieusement entre introspection, réflexion et action, ne laissant pas l'ennui s'installer. Non vraiment je vous le dit, cette série reste une pépite.


Maéva







 

Saga Tome 6

Réunis pour finalement voir leur fille kidnappée par des membres de la Dernière Révolution, Marko et Alana sont sous le choc.


Ils ignorent tout de leurs intentions envers Hazel et du lieu où est elle se trouve actuellement. Le Testament, de son côté, se remet progressivement sur pied grâce aux efforts conjoints de Gwendoline et Sophie, non sans pleurer la mort de sa soeur La Marque.


En somme, une « résurrection » dont le mercenaire se serait bien passé...


Je crois que cet opus est mon préféré depuis le début de la série tant j'aime les sujets qu'il aborde. C'est ce que j'aime aime avec Brian K. Vaughan. A chaque tome, un nouveau sujet abordé en profondeur pour nourrir la réflexion du lecteur sur des thématiques sociétales.

Dans ce tome, il est question de tolérance et de différence. Hazel a grandit. Elle est maintenant à cet âge béni où on a envie de tout découvrir avec émerveillement , curiosité mais sans une once de jugement. Elle découvre ainsi Pétrichor, une femme Cornue qui combine poitrine voluptueuse et membre virile. Quel plaisir de voir sa réaction : une curiosité pure et sincère, encore non pervertie par les jugements des adultes ! J'ai adoré le dialogue qui entoure cette découverte. Pétrichor est un personnage que j'aime beaucoup et j'espère qu'on lui laissera toute sa place pour la suite.


Ce tome voit aussi le retour d'anciens personnages. En premier lieu, le duo de journalistes d'investigation Doff et Upsher. Toujours à la poursuite du gros titre qui leur vaudra la reconnaissance éternelle de la profession. Mais leur enquête les questionnes de plus en plus. Toute vérité est-elle bonne à rechercher ? Le scoop du siècle vaut-il l'atteinte à la vie privée qu'il nécessite et la mise en danger d'une enfant qui n'a rien demandé ?

Maéva.







 

Saga Tome 7


Pour la première fois depuis longtemps, Alana, Marko et Hazel sont de nouveau réunis. À leurs côtés, le prince Robot cherche désespérément son fils, retenu par le Testament, et Petrichor, tout juste évadé des geôles de la Révolution, espère débuter une vie nouvelle loin des préjugés.

En attendant, une panne de carburant contraint la petite équipe à se poser d'urgence sur la planète Phang, un territoire en pleine guerre civile.

Voici la tribu réunie. Une tribu plus hétéroclite que jamais, regroupé autour d'Alana et Marko.

Une tribu qui a bien souffert et se rassemble autour de failles et de combats communs. Toutefois, l'équipe commence vraiment être nombreuses et j'avoue parfois avoir du mal à me rappeler de tout le monde. Cela constitue je trouve, le petit point "négatif" de ce space opéra : tellement de personnages, d'intrigues différentes, en des lieux différents ! Au vu du temps entre chaque tome, j'ai donc pris l'habitude de refeuilleter au minimum l'ancien volume pour ne pas trop perdre le fil.


Ce tome est peut-être celui que j'ai le moins apprécié depuis le début du récit. Et je ne saurais trop vous dire pourquoi sans divulgâcher le récit. Disons simplement que ce tome 7 marque un tournant dans l'histoire et le début d'un nouvel arc narratif. C'est peut-être cette "transition" qui me donne cette impression d'ailleurs. Pour autant, le récit se finit sur un chapitre haletant amenant sont lot de surprises, mais surtout ... de pertes. Je ne sais ce que l'avenir réserve à Alana et Marko, mais une chose sûre, la vie ne les épargne pas.


Par contre, regardez cette sublime couverture ! J'avoue attendre chaque nouvelle avec beaucoup d'enthousiasme. Le travail de Fiona Staples est magnifique et participe pleinement au charme de cette série. Son dessin est pour moi totalement indissociable de Saga.


Maéva.





 

Saga Tome 8


Contraints de faire escale sur la comète Phang, agitée par une guerre civile sans fin, Hazel, sa famille, mais aussi Monsieur Robot et Pétrichor y perdirent bien plus qu’un temps précieux. Izabel mourut une nouvelle fois de la lame de mercenaires appelés La Marche, les habitants de Phang furent absorbés par un terrible Temportex et l’enfant à naître d’Alana et Marko ne donne plus signe de vie depuis le décollage du vaisseau arbre…


L’avenir de tous est désormais incertain.


Après un dernier tome en demi-teinte, je redoutais quelque peu l'arrivé de l'opus suivant, ne sachant pas si l'auteur saurait comment rebondir et quoi proposer après un tome de transition pour le moins déroutant. Mais la qualité est bel et bien au rendez-vous avec un nouveau sujet engagé et pour le moins tuchy : l'interruption volontaire de grosesse. Un sujet bien délicat à aborder. Mais c'est là encore une fois que tout le talent de Brian K. Vaughan se révèle. Je suis réellement admirative de cette capacité qu'il a de mettre en valeur un sujet délicat, en permettant à une pluralité de points de vue de s'exprimer en toute bienveillance et sans jugement, nourrissant une réflexion personnelle du lecteur sans jamais se montrer ni moralisateur, ni trop militant. Non, juste engagé.


Ce volume comme les deux précédents fait aussi sa part belle à Testament et à Gwendoline. Mais je dois avouer avoir moins d'attrait pour les chapitres les mettant en scène malgré mon attachement au chat Mensonge. Mais des changements sont tout de même perceptibles dans le traitement de ces personnages alors peut-être que la suite du récit me fera changer d'avis ?


C'est donc avec un intérêt renouvelé que je referme ce 8ème volume, consciente que dans cette série, les arcs narratifs vont par 3 et que le titre à venir marquera donc un nouveau tournant.


Maéva.




 

Saga Tome 9


La perte de leur second enfant a été un choc pour Alana, Marko et l'apparition d'une vision fantomatique de leur futur enfant n'a pas arrangé les choses. Malgré ce drame, les choses semblent s'arranger pour tout le monde (ou presque) : Pétrichor et Prince Robot sont devenus inséparables, Alana et Marko sont plus soudés que jamais autour de leur nouveau projet, tandis qu'Hazel et Écuyer apprennent lentement mais difficilement à se connaître.


De son côté, Le Testament est devenu l'esclave d'Ianthe qui souhaite à tout prix nuire à la famille d'Hazel... La menace approche et tous ne s'en sortiront pas indemne..


Jeux, plage, rires ... Ce neuvième tome propose une entrée en matière heureuse pour notre joyeuse petite troupe. Peut-être même un poil trop idyllique. C'est qu'après autant de péripéties et de drames, cela paraitrait presque louche. D'autant plus que ce tome marque la fin du troisième arc de la saga et que nous commençons tous à connaître le goût de l'auteur pour les retournements de situations et les cliffhangers ...


Ainsi voyons-nous nos héros préférés se prélasser, renforcer leurs liens sans se douter que le ciel s'apprête à leur tomber sur la tête. Car ce tome 9 est véritablement un coup de massue. Il y aura véritablement un avant et un après. Dans un final haletant, ce tome ce finit par une scène atroce qui à coup sûr, marquera l'esprit des fans de la saga. Et quand on pense que les artistes de cette série ont décidé de s'octroyer une pause avant la poursuite de l'écriture ... On se dit qu'il va peut-être falloir tout ce temps pour digérer l'info. Brian K. Vaughan nous offre donc ici un récit d'une efficacité redoutable, avec une charge émotionnelle puissante et des retournements de situations bluffants. Comme toujours, la voix off d'Hazel adulte apporte encore plus de profondeur et de réalisme à l'horreur et on ne peut que faire corps avec son ressenti. Je ne m'étendrais pas plus, tant la fin de cet arc est des plus impitoyables et je ne voudrais pas vous gâcher celle-ci. Disons seulement pour paraphraser l'un des protagonistes que ... "La violence attise la violence".






 

Saga tome 10


Alors qu'elle célèbre ses dix ans, Hazel et sa mère Alana parcourent toujours la galaxie clandestinement et parviennent, parfois, à trouver un semblant d'apaisement. Installée dans un havre de paix en forêt, la petite famille tente de maintenir une stabilité, malgré la crise d'adolescence prématurée d'Hazel.


Mais une menace bien plus grande que les velléités de résistance liées au jeune âge plane sur la famille. Une fois de plus, la guerre fratricide que se livrent les peuples de l'Univers menace tout équilibre.


Hazel a bien grandit depuis le dernier opus. Elle est maintenant au porte de l'adolescence et pour le moins revêche. Il faut dire que son éducation bat un peu de l'aile ...


La vie est dure mais les liens restent solides. Hazel semble plus proche que jamais de son jeune frère adoptif, muet depuis les derniers événements en date. La petite troupe se débrouille et fait de nouvelles rencontres. Capturé par un vaisseau pirate, Hazel trouve en l'équipage de nouvelles figures d'attachements qui viennent alléger son deuil et développer sa curiosité. Le deuil apparaît inévitablement comme le thème central de ce tome et comme toujours la justesse de l'auteur dans son traitement est irréprochable. On y voit à quel point chacun navigue à vue dans ce processus d'une façon toute personnelle : Alanna déjà assez impulsive de nature prends des risques inconsidérés en oubliant ces responsabilités de mère ; Hazel elle, grandit trop vite et veux jouer les grandes, enfermant sous cloche ces sentiements et craintes d'enfant. Mais combien de temps ces dénis pourront durer avant que la réalité de la perte ne les rattrappe ? Il ne s'agit parfois que d'un déclencheur pour venir tout réactiver.


J'avoue par contre avoir de plus en plus de mal avec Alana dont les choix sont pour le moins particulier et sa conception de la maternité, pour le moins déroutante. On sent combien cet électron libre à besoin d'une figure de calme et de stabilité à ces côtés. Comment se débrouillera t'elle maintenant. Fera t'elle les bons choix ?

Nulle réponse tranchée ici. D'autant plus que le sort pourrait bien continuer à s'acharner.


Maéva.






 

Saga Tome 11


Alana, Hazel, Écuyer et Bombazine parcourent toujours la galaxie. Sous de fausses identités, ils mènent désormais une vie dangereuse de contrebandiers, échappent non sans quelques sacrifices aux pirates de l'espace et recourent à diverses stratégies pour déjouer la traque de l'Agent Spécial Gale.


Une vie instable pour la jeune Hazel qui, malgré une force de caractère fièrement héritée de ses parents, peine à surmonter son deuil.


Un tome au rythme plus lent et partagé entre plusieurs univers. On retrouve premièrement Alana qui tente de mettre à l'abris du besoin ces deux enfants en cumulant les emplois précaires et en dépensant des fortunes en sort pour camoufler les caractéristiques hybrides d'Hazel. Mais le jour où la vendeuse de bas étage allèche la petite famille avec un sort de résurrection, la sécurité pourrait bien être remise en question. Cette partie du récit s'axe plus particulièrement sur le duo que Hazel forme avec son frère adoptif, frère qui semble avoir garder pas mal de capacités dans sa manche. Capacités qu'il serait bon d'ailleurs de garder à l'oeil ... C'est qu'il me met de plus en plus mal à l'aise ce petit ... On est sûre qu'il faut le garder ?


Quel bonheur par contre de retrouver certains personnages secondaires laissés de côté depuis quelques tomes. Pétrichor tout d'abord, toujours aussi puissante et déterminée. Ghüs et Oswald Heist ensuite, dont la détermination a porté assistance à Alana et Hazel est toujours aussi forte, quitte à se mettre en danger. Malheureusement une fois encore le sort décide de ne pas être favorable. Et si cette fois-ci notre petite famille échappe au pire, cela ne sera malheureusement pas le cas de toutes ...


Maéva






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