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464 éléments trouvés pour «  »

  • Les brèves Lady Mechanika

    Il y a déjà quelques années que j’ai lu ce premier tome de Lady Mechanika mais à ce moment-là le blog s’appelait « ThoMarvel » et traitait donc majoritairement de Marvel et j’avais fait le choix de ne pas en parler. Par la suite, j'ai voulu le lire à nouveau pour en proposer la critique et combler cette absence. Il y a quelques jours j’ai eu envie de lire une nouvelle fois ce premier tome et d’en proposer une nouvelle critique mais cette fois je proposerais également les tomes suivant. Pourquoi revenir autant sur cette série dont personne ne parle plus ? Et bien parce que c’est la seconde série indée que j’ai lu dans ma vie de lecteur de comics, mon second coup de coeur indé, parce que c’est la deuxième série la plus vendue en France après The Walking Dead, parce que Joe Benitez, (le créateur / dessinateur de cette série) a été la première personnalité de l’industrie des comics que j’ai pu rencontrer et côtoyer de longues heures (il dessine même en mangeant !), mais aussi parce que le huitième tome de la série arrive fin Octobre, trois ans après le septième. Vous l’aurez compris, c’est une série particulière pour moi et j’ai à coeur de lui redonner un peu de lumière. LADY MECHANIKA Tome 1 - Tome 2 - Tome 3 - Tome 4 - Tome 5 - Tome 6 - Tome 7 - Tome 8 Lady Mechanika Tome 1 Elle est l’unique survivante d’une terrible expérience qui l’a laissée avec deux bras mécaniques. N’ayant aucun souvenir de sa captivité ou de son existence passée, elle s’est construit une nouvelle vie d’aventurière et de détective privée. Elle use de ses capacités uniques pour agir là où les autorités en sont incapables. Mais la quête de son passé perdu ne s’arrête jamais. Les journaux l’ont appelée : “ Lady Mechanika ” ! Nouvelle pépite de Joe Benitez, Lady Mechanika raconte les chroniques d’une jeune héroïne forte mais tourmentée. Une véritable quête d’identité dans une Angleterre victorienne revisitée et très steampunk, où la magie et la superstition se confrontent aux découvertes scientifiques. Un premier arc en deux tomes. Lady Mechanika est une jeune femme peu ordinaire puisque ses membres ont été remplacés par des prothèses mécaniques lui procurant une force incroyable. Malheureusement, elle n’a aucun souvenir de ce qui a pu se passer et ignore tout de la personne qui lui a fait ça. Elle décide donc d’utiliser ses talents d’enquêtrice pour le découvrir. Alors qu’elle est en ville, elle entend des coups de feu et se précipite sur place. Elle y trouve un groupe d’hommes armés pourchassant une créature présentant des prothèses semblables aux siennes. Il faut qu’elle l’aide pour en savoir plus mais tout se complique. Lady Mechanika est une enquêtrice hors pair qui manie aussi bien les armes que les mots. Élégante en toute circonstance, elle est également droite dans ses bottes, généreuse et intransigeante à la fois. De prime abord, en feuilletant les tomes de la série on pourrait se dire qu’il ne s’agit que d’une jolie femme faisant des enquêtes mais le personnage est plus profond que ça et ses enquêtes peuvent être assez consistantes. La recherche des origines de ses modifications sert de fil rouge durant toute la série eti mène Mechanika vers d’autres enquêtes plus ou moins en lien avec ses recherches. Évidemment, toutes n’ont pas la même importance mais elles permettent à minima de découvrir de nouveaux univers intéressants, parfois troublants mais toujours d’une beauté folle. Je disais plus haut que Lady Mechanika maniait très bien les mots, en effet le langage utilisé par l’héroïne est assez soutenu, ce qui casse un peu la fluidité des dialogues mais vient renforcer l’élégance du personnage et de l’univers. D’ailleurs des dialogues il y en a vraiment beaucoup. Lady Mechanika est une série bavarde mais cela colle avec cet aspect polar de la série qui préfère mettre l’accent sur la réflexion et l’enquête plutôt que l’action, mais je vous rassure, il y en a quand même. Lady Mechanika est un personnage complet et très attachant, tout le mystère qui l'entoure fait que l’on a envie de la suivre dans toutes ses aventures en espérant découvrir les dessous de sa transformation tragique. Heureusement, l’enquêtrice sait s’entourer puisque les personnages qui l’accompagnent sont soit intrigants soit attachants ou les deux à la fois, ils apportent une dose de douceur et donnent encore plus envie de suivre les enquêtes. Et puis ils empêchent également la série de partir dans une ambiance trop sombre et contre balancent très bien la noirceur de certains de ses ennemis. C’est Joe Benitez, le créateur de la Lady qui s’occupe du dessin. Il est considéré comme le patron du Steampunk dans les comics et quand on voit ses planches ça se comprend. Son trait est très fin et ses planches sont extrêmement détaillées et élégantes. Lire Lady Mechanika c’est entrer dans un univers riche où une jeune femme torturée à qui on a greffé des prothèses mécaniques cherche à découvrir son passé. Les intrigues sont rondement menées et les dessins raviront vos rétines. Thomas. Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). Pour bénéficier de Bubble Infinity offert pendant un mois, entrez le code INDEESLESBULLES lors de votre commande (valable une fois par personne même si vous avez déjà Infinity).

  • Review Demat' NEXTORY : American Jesus volume 1

    Résumé : Il faut admettre l'évidence : cet enfant de 12 ans, capable de transformer l'eau en vin et de guérir les infirmes est l'élu, le nouveau Jésus Christ. Mais comment peut-on si jeune, endosser une telle destinée ? Critique : D’abord connu pour ses travaux sur The Authority (Wildstorm) et The Ultimates (Marvel) qui l’ont catapulté sous les feux de la rampe, redéfinissant le genre super-héroïque au point d’être une grande inspiration pour le futur MCU, Mark Millar travaillera en 2004 sur le premier tome d’un triptyque nommé American Jesus (Chosen en VO), dont je vais vous parler aujourd’hui mais dont la suite n’est sorti qu’en 2019, soit quinze ans plus tard sous le label Millarworld. Entre-temps, Millar a continué à faire des vagues dans l'industrie avec des œuvres comme Kingsman : Services Secrets, Civil War, Kick-Ass et Wanted, qui ont été adaptées en films à succès et qui ont fait de lui l’un des auteurs de comics les plus prolifique. Cette situation l’amènera à établir un partenariat avec Netflix, par l'intermédiaire du label Millarworld, ayant pour objectif de proposer tout un tas de comics servant de base pour la création de séries à succès sur leur plateforme, ce qui s’avèrera bien plus laborieux que prévu… Ainsi, nous avons pu voir arriver l’adaptation en série Netflix il y a un peu plus d’un mois, adaptation renommée L’élu (The chosen One en VO), qui nous donne surtout une bonne occasion de (re)découvrir le comics. L’artiste de ce récit, Peter Gross est un dessinateur et scénariste qui s'est fait connaître pour son travail sur des titres tels que The Books of Magic et Lucifer sur lesquels il a œuvré aux côtés de Neil Gaiman sous le label Vertigo. Il est surtout connu pour sa collaboration avec Mike Carey sur la série The Unwritten, qui explore l'intersection de la fiction et de la réalité. Ce premier tome de American Jesus raconte l'histoire de Jodie Christianson, un adolescent apparemment ordinaire qui découvre soudain qu'il a été choisi par Dieu pour devenir le nouveau Messie. Cette révélation plonge Jodie dans un monde d'immenses responsabilités et de pouvoirs surnaturels. Il doit accepter le fait qu'il possède des capacités dignes d'un dieu et qu'il est chargé de sauver l'humanité. Cependant, être un Messie n'est pas aussi prestigieux qu'il n'y paraît, et Jodie est confronté à une série de défis, à la fois personnels et existentiels. “Si Dieu est tout puissant, alors il ne peut pas être tout bienfaisant. Et s’il est tout bienfaisant, c’est qu’il ne peut pas être tout puissant.” Batman v Superman : l’aube de la justice - Lex Luthor Cet ouvrage explore les thèmes de la foi, de la croyance et du fardeau de la responsabilité divine. L'histoire explore l'impact d'une telle révélation sur la vie de Jodie, ses relations avec ceux qui l'entourent et les implications plus larges pour le monde. Tout au long du tome, nous sommes témoins des dilemmes moraux et des choix éthiques auxquels Jodie doit faire face. À travers ce comics Mark Millar nous offre une satire religieuse de haute volée et on pourrait se demander si ce médium est adapté pour ce type de critiques sociales. Alors déjà oui, mais je dirais aussi que c’est très pertinent par la nature même des comics… Je m’explique : Selon moi, les comics présentent des similitudes marquantes avec les religions quelles qu'elles soient, car elles partagent la notion fondamentale de narrations puissantes. Tout comme les textes religieux contiennent des histoires de divinités, de prophètes et de leçons morales, les comics regorgent d'histoires de super-héros et de super-vilains engagés dans des luttes épiques entre le bien et le mal, chacun incarnant des valeurs et des codes moraux. De plus, elles explorent des dilemmes moraux complexes, tout en offrant des mythes de création et en utilisant la symbolique et l'iconographie pour unir les fans. Enfin, elles créent un sens de communauté similaire à celui des religions, où les passionnés se rassemblent pour partager leurs croyances, et invitent à réfléchir sur des questions profondes de l'existence, de la destinée et de la condition humaine, tout comme le font les textes religieux depuis des siècles. American Jesus offre une vision nouvelle et provocante du genre super-héroïque. La narration est excellente, le fait qu’elle parvienne à mêler harmonieusement des thèmes religieux à une histoire de passage à l'âge adulte, créant ainsi une exploration de la foi, de la croyance et de l'héroïsme relève de la prouesse technique. Cette narration couplée à un rythme relativement rapide permet de garder l’intérêt du lecteur du début à la fin. Le récit n'hésite pas à aborder des dilemmes moraux complexes et des questions éthiques, offrant aux lecteurs l'occasion de réfléchir aux conséquences de l'exercice de pouvoirs semblables à ceux d'un dieu. Cependant, American Jesus n’est pas exempt de défauts. Le développement des personnages, en particulier des seconds rôles, laisse quelque peu à désirer. Alors que l'évolution de Jodie est au cœur de l'histoire, de nombreux personnages secondaires sont plats et peu explorés. Il est donc difficile de s'investir pleinement dans leur histoire ou de se préoccuper de leur sort. Cette première partie aurait sans doute gagné à faire un chapitre de plus. Graphiquement c’est relativement moyen, Peter Gross fait le job, il transmet efficacement l'histoire, mais je trouve que c’est loin d’être exceptionnel, le dessin est vraiment conventionnel, il manque selon moi d’une vrai patte graphique et de caractère ce qui aurait pu faire de ce comics une véritable pépite. Compte tenu de la nature surnaturelle et fantastique de l’ouvrage, nous aurions facilement pu avoir des pages très impressionnantes, emplies d’onirisme, apportant une certaine grandeur au récit. Conclusion : En conclusion, je dirais que ce premier tome s’avère être une très bonne lecture. S'il excelle dans son exploration de la foi et de la moralité, il n'est juste selon moi pas à la hauteur en termes de développement des personnages et d'impact visuel. Ces petits défauts n'empêchent pas cette lecture d’être un bon petit moment de plaisir, à voir ce que la suite nous réserve. Jim. 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  • [Le Mythe de l'Ossuaire] Le Passage

    Résumé : Notre histoire commence avec un homme, un écrivain, perdu dans ses pensées mais également dans sa vie. Histoire conjugale branlante et perte d’inspiration, notre protagoniste s’isole quelque temps. Mais un soir une présence l’appelle dans une maison délabrée aux abords de son lieu de retraite. Une présence persistante, inquiétante et menaçante. Vous voulez la suite de l’histoire ? Vous devrez la découvrir par vous même, parce que cette dernière est la première de cette anthologie horrifique. Dans Le passage, John Reed est un jeune géologue dépêché sur une île avec en son centre un phare. Seule personne résidant sur le morceau de terre, une vieille femme répondant au nom de Sal. Cette dernière a découvert non loin de son phare un trou dans le sol semblant être sans fond. Ce puits se serait “ouvert” de lui-même et n’en n’émane qu’obscurité, effroi et mystère. Toutefois John se sent comme attiré par ce lieu, ce même endroit lui faisant revivre, par l’intermédiaire de cauchemars, un événement traumatisant vécu dans sa jeunesse. Plus qu’une enquête, c’est une introspection que Reed va devoir mener pour lever le voile opaque couvrant ce mystère. Critique : Le mythe de l’ossuaire, voici le nom du nouveau cauchemar créé par Jeff Lemire et Andrea Sorrentino. Série d’anthologie horrifique se basant plus sur notre appréhension du réel et de nos peurs de l’inconnu, les écrits et dessins de nos deux compères sont bien plus que de l’ouvrage de qualité, se sont de réels chefs- d'œuvre. Puisant dans la littérature, le cinéma mais aussi le jeux-vidéo, le premier volume de cette nouvelle anthologie est un gigantesque melting-pot d’inspirations passant de The Lighthouse de Robert Eggers, par L’étrange maison haute dans la brume de Lovecraft à Silent Hill du studio Konami. Et avec Le passage c’est bel et bien cette dernière influence qui saute aux yeux du lecteur, et plus particulièrement Silent Hill 2. Le thème principal, ou les thèmes, de cette histoire sont le deuil et la part de responsabilité d’une personne lors d’un événement traumatique. Jusqu'où notre psychologie, ressenti et culpabilité peut aller lorsqu’un drame nous touche, et jusqu’où allons nous pour refouler un passé traumatique. C’est ce que symbolise le puits, un purgatoire sans fond où un avatar de notre culpabilité va nous pousser pour faire face à notre réalité et vérité. En fin de compte, l’esprit des protagonistes est un ossuaire métaphorique où se trouve un amas d’ossements symbolisant l'amoncellement de nos fractures, de nos peurs enfouies et de nos combats dissimulés. En moins de 150 pages, Jeff Lemire et Andrea Sorrentino confondent les genres et nous offrent une traversée chaotique et effrayante au plus profond de la psychée humaine, là où se terrent les monstres les plus effrayants : les nôtres. Conclusion : Chef d'œuvre absolu, Le passage marque d’une pierre le paysage de la bande dessinée horrifique avec un ouvrage qui marque durablement et qui profite également d’une superbe édition que nous devons à la maison Urban Comics. Le récit d’horreur a trouvé de nouveaux maîtres à ranger précieusement après lecture entre Clive Barker, H.P Lovecraft et autre Dan Simmons. Quentin Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). Pour bénéficier de Bubble Infinity offert pendant un mois, entrez le code INDEESLESBULLES lors de votre commande (valable une fois par personne même si vous avez déjà Infinity).

  • [Le Mythe de l'Ossuaire] Des Milliers de Plumes Noires

    Résumé : L’écriture et l'imaginaire ont un pouvoir. Patricia, jeune écrivaine de fantasy et d’horreur, ne l’a que trop bien compris lors de ses jeunes années. Enfant placée suite à sa naissance, notre jeune héroïne fait la rencontre de Jackie, une petite fille fan de littérature de l’imaginaire et de création. Ensemble, elles se décident à créer un jeu de rôle dans lequel elles seront maîtresses de leur destinée. Les année passent, et les motivations et envies des consoeurs s’opposent peu à peu : l’une libre et fougueuse souhaite profiter de sa vie d’adolescente, alors que Patricia ne veut que la compagnie de son amie pour continuer de s’engouffrer dans le monde fantaisiste qu’elles ont conçu. Mais un drame survient. Alors que Jackie participe à une soirée où gens plus âgés et alcool se mélangent, elle disparaît. Pour pallier à cette disparition traumatisante, Patricia quitte sa ville d’enfance pour poursuivre une carrière d’écrivaine. Devenue adulte, Patricia répond à un appel venu de sa jeunesse, une voix semblant l’attirer dans la même ville qu’elle a quitté des années auparavant. Une présence la notifiant d’une fin proche, d’une chute accompagnée d’une amas de plumes noires. Suivant cette voix, Patricia tentera de percer le mystère derrière la disparition de son amie mais également celui entourant l’identité du funeste protagoniste ayant envie sa psychée. Critique : Jeff Lemire et Andrea Sorrentino reviennent une nouvelle fois pour nous offrir un chef d'œuvre horrifique aux inspirations nombreuses, à l’ambiance maîtrisée et au fil narratif d’une incroyable justesse et conduit d’une main de maître. Comme dans Le passage les influences sont nombreuses et nous, lecteurs, nous amusons à les déceler avec le cinéma de John Carpenter, Ari Laster et Robert Eggers, les ouvrages de Lovecraft et Stephen King et encore une fois le jeu-vidéo avec Control et Alan Wake du studio Remedy. Ici le prisme qui exploité est celui de l’écriture, de l'imaginaire et de l’invention. A quel point une création de notre esprit peut s’incarner dans notre monde, de notre point du vue ? A la manière du protagoniste de Alan Wake (un jeu formidable que chacun se doit de faire) qui écrit sa propre histoire et voit cette création de papier se matérialiser sous ses yeux pour échapper à une présence malfaisante, Patricia écrit pour se libérer d’un quotidien triste et morose dans lequel elle se sent enfermé précipitant peu à peu sa chute. Aux frontières de ce monde, Patricia a créé un avatar, celui de sa solitude et de sa peine, une chimère indomptable et accusatrice cachant les réels desseins et envie de notre protagoniste. La frontière, les limites et le pouvoir de l’imaginaire ont ici une place centrale. Les manifestations de Corvus sont-elles réelles ? Ne sont-elles qu’un prétexte à la folie de Patricia ? Qui est réellement responsable de la disparition de Jackie ? Toutes ces suggestions proposées permettent aux lecteurs de se faire sa propre interprétation de ce qui est et de ce qui n’est pas (rappelant même le twist du très bon Haute tension d’Alexandre Aja si nous poussons l'interprétation jusqu’à cette limite). Conclusion : Avec chacun à leur pedigree des monuments de la bande dessinée américaine (Lemire avec Sweet Tooth, Descender, Black Hammer et Sorrentino avec l’immense Batman Impostor, Primordial ou encore Gideon Falls), les deux artistes nous proposent un descente aux enfers sans concessions mais magnifique de maîtrise et d’inspiration. Ces Mythes de l’ossuaire sont une proposition sincère et franche d’un univers horrifique sans limite, sauf peut-être celle de notre imagination. Quentin. Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). Pour bénéficier de Bubble Infinity offert pendant un mois, entrez le code INDEESLESBULLES lors de votre commande (valable une fois par personne même si vous avez déjà Infinity).

  • Série : Reckless (MÀJ : Descente aux enfers)

    Dans ce post, découvrez l'ensemble des tomes de la saga Reckless de Ed Brubaker et Sean Phillips. 1. Reckless / 2. Reckless : L'envoyé du diable / 3. Reckless : Tuer les monstres / 4. Reckless : Ce fantôme en toi / 5. Reckless : Descente aux enfers 1. Reckless Résumé : Ethan Reckless est un ancien étudiant radical. Son job? Régler les problèmes. Toutes sortes de problèmes, quels qu'ils soient... à condition d'y mettre le prix.Les activités d'Ethan Reckless lui ont fait rouler sa bosse, comme on dit. Et il ne craint pas grand-chose... Si ce n'est que son passé le rattrape. Et cela semble bien être le cas... Critique : Oh joie, un nouveau Brubaker / phillips est disponible en librairie !!! Le nouveau titre du duo (j’oserais presque dire légendaire) est arrivé et il se nomme Recless (Téméraire en français) ce qui annonce un peu la couleur puisque Ethan Reckless peut largement être qualifié de la sorte. En gros, quand on a un gros souci qui mérite de se régler avec une bonne soupe de phalanges alors on fait appel à lui. Le prix à payer est significatif mais il met du cœur à l’ouvrage. Un jour, une ancienne conquête datant du temps où il était infiltré dans un groupe radical refait surface pour faire appel à ses services mais rien ne va se passer comme prévu puisqu’il va plonger tête baissée sans vraiment se rendre compte de ce qui se passe autour de lui. Comme très souvent les personnages de Brubaker sont très cabossés et Ethan ne fait pas exception puisqu’il a été gravement blessé lors de sa dernière couverture pour le FBI, ce qui lui a effacé une partie de la mémoire. Comme toujours on s’attache rapidement au personnage qui en a bavé et qui s’apprête à en baver encore plus sous nos yeux et une forme de compassion s’installe. Les habitués des récits de Brubaker ne trouveront pas de révolution dans ce récit puisque tous les codes habituels sont en place mais, après tout, une révolution est-elle nécessaire quand c'est aussi précis ? Comme à chaque nouveau récit de l'auteur, tout est chirurgical, il nous emmène où il veut et même si on s’attend à un bon gros twist à la fin, il est assez difficile de découvrir le pot aux roses avant que Brubaker ne l’ait décidé. On est en terrain connu mais finalement on s’en moque puisque c’est génial ! Et si vous aimez le personnage, vous pourrez vous réjouir car l’auteur a deux autres récits avec lui, c’est du moins ce qu’il explique dans sa Postface. Au dessin, pas de surprise, l’indéboulonnable Sean Phillips est de la partie avec tout le talent qu’on lui connaît. Conclusion : Avec Rekless, le duo de créateurs continuent de nous régaler. La recette reste la même que d’habitude mais au fond on s’en moque, c’est toujours aussi génial à lire ! Thomas Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). Pour bénéficier de Bubble Infinity offert pendant un mois, entrez le code INDEESLESBULLES lors de votre commande (valable une fois par personne même si vous avez déjà Infinity). 2. Reckless : L'envoyé du diable Résumé : Ethan Reckless est de retour. On est en 1985 et tout va bien pour lui... Jusqu'à ce qu'une femme disparue dérange l'équilibre de sa vie. Il sera amené à traîner dans les bas fonds d'Hollywod pour s'en sortir ! Critique : Le duo magique Brubaker / Phillips est de retour avec une nouvelle mini série Reckless (chaque tome VF représente une mini série au format US) basée sur les enquêtes d’Ethan Reckless un ancien agent du FBI devenu privé. Ici notre héros rencontre une jeune femme d’origine vietnamienne au cours d’une de ses enquêtes et après quelques séances de flirt il décide de l’aider à retrouver sa soeur disparue depuis quelques années, une enquête qui va l’emmener dans les recoins les plus sombres d’Hollywood. C’est la seconde fois que Ed Brubaker et Sean Phillips nous emmènent découvrirs les sombres aspects d’Hollywood puisqu’ils l’avaient déjà fait dans le somptueux “Fondu au noir”. Là ils reviennent avec un récit se déroulant dans les années 80 pour nous proposer une nouvelle masterclass comme ils en ont le secret. L’auteur maîtrise tellement son art que tout semble d’une fluidité folle, chaque élément est à la meilleure place possible, chaque évènement se passe au moment le plus opportun pour que le récit fonctionne à la virgule près. En lisant Reckless les pages s’enchaînent à haute vitesse aidées par l’articulation du récit qui fait que tout s’enchaîne sans être coupé par un cliffhanger, du coup la lecture se fait d’une traite avec en prime la satisfaction d’avoir lu quelque chose de qualitatif, de pointu. Du Brubaker quoi. J’ai une nouvelle fois beaucoup apprécié la postface nous expliquant de quelques aspects de sa vie il s’est servi pour créer sa nouvelle histoire. Tout amateur de polar qui se respecte doit lire Brubaker tant ses œuvres sont des modèles de maîtrise. Sean Phillips, la seconde moitiée du binôme fait lui aussi preuve d’une belle maîtrise de son art avec des planches de toute beauté. L’accent n’est jamais mis sur le spectaculaire, mais chaque scène d'action est parfaitement retranscrite. Conclusion : Brubaker et Phillips nous régalent une fois de plus avec ce nouveau tome de Reckless qui continue d’explorer l’aspect sombre d’Hollywood. Un régal ! Thomas. 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Mais ce qui débute comme une plongée dans la vie d'un inconnu va bientôt prendre une tournure mortelle, et Ethan risque bien d'y perdre tout ce qui compte encore pour lui… Critique : La série de tomes indépendants est de retour pour conter des aventures d’Ethan et si les deux précédents tomes ne le montraient déjà pas dans les meilleures situations possibles, ici notre héros se trouve complètement chamboulé non seulement par une affaire compliquée où la politique fait sa loi mais aussi par sa vie personnelle et surtout amicale qui prend un tournant inattendu. Inutile de vous préciser que j’ai aimé ce nouveau récit proposé par le duo magique Brubaker / Phillips, vous en avez maintenant l’habitude mais ce nouveau titre tient probablement une place un peu à part puisque j’y ai trouvé plus de sentiments, d'émotion qu’à l’accoutumée. Ethan accepte une affaire assez délicate mêlant politique et vengeance, un cocktail qui va forcément lui péter à la figure. Ses talents d’enquêteur ne se sont pourtant pas volatilisés du jour au lendemain, non le problème c’est plutôt son client qui brûle de faire goûter de sa vengeance à sa cible. Malgré sa volonté de ne montrer aucune faille, l’accumulation d’une affaire difficile avec un chamboulement majeure dans sa vie perso crée des fissures dans la carapace d’Ethan ce qui le rend encore plus touchant et attachant et c’est probablement le premier personnage créé par Brubaker à être aussi “fragiles”. Les autres montrent leurs failles dans le sens où il leur arrive de faire des erreurs et de regretter certaines choses mais de mémoire, jamais un personnage principal ne s’est montré aussi déstabilisé devant des événements. Pour ce qui est du reste, pas de révolution, tout est là où il faut et quand il faut. Sean Phillips nous régale toujours autant avec de superbes planches , là encore rien de nouveau. C’est la conclusion qui vient surtout surprendre son monde avec la promesse d’un prochain tome surprenant et allant encore plus loin dans l’exploration des souvenir douloureux d’Ethan, j’ai hâte ! Conclusion : Ce troisième volet de la série Reckless est une fois de plus de haut niveau mais apporte un petit plus d’émotions et d’attachement au personnage. La post face de l’auteur annonce d’ailleurs des choses très intéressantes pour le prochain opus, vivement ! Thomas. Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). Pour bénéficier de Bubble Infinity offert pendant un mois, entrez le code INDEESLESBULLES lors de votre commande (valable une fois par personne même si vous avez déjà Infinity). 4. Reckless : Ce fantôme en toi Résumé : Hiver 1989. Ethan est absent, si bien qu'Anna est seule pour prendre ce job. Lorsqu'une reine du cinéma lui demande de prouver que le manoir qu'elle est en train de rénover n'est pas hanté, Anna tombe sur un mystère vieux de plusieurs décennies qui implique l'une des scènes de crime les plus terrifiantes d'Hollywood... Un endroit qui renferme de nombreux secrets indicibles, dont certains pourraient s'avérer mortels… Critique : Ce nouveau tome de la série Reckless apporte un peu de changement car pour une fois Ethan n’est pas le protagoniste principal puisque absent de 90% du récit. Non cette fois c’est une aventure d’Anna qui l’assiste généralement et s’occupe du cinéma quand il s’absente pour une enquête. Ne vous attendez pas pour autant à un changement radical d’approche car seule le personnage chargé de l’enquête change, ce qui est dommage mais assez compréhensible. Déjà Anna est le bras droit d’Ethan depuis un moment et du coup il est fort logique que sa façon d’enquêter soit très proche et puis surtout ils ont tous deux un caractère assez proche, ce qui explique leur bonne entente (mais aussi leurs clashs) mais aussi qu’ils agissent de façon équivalente. Certes j’aurais préféré un changement d’approche fort mais comme je viens de vous le dire à l’instant, le contraire se comprend assez aisément. D’un autre côté je suis bien content qu’Anna prenne un peu plus d’envergure dans la série. Du coup, qu’en est-il de ce récit qui diffère un peu mais pas trop ? Et bien sans grande surprise je l’ai trouvé très bien avec son intrigue tournant autour d’une maison datant de l’âge d’or d’hollywood possiblement hantée croisée avec des événements de la vie d’Anna qui lui donnent plus d’épaisseur. Pour le coup la conclusion du titre est assez prévisible (du moins la situation, pas le coupable) mais comme souvent avec Ed Brubaker, ce n'est pas forcément la destination qui importe mais le chemin. L’ambiance est pesante de par son thème qui en fait du coup une bonne lecture d’automne et c’est vraiment plaisant. En plus de ça Anna fait en parallèle une petite enquête sur un aspect de sa vie qui nous donne pas mal d'éléments sur son passé, la vie qu’elle mène mais aussi son caractère bien trempé et cela lui donne un côté plus attachant qui lui faisait défaut jusqu’ici. Je ne dirais pas que ce tome est meilleur ou moins bien que les précédent, en fait il est dans la parfaite lignée des autres, simplement avec un autre protagoniste, ce qui fait de cette série probablement une des plus régulières en terme de qualité que j’ai pu lire. Conclusion : Nouveau tome, nouveau protagoniste principal, même série et même qualité que d’habitude, Ed Brubaker et Sean Phillips nous régalent une fois de plus avec cette série qui devrait malheureusement bientôt arriver à sa fin. Je n’ai pas hâte, mais heureusement d’autres choses arrivent ! Thomas. Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). Pour bénéficier de Bubble Infinity offert pendant un mois, entrez le code INDEESLESBULLES lors de votre commande (valable une fois par personne même si vous avez déjà Infinity). 5. Reckless : Descente aux enfers Résumé : À la suite du tremblement de terre survenu en 1989, Ethan se rend à San Francisco afin de rechercher une femme disparue. Mais il est bientôt pris dans les méandres d'une sombre affaire, bien différente de tout ce à quoi il a été confronté auparavant. Critique : Nous voilà déjà arrivés au cinquième tome de Reckless, Ed Brubaker et Sean Phillips ont pris un sacré rythme et ce sans altérer la qualité de la série, bien au contraire ! Dans le tome précédent nous suivions Anna travaillant sur sa propre affaire en l’absence d’Ethan et ce tome-ci nous montre sur quoi travaillait Ethan pendant ce temps. J’ai particulièrement aimé les tomes précédents mais je pense que celui-ci a ma préférence de par la nature de l’affaire impliquant une jeune femme ayant survécu au tremblement de terre de San Francisco de 89 et ayant disparue dans la foulée. Il se retrouve donc à partir à la poursuite d’une jeune femme faisant tout pour ne pas être retrouvée et possiblement engagée dans une vendetta personnelle. Cette affaire peut sembler classique pour Ethan mais elle va totalement le retourner, briser sa carapace et le mener à franchir certaines lignes. Ce que j’aime dans Reckless c’est le fait de découvrir un peu plus Ethan et tout ce qui l'entoure à chaque tome. Même si, de prime abord, il paraît extrêmement froid et sans grande qualité, ses aventures font peu à peu apparaître certains éléments montrant que ce n’est en fait qu’une grosse couche de protection qu’il s’est fabriqué. Étant donné son passé et ses activités, ça se comprend. Le fait est que cette protection se fissure de temps à autre et laisse entrevoir une profondeur très intéressante. Je me suis attaché à lui, à Anna (même si on ne la voit pas beaucoup) et même au cinéma en lui-même qui devient presque un personnage à part entière, au point qu’à la venue de certaines révélations dans le dernier chapitre je me suis trouvé assez peiné. De toutes les séries indées de Brubaker, Reckless est sûrement celle où je me suis le plus attaché à ses personnages. La série est toujours aussi qualitative que ce soit du côté du scénario ou de la partie graphique, sûrement à ce jour leur meilleur travail ! Malheureusement, leur rythme était tel qu’ils ont ressenti le besoin de travailler sur autre chose pendant quelques temps (ça se comprend), il faudra donc attendre un peu pour retrouver cette superbe série. J’ai déjà hâte ! Conclusion : Reckless : Descente aux enfer vient en complément de “Ce fantôme en toi” et montre à quoi était occupé Ethan pendant qu’Anna traitait sa propre affaire. L’affaire ayant poussé Ethan à s’absenter est selon moi la plus intéressante de la série puisqu’elle pousse Ethan dans ses retranchements et le rend plus attachant. Ce tome est le meilleur de la série et même si il faudra attendre un peu, j’ai hâte de découvrir la suite ! Thomas Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). 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  • Les brèves Power Rangers Unlimited (MÀJ Tome 4)

    En 2017, Glénat fait le pari de publier les comics Mighty Morphin Power Rangers dans un beau format cartonné vraiment pas cher (9.99€) par rapport aux prix que l'on pouvait déjà trouver chez la concurrence. Mais voilà la série n’a pas su trouver son public et après 5 albums sortis dont un spin off sur la ranger rose, Glénat annonce son arrêt par manque de rentabilité. C’est en 2020 que l’éditeur Vestron annonce la reprise des droits pour publier la licence dans nos contrées et se retrouve vite confronté à un dilemme (qui fait beaucoup penser à celui qu’à pu connaître Hi Comics au début de la publication des Tortues Ninja) qui est le suivant : Continuer là où Glénat s’est arrêté, republier ce qui a déjà récemment été publié (moins de 4 ans) ou trouver un nouveau point d’entrée pour les lecteurs… C’est vers ce dernier choix que se tournera l’éditeur, aidé et motivé par l’arrivée de la nouvelle ère “Unlimited Power” qui sera publiée sous le label “Power Rangers Unlimited”. Afin que les lecteurs ne soient pas perdus ils ont commencé par publier Mighty Morphin Power Rangers tome 0 qui est en réalité le dernier tome du run précédent (initié par Glénat 3 années plus tôt) mais qui sert de préambule à l’ère “Power Rangers Unlimited”. Après ce tome, nous suivons parallèlement 2 séries : “Mighty Morphin” se déroulant sur Terre et se concentrant sur les Power Rangers et “Power Rangers” qui se déroule dans l’espace suivant les aventures des Omega Rangers. MIGHTY MORPHIN POWER RANGERS Tome 0 MIGHTY MORPHIN Tome 1 - Tome 2 - Tome 3 - Tome 4 - Tome 5 - Tome 6 POWER RANGERS Tome 1 - Tome 2 - Tome 3 - Tome 4 - Tome 5 - Tome 6 RÉCITS COMPLETS Ranger Slayer : Drakkon New Dawn - Edge of Darkness MIGHTY MORPHIN POWER RANGERS TOME 0 Dans ce tome d’introduction nous découvrons que l’équipe des Power Rangers a bien évolué ! Tommy le Ranger Vert est devenu le Ranger Blanc, et les Rangers Jason (Rouge), Trini (Jaune) et Zack (Noir) sont devenus les Omega Rangers et ont été respectivements remplacés par Rocky, Aisha et Adam. Après le constat des changements qui ont été opérés, le tome met en place les éléments qui seront importants pour le fil rouge du run à venir. Drakkon (que nous venions à peine de voir arriver dans le 4ème tome paru chez Glénat) fait son retour sur Terre, Billy (le Ranger Bleu) travaille désormais avec la scientifique Grace Sterling à la création d’un nouveau Ranger Vert dans le dos de Zordon, Le Seigneur Zedd se sert du Cristal du chaos pour attaquer Angel Grove et les Omega Rangers font la rencontre d’un Empyreal et découvrent malgré eux ses capacités. Bref un beau programme pour ce qui est simplement censé être un tome d’introduction et franchement on a pas le temps de s’ennuyer ! Le tout est vraiment agréable à lire mais je dois bien avouer qu’il y est fait beaucoup de références aux événements qui se sont déroulés précédemment. En effet le premier run a été riche en event avec Shattered Grid, Beyond the Grid et Necessary Evil et même si Vestron nous fait un petit résumé en début d’album la frustration de ne pas avoir pu accéder à tout cela se fait vachement ressentir, d’autant plus que cette période éditoriale semble avoir eu de lourdes conséquences sur la situation actuelle. Du coup on se retrouve avec un tome qui est essentiel pour le futur mais qui pèche par l'absence de contexte scénaristique ce qui fait que ce n’est selon moi pas le meilleur tome de la série (si on commence par là). Heureusement nous pourrons découvrir ce qui s’est passé durant cette période grâce à la republication prochaine de "Mighty Morphin Power Rangers" en intégrales aux éditions Vestron. Côté graphismes c’est assez varié, le tout reste assez bon sans être exceptionnel : Les planches sont dynamiques, la mise en page est créative, le découpage efficace, mais les couleurs sont beaucoup trop saturées et les arrières plans sont parfois un peu vide. MIGHTY MORPHIN TOME 1 Dans ce premier tome de la série “Mighty Morphin”, Ryan Parrott amorce une histoire sur deux époques : La première se situe dans le passé de Zordon, il y a plus de dix mille ans et la seconde dans le présent fait directement suite aux événements du tome 0. Dans le passé nous découvrons le quotidien de Zordon en tant que Gardiens d’Eltar (sa planète natale), menant des batailles accompagné de deux frères d’armes Zartus et Zophram (Gardien Suprême). Dans le présent, toute l’équipe et Zordon se questionnent sur l’identité du nouveau Ranger Vert ainsi que sur ses intentions sans imaginer que Billy a pu contribuer à sa création. Pendant ce temps, Zedd en profite pour lancer une attaque sur Angel Grove à l’aide de Super Patrouilleurs et risque de réellement mettre en difficulté les Power Rangers. Je dois bien avouer que les révélations sont très efficaces et que la narration est franchement fluide, rendant la lecture plutôt rapide ! On ne va pas se mentir, c’est aussi dû au fait que chaque album ne fasse que 4 issues. Concernant la partie graphique le bilan est plutôt positif : Le trait est moderne, les postures et les actions des rangers sont vraiment dynamiques, les couleurs sont très vives. En revanche, je dirais que la mise en page et le découpage me paraissent quant à eux relativement classiques. De plus, l'arrière-plan des cases est parfois vraiment vide, se limitant à des aplats de couleurs. POWER RANGERS TOME 1 Ce premier tome de “Power Rangers” nous emmène dans une histoire bien différente de celle qui se déroule sur Terre ! Suite au génocide dont ils ont été témoins dans le tome précédent, les Omega Rangers se retrouvent acculés car la seule solution pour vaincre les Empyreals pourrait bien être Drakkon, mais Zordon ne semble pas être de cet avis… Convaincus qu’il en sait plus que ce qu’il ne veut bien le prétendre, les Omega Rangers vont décider de kidnapper Drakkon. Dans leur recherche des Empyreals, Jason, Zack, Trini et leurs compagnons XI et Yale seront confrontés à une autre terrifiante menace : les Horrids, de véritables vampires de l’espace, qui essaieront de dévorer toute forme de vie à bord du vaisseau… Les enjeux de cette série sont très différents de la première. Les Empyreals semblent déterminés à exterminer tous les mondes qui passent sous leurs mains et ils nous ont déjà prouvé qu’ils pouvaient le faire sans sourciller. Les Rangers ont alors le poids de l’univers sur leurs épaules et ont pour devoir de stopper leur progression. Ensuite les dessins me plaisent encore plus que ceux de "Mighty Morphin" (que j’aimais déjà beaucoup). La mise en page est relativement similaire mais le trait me semble plus saillant, les couleurs légèrement plus foncées et surtout, on a le droit à des environnements détaillés en arrière-plan ! En conclusion je dirais que ce véritable Space Opera démarre sur les chapeaux de roues et que la suite promet d’être des plus épiques. MIGHTY MORPHIN TOME 2 Matthew Cook est le nouveau Ranger Vert ! Suite à la révélation publique de son identité, nous avons le droit à un chapitre entier de flashback sur son point de vue des événements survenus dans les 2 tomes précédents. De retour dans le présent nous retrouvons les Power Rangers qui cherchent par tous les moyens de briser le bouclier mis en place par le Seigneur Zedd au milieu d’Angel Grove. En pénétrant dans ce bouclier ils découvrent que Grace et Matthew collaborent avec le Seigneur Zedd dans le but de protéger les habitants d’Angel Grove. Dans le passé, Zordon et ses frères d’armes font une découverte étincelante dans le Palais Bandora, une découverte si puissante, qu’elle pourrait être déterminante pour l’avenir de l’univers. Cette découverte s’avèrera être en fait le mythique cristal Zeo et les Gardiens auront la lourde tâche d’empêcher quiconque de s’en approcher. Le petit point de vue du Ranger Vert en début de tome était vraiment agréable tant j’ai été surpris par la révélation de son identité. La conclusion de ce tome, quant à elle, a un petit goût de victoire amère et on se doute que cela va constituer l’un des éléments de la fameuse Eltarian War à venir. Le dessin est toujours très efficace, se concentrant plus sur l’action et le dynamisme des planches que sur les détails et les environnements mais ça a au moins le mérite d’offrir des planches très lisibles. “Mighty Morphin” est un comics très complet, arrivant a parfaitement concilier l’action et le développement de personnages. Il va sans dire que je conseille à toutes les personnes qui ont connu la série TV plus jeune de lire cette série, car c’est elle qui sera la plus proche du concept classique des Power Rangers version TV. POWER RANGERS TOME 2 Afin de réparer leur vaisseau qui a été impacté par les créatures constituées d’énergie de la transmutation, les Omega Rangers atterrissent sur une planète aux airs de Far West. L’équipe va être confrontée à Ecliptor et Astronema ainsi qu’aux membres du S.P.D ayant répondus à l’appel de Zordon les impliquant tous dans une bataille qui se terminera de manière imprévue. Pouvant enfin se remettre à la recherche des Empyreals, les Rangers vont réussir à estimer leur prochaine cible qui n’est autre que la planète Hartunia, dont les habitants sont connus pour l'oppression, le meurtre et la colonisation de peuples sous-développés. La première moitié du tome était plutôt moyenne, nous offrant des scènes d'action relativement dynamiques mais pas pour autant spectaculaires, qui auront tout de même l’intérêt d’avoir quelques conséquences morales pour nos rangers. C’est sur sa seconde moitié que ce tome 2 devient très intéressant parce qu’il pose des questions morales : Les Rangers doivent-ils violer la culture et les croyances d’un peuple pour le protéger de l'extinction ou non ? Quand bien même est-ce que ce peuple mérite d’être sauvé quand cette dite culture repose sur la colonisation, le meurtre et l’appropriation de multiples autres peuples ? Ce tome marque un tournant dans ce run puisqu’il fait le lien avec la série “Mighty Morphin” et le twist final dévoile clairement les premiers éléments qui vont nous mener à l’event Eltarian War. Tout cela est magnifiquement mis en forme par Francesco Mortarino qui est sans conteste mon dessinateur préféré de l’ère Unlimited Power. Son style est vraiment dans l’air du temps, faisant un peu penser à du Dan Mora, les postures des personnages, le découpage et la mise en page donnent un tout vraiment très dynamique tout en ne négligeant pas les détails ainsi que les décors. MIGHTY MORPHIN TOME 3 Véritable transition vers l’event à venir, ce troisième tome est extrêmement lourd en révélations. Toujours diviséE entre deux époques, l’histoire nous dévoile dans le passé l’origine story de l’un des plus grands antagonistes de l’univers Power Rangers, celle-ci pourrait bien être liée à la découverte du Zeo Cristal et avoir un lien avec le twist dévoilé en cliffhanger du précédent tome de “Power Rangers”. En parlant de cette révélation, dans le présent, Zordon et le reste des Power Rangers prennent connaissance grâce à Candice (Aka Zelya d’Eltar) des véritables intentions de Zartus et de ses sentinelles Tetra Force, préparant l’arrivée des Empyreals. Zordon devra mettre de côté ses convictions et essaiera de chercher de l’aide auprès de personnes qu'il avait fini par se mettre à dos. En parallèle, les Rangers développent un petit sentiment de rivalité avec Matthew, surtout depuis ce qu’il a fait au cours du dernier tome. Bref j’ai essayé de rester vague concernant les événements car les révélations jouent un énorme rôle dans l'appréciation de ce tome (même si la plupart étaient attendues), qui, vous l’aurez compris, est riche en événements car c’est vraiment un carrefour entre les conséquences des tomes précédents, la préparation du futur event, toute l’histoire du passé à dérouler et son raccordement aux événements du présent. Le tout donne un tome bien compact, étonnamment vraiment fluide à la lecture, qui se lit très très vite et qui nous donne toujours envie de voir la suite. En tout cas c’est sans aucun doute le meilleur tome (jusque-là) du run. Ryan Parrott connaît son sujet sur le bout des doigts, il n’y a pas de doute, maintenant qu’il a presque fini de mettre tous ses pions en place il va pouvoir nous offrir du grand spectacle. Côté graphismes, on est vraiment sur la même lignée que sur les tomes précédents à un détail près, le chapitre 10, illustré par un Dan Mora en grande forme, qui nous livre de magnifiques planches. POWER RANGERS TOME 3 Suite à la dernière rencontre avec les Empyreals qui s’est soldée par une défaite, les Omega Rangers sont plus que jamais déterminés à les détruire. Mais dans l’immédiat il faut protéger le peu d’Hartuniens qui ont été sauvés, ce qui n’est pas facile, même sur Safehaven étant donné le passif du peuple. Nous avons ensuite le droit à tout un chapitre se concentrant sur l’histoire de Yale, contée par un étrange narrateur, qui le conduira à devenir l’Omega Ranger Bleu. De son côté, Drakkon aide les Rangers à retrouver l’émissaire Jaune mais les raisons qui le pousse à cela ne sont peut-être pas les plus nobles et pourraient avoir des conséquences dramatiques. Ils vont être amenés à croiser une nouvelle fois le chemin des Empyreals ce qui les mettra plus que jamais en difficulté. Ce troisième tome apporte les quelques derniers éléments qu’il manquait pour l'arrivée de l’Eltarian War. En parallèle, il met fin à des intrigues qui durent depuis le premier tome. Pour être très honnête je trouve encore une fois que la première moitiée du comics un peu en dessous du reste, cependant, elle est très importante pour le développement des personnages, qui sont d’ailleurs assez justement développés selon moi, donc on ne peut pas dire que c’est mauvais, c’est juste que c’est le calme avant la tempête. En effet, les chapitres qui suivent sont vraiment excellents, l’action est entraînante, les combats sont impactants, les enjeux sont colossaux et les twists sont efficaces. Encore une fois j’ai préféré rester vague sur cette partie dans le résumé pour ne surtout pas vous gâcher l’expérience. C’est encore une fois un grand oui pour cette série qui ne cesse de pousser les curseurs plus loin à chaque tome, ce qui n’annonce que du bon pour ce qui suit. MIGHTY MORPHIN TOME 4 ( ELTARIAN WAR PARTIE 1 ) En tuant Zordon, Zartus a déclaré la guerre aux Power Rangers, il a prouvé qu’il était déterminé à poursuivre son objectif de conquête de la Terre par la force. Mais nos héros n’ont pas dit leurs derniers mots, et pour sauver l’univers ils ne seront pas seuls à faire face au Gardien Suprême, ils pourront compter sur l’aide de Zelya, des Omega Rangers, de Grace et Promethea, des sbires de Zedd, de l’émissaire bleu auxquels s'ajoute un Zordon en meilleure forme que jamais et prêt à combattre en première ligne grâce à Billy et Alpha 5. Le grand rassemblement de toutes les intrigues amorcées dans les 7 tomes précédents est enfin arrivé ! Cette Eltarian War est un vrai feu d’artifice de scènes d’action spectaculaires et de retournements de situation qui n'hésitent pas à bousculer les status quo. Loin de n’être qu’un agrégat de scènes d’action décérébrées, le récit fait une pause en milieu de tome pour explorer la psyché de Zordon . Graphiquement c’est toujours très bon, voir même excellent comme depuis le début du run de Ryan Parrott par ailleurs. POWER RANGERS TOME 4 ( ELTARIAN WAR PARTIE 2 ) Sur terre la bataille fait rage, la coalition fait tout ce qu’elle peut pour protéger la ville, dans les airs, les Rangers, à bord de leurs zords affrontent les Empyreals, sur la lune les anciens frères d’armes Zordon, Zartus et Zophram s’affrontent dans un combat à mort. La suite et fin de cette Eltarian War est véritablement excellente, elle nous offre tout ce que nous pouvions espérer et nous prouve encore une fois que cet univers n’a rien à envier à ceux de Marvel ou DC tant il peut s’avérer impactant en action, en émotion, en enjeux. Je trouve juste un peu dommage de revenir à un status quo à la fin parce qu’il y avait des éléments que je trouvais vraiment intéressants, en particulier le fait que Zordon soit intégré dans une armure, lui donnant la possibilité de retourner au rang de leader d’équipe qui est en première ligne. Mais cela n’enlève rien au plaisir ressenti lors de la lecture. Bien entendu il reste 2 tomes de chaque série pour continuer de faire évoluer les choses et clôturer le run mais j’avoue que cette fin d’event sonne un peu comme la fin du passage de Ryan Parrot sur les Rangers et avec du recul je peux vous dire qu’il aura produit un excellent run sur les Power Rangers apportant notamment beaucoup d’éléments concernant le passé et à la caractérisation des Eltariens. Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). Pour bénéficier de Bubble Infinity offert pendant un mois, entrez le code INDEESLESBULLES lors de votre commande (valable une fois par personne même si vous avez déjà Infinity).

  • Gideon Falls - Tome 1 (Intégrale)

    Résumé : Norton est un jeune homme perdu. Psychotique, paranoïaque et schizophrène, il est obsédé par les ordures et les détritus. Chaque poubelle qu’il croise finit irrémédiablement fouillée. Mais que cherche Norton ? Des clous et des fragments qui pourront l’aider à faire la lumière sur des visions qui l’assaillent depuis ses 9 ans. Celle d’une grange noire, immense, inquiétante et semblant l’appeler à lui. Toutes ses peurs, il les partage avec sa psychiatre, le docteur Xu. Au même moment, le père Wilford est envoyé au village de Gideon Falls pour prendre la suite du père Tom, mort prématurément. La nuit de son arrivée il sera le témoin d’un meurtre sordide commis par ce qui semble être le père Tom étrangement revenu d’entre les morts. Mais alors qu’il poursuit l’ombre de son prédécesseur, il se retrouve face à une grange noire à l’allure terrifiante. Cela ne fait aucun doute, Norton ne ment pas. La grange existe, et cela fait déjà plusieurs années qu’elle obsède certains des habitants de Gideon Falls. Critique : Il n’y a pas à dire, Jeff Lemire qui s’associe à Andrea Sorrentino, ça fait toujours des étincelles. Après un début explosif, passionnant, addictif et tout en nuance pour leurs Mythes de l’ossuaire” (qui en ce moment se voit complété aux Etats-Unis avec l’excellent Tenement), un run sur Green Arrow (période New 52) audacieux mais aussi un récit de science-fiction virtuose avec Primordial, le duo conjugue avec maestria horreur, thriller et question dimensionnelle avec Gideon Falls. Empruntant ses influences à différentes sphères de la culture moderne tel que le cinéma (ceux de David Lynch et John Carpenter), la littérature (Stephen King, Clive Barker) et le jeu-vidéo (Outlast 2, Alan Wake), le récit de Jeff Lemire possède une science du retournement de situation, du cliffhanger et de l’angoisse assez folle. Chaque page est un indice, chaque phrase est une piste, chaque péripétie est un nouveau soulèvement provoqué à notre cœur de lecteur. Et quand vous pensez avoir découvert les mystères entourant nos protagonistes, Lemire se permet une nouvelle pirouette pour nous conduire dans un nouvel embranchement psychédélique et torturé. Côté graphique, Andrea Sorrentino nous propose encore une fois son trait reconnaissable entre cent mais absolument bluffant. Une émulation du réel avec des visages très expressifs et des décors transpirant la vie. Chaque détails est souligné pour nous prouver que oui cet univers existe, il est tangible, certes dans les pages du comics, mais en tant que lecteur et observateur nous croyons à ce qui nous est montré. Rares sont les artistes qui possèdent un tel trait et une telle sensibilité. Et autre point avec lequel Sorrentino se démarque de ses collègues illustrateurs, c’est sa propension à nous exposer des visions absolument terrifiantes où l’esprit et sa perception est son terrain de jeu. Que ce soit au niveau du découpage des planches ou de ce qui peut y être représenté, le travail graphique ne vous laissera pas indifférent. Conclusion : Avec Gideon Falls, Jeff Lemire et Andrea Sorrentino signent un chef-d'œuvre. Pas seulement dans le domaine de l’horreur et du thriller psychologique, mais aussi dans le monde du comic-book moderne. Le travail des deux compères témoigne d’un véritable amour pour la littérature et le cinéma de genre, mais aussi de la bulle et de la case. Un travail bluffant qui mérite toute votre attention si ce n’est pas déjà fait ! Quentin. Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). Pour bénéficier de Bubble Infinity offert pendant un mois, entrez le code INDEESLESBULLES lors de votre commande (valable une fois par personne même si vous avez déjà Infinity).

  • Superman : For All Seasons

    Résumé : Jeune diplômé, Clark Kent quitte sa famille pour s’installer en ville et poursuivre une carrière de reporter au Daily Planet aux côtés de la charmante Lois Lane et du dynamique Jimmy Olsen. Laissant derrière lui ceux qui sont aujourd’hui ses véritables parents, et son amour de jeunesse Lana Lang, Clark décide de revêtir le costume tissé par sa mère pour virevolter entre les toits de Metropolis et protéger la veuve et l’orphelin, la ville et ce qu’elle représente. Critique : Jeph Loeb et Tim Sale ont accompli un travail admirable sur ce run de Superman. Nous présentant Kal-El comme un homme avant de nous le montrer comme un dieu parmi l’humanité ce qui n’est pas sans rappeler le travail de Zack Snyder sur son incroyable trilogie (Man of steel, Batman V Superman et Justice League). Clark est un homme bon voulant le bien de son prochain, se posant des questions et ne souhaitant pas décevoir ses proches. Son père le guide dans son chemin vers le symbole que représente la cape, sa mère dans son chemin vers sa vie d’adulte, Lois vers la puissance et l’amour se trouvant derrière le S symbole des El, Lana vers l’acceptation d’aller de l’avant et Luthor le prépare aux menaces auxquelles il devra faire face. Rythmé en saison, le récit s’offre un narrateur différent à chaque chapitre : Jonathan Kent, Lois Lane, Alexander Luthor et Lana Lang. Ce choix n’est pas anodin, les différents protagonistes du fil de sa vie étant ceux qui ont le plus compté dans la vie de Kal (si on excepte le plus grand amour de sa vie, sa mère Martha), ceux qui lui ont le plus appris, ceux qui lui ont laissé le choix de devenir l’enfant de deux mondes sans le juger (connaissant sa double identité ou non, allié comme ennemi). Chaque saison est mise en rapport avec un narrateur : Jonathan au printemps symbolisant la renaissance et de ce fait la naissance du Superman au travers des yeux de son père. L’été sous l'œil de Lois Lane qui cette fois représente l'excitation de la nouveauté et de voir un homme volant porter secours à tous. L’automne avec Alexander Luthor représentant la chute et le désespoir, tout comme les feuilles quittant les arbres, l’espoir va peu à peu quitter l’homme d’acier. Et enfin l’hiver où Lana Lang, amour de jeunesse de Clark, clôt le cycle de Kal-El, parle d’un renouveau mais aussi de solidarité et des étapes à venir. Un découpage fort intéressant, juste et intelligent qui nous montre Clark sous plusieurs facettes mais avant tout comme un homme providentiel, capable de grandes choses et représentant l’espoir, la force, le courage et l’amour. Conclusion : Superman est un homme d’une grande bonté, une légende de la bande dessinée et un symbole. Et comme a pu le demander Hans Zimmer avec son morceau What are you going to do when you’re not saving the world ? (Que feras-tu quand tu ne sauvera pas le monde ? extrait de la BO de Man of Steel), la réponse est simple : Superman veille, aime et nous protège. Quentin. Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). Pour bénéficier de Bubble Infinity offert pendant un mois, entrez le code INDEESLESBULLES lors de votre commande (valable une fois par personne même si vous avez déjà Infinity).

  • Little Monsters - Tome 1

    Résumé : Près de 300 ans dans le futur, l’humanité s’est presque entièrement éteinte. Les rares rescapés ayant échappé au courroux d’une épidémie mortelle se cachent et vivent en petite communauté éparpillée en marge des grandes villes. C’est dans une de ces villes que notre récit prend forme aux côtés de 8 enfants aux motivations et passé flou. Ne sortant que la nuit, ils s’amusent, se défient et errent en attendant le lever du soleil. Cela fait bien des années qu’ils attendent que quelqu’un revienne les chercher, mais en attendant ils pensent être en sécurité. Encore et toujours dans l’expectative, l’un d’entre eux fait la rencontre d’un homme, d’un adulte perdu à la recherche de provisions. Attiré par l’odeur et un désir enfoui, notre jeune protagoniste s’attaque à l’homme et le mord jusqu’à ressentir un émoi profond et jusque là inconnu : le pouvoir et la délivrance. Nous découvrons alors que nos jeunes protagonistes sont en réalité des vampires, chacun converti pour échapper à la solitude, à la faim et à la fatalité d’une vie pleine de désespoir et de tristesse. Enivré par cette nouvelle découverte, quelques-uns des enfants vont se mettre en quête de plus de sang, tandis que d’autres tenteront de protéger la fille humaine de la première d’une longue liste de victimes. Critique : Jeff Lemire et Dustin Nguyen sont de retour en pleine forme avec une nouvelle série sombre, dure et pleine de mystère avec ce Little Monsters. Ayant déjà collaboré sur Robin & Batman et les séries Ascender et Descender les deux hommes poursuivent leur réflexion et illustration de leur thème phare : la jeunesse et l’innocence perdue. Dans Batman comme dans leur space-opéra, les deux artistes mettent en avant une jeunesse dérobée avec un Robin forcé de devenir un justicier masqué aussi fourbe, violent et calculateur que son mentor et avec Tim-21 traqué malgré lui par le gouvernement. Les deux anciens protagonistes que sont Richard et Tim-21 ont vu leur enfance et leur innocence leur être arrachée, forcés de devenir des adultes par la force des choses. Dans Little Monsters, Jeff Lemire prend le contrepied de ce postulat en représentant des enfants resté enfermés dans leur cocon bien trop longtemps, l’environnement et une force supérieure les empêche de devenir des adultes. Et c’est ce frein qui les poussera à chercher qui ils sont pour ainsi grandir et évoluer. Mais sans cadre et sans repère, les enfants grandissent certes, mais de la plus brutale des manières. L’innocence et son sentiment de sécurité s'effacent peu à peu pour laisser place à un monstre, le reflet d’un homme âpre et violent construit par une société à l’agonie. Graphiquement, Dustin Nguyen souligne cette perte d’espoir et de repères moraux avec un trait appuyé et sévère magnifié par un noir et blanc somptueux teinté de rouge. Cette dernière couleur toujours présente lorsque l’un des enfants faiblit et voit peu à peu sa pureté ingénue balayé. Conclusion : Lemire et Nguyen frappent encore très fort avec un récit post-apocalyptique somptueux où l’enfance est une malédiction portée à bras le corps par un groupe de petits vampires prêts à tout pour grandir et avancer et laissant sur leur chemin une traînée de sang salvatrice pour les uns et dévastatrice pour les autres. Quentin. Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). Pour bénéficier de Bubble Infinity offert pendant un mois, entrez le code INDEESLESBULLES lors de votre commande (valable une fois par personne même si vous avez déjà Infinity).

  • Série : Batman - One Bad Day

    Le Sphinx / Mr Freeze Résumé : Tout commence avec un meurtre. Edward Nygma, alias le Spinx, a pour habitude de prévoir méthodiquement ses méfaits en laissant une flopée d'énigmes et de puzzles à l'attention de la police et du Chevalier Noir. Mais cette fois c'est différent. Cette fois, Nygma abat froidement un homme en pleine rue et se rend immédiatement. Appelé par le GCPD (Gotham City Police Department), le Batman n'arrive pas à saisir la tournure des événements. Pourquoi celui qui se fait appeler Le Sphinx a brusquement décidé d’agir comme un criminel lambda ? Et qu’est ce que l’homme chauve-souris a à voir avec cette nouvelle énigme ? Et si les réponses à ces questions se trouvaient dans le passé d’Edward ? Et si il avait suffit d’une journée au futur plus grand cerveau criminel de Gotham City pour basculer ? Critique : Batman - One Bad Day : Le Sphinx marque le début d’une nouvelle série se concentrant sur les super-vilains de l’univers du Batman. Et avec ce premier volume signé Tom King et Mitch Gerads, l’anthologie One Bad Day démarre sur les chapeaux de roues ! Scénariste des plus prolifiques ayant signé d’excellents runs pour DC Comics tel que Mister Miracle, Superman : Up in the Sky mais aussi le chef d’œuvre Supergirl : Woman of Tomorrow, Tom King nous plonge dans la psyché d’Edward Nygma avec brio. Vous apprendrez comment ce jeune homme de Gotham à développer ses obsessions pour les énigmes, le crime et les jeux morbides. À quel point une mauvaise journée peut toucher les gens, les rendre fragiles, dangereux et imprévisibles. Mais là où réside le génie de King c’est la manière avec laquelle il a su construire un polar urbain prenant le contre-pied de ce que l’on peut retrouver d’ordinaire dans les enquêtes du Batman. S’inspirant de l’ambiance froide et poisseuse de Se7en de David Fincher mais aussi du magnifique The Batman de Matt Reeves, One Bad Day : Le SPhinx se démarque également grâce à sa sublime composition graphique. Mitch Gerads, déjà à l'œuvre sur Mister Miracle et Strange Adventures, livre un dessin tout en dureté avec un trait sombre et désespéré. Beaucoup de violence et d’inquiétude transpire par les pores de la page ce qui, combiné à l’écrit de King, nous donne un thriller psychologique de grande qualité qui annonce un début de série des plus prometteur. Conclusion : Avec One Bad Day : Le Sphinx, le Batman retourne à ses premiers amours : l'enquête. Après tout, n'est -il pas le plus grand détective du monde ? Mais cette enquête que nous propose King et Gerads n'est pas comme les autres. Elle vous marquera, vous intriguera et vous mettra face à une question : et vous que feriez vous si passiez une mauvaise journée ? En quoi vous transformerez vous ? En protecteur ou en vilain ? Quelles limites seriez vous prêt à franchir ? Enfilez cape et armure et venez le découvrir par vous même ! Quentin. Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). Pour bénéficier de Bubble Infinity offert pendant un mois, entrez le code INDEESLESBULLES lors de votre commande (valable une fois par personne même si vous avez déjà Infinity). Mr Freeze Résumé : C’est Noël, et à Gotham City pas de repos pour les capes. Après avoir appréhendé un tueur en série, le Batman accompagné du garçon prodigieux Robin se mettent à la recherche du docteur Victor Fries, plus communément appelé Mister Freeze. Après avoir obtenu un tuyau sur son prochain méfait, Bruce Wayne et Richard Grayson, pensant que Victor est l’un de leurs seuls ennemis pouvant connaître la rédemption, décide de lui offrir tout le matériel adapté pour lui laisser une chance de sauver sa bien aimée : Nora. Mais la vérité qui se cache derrière le cœur de glace de Victor pourrait être bien plus sombre que ce à quoi le chevalier noir et son acolyte pouvaient s’attendre. Critique : Après un épisode One Bad Day sur Oswald Cobblepot/Le Pingouin en demi-teinte, Gerry Duggan et Matteo Scalera nous offrent un des tout meilleurs titres de la série (peut être même le meilleur avec celui sur le Riddler). Tout d’abord, Victor Fries est un des antagonistes les plus passionnants et ambivalents du protecteur de Gotham. Ses actes ne sont en rien motivés par une soif de destruction et de violence, ce qui motive le professeur c’est l’amour. L’amour inconditionnel qu’il porte à sa femme Nora, cette dernière étant atteinte d’une maladie rare et incurable, Victor décida de plonger sa femme dans un état cryogénique le temps de découvrir un remède. Le fruit de ses braquages et autres méfaits n’ont pour but que de financer ses recherches dans l’espoir de sauver son épouse. C’est pour cette raison que le Batman ne souhaite et ne cherche pas l’affrontement avec le golem de glace. Mais dans One Bad Day, Duggan nous donne une autre interprétation de cette relation. Victor est ici quelqu’un de possessif et dangereux. A la fin de sa vie, Nora se sentait comme la propriété de son mari et ne voyait en lui que l’ombre de l’homme qu’elle avait aimé. Batman et Robin ne s’en rendront compte que trop tard lorsqu’ils tenteront de le raisonner au sein de son antre horrifique. Un parallèle pourrait être fait entre Victor et Bruce : Victor tente par tous les moyens de garder Nora sous son emprise, pensant la protéger ; il en est de même avec Bruce et Richard, Wayne formant ce dernier à devenir Robin et exerçant sur lui une emprise de père mais aussi de mentor guidé par la justice, la violence et la vengeance. Graphiquement, Matteo Scalera (déjà à l’oeuvre sur le sublime White Knight : Harley Quinn et le jouissif King of Spies) livre encore une fois un travail parfait avec des planches qui prennent le temps d’iconiser chaque éléments et personnages du récit (l’arrivée de la Batmobile, la sortie de Mister Freeze de l’ombre…). Les scènes d’action sont lisibles et les détails donnés aux protagonistes sortent quelques peu des carcans super-héroïques actuels pour notre plus grand plaisir (Bruce Wayne est une montagne de puissance, rappelant Ben Affleck dans son rôle de Batman dans Batman V Superman, Robin un tout petit garçon faisant ressortir l’emprise protectrice que Batman a sur lui…). Conclusion : Une fois de plus, DC et Urban nous proposent une plongée magistrale dans la psyché d’un des plus grands ennemis du détective ailé. La mauvaise journée, donnant le titre à la série, est ici tragique et dramatique, emplie du sentiment humain le plus puissant et motivant : l’amour. Mais à quel prix ? Quentin. Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). Pour bénéficier de Bubble Infinity offert pendant un mois, entrez le code INDEESLESBULLES lors de votre commande (valable une fois par personne même si vous avez déjà Infinity).

  • Série : Friday

    Tome 1 / Tome 2 Résumé : Quand Friday Fitzhugh revient à Kings Hill pour les vacances de Noël, la neige tombe à gros flocons… Elle qui a passé son enfance dans cette petite ville à élucider des mystères en tout genre aux côtés de son meilleur ami, Lancelot Jones, pensait bien avoir tourné la page en entrant à l’université. Mais il lui suffit de revoir Lancelot pour se laisser embarquer dans une nouvelle aventure ! Petit prodige local mal-aimé de tous, ce garçon a toujours su résoudre les affaires les plus occultes de la région avec la bienveillance du shérif local. Pour autant leurs retrouvailles n’ont rien d’idyllique et malgré le lien fort qui les unit, les non-dits subsistent… Ils ne sont plus des enfants désormais. Pour l’heure ce qui inquiète Friday c’est cette étrange apparition dans les bois environnants ! Critique : Friday est un récit étonnant à plus d’un titre. Le premier, et pas des moindres, est de le voir arriver chez Glénat. Chez Glénat ! Un récit écrit par Ed Brubaker chez Glénat alors que tous ses travaux en indé sont en exclusivité chez Delcourt !!! Déjà, ce point, je n’aurais jamais osé l’imaginer. Le second est une fois encore en rapport avec Glénat. Pourquoi ? Et bien parce que l'éditeur a tout bonnement laissé tomber son label comics pour publier extrêmement ponctuellement une ou deux bd américaine camouflées dans son vaste catalogue. Le troisième et dernier (mais pas des moindres) est de voir Ed Brubaker collaborer avec un autre artiste que Sean Phillips, ce qui est extrêmement rare. Sauf erreur de ma part, en indé pure, la seule fois où ça a été le cas, c'était sur Velvet avec Steve Epting. Ici il collabore avec Marcos Martin. Maintenant que j'ai fait le point sur les trois points qui m’ont le plus dérouté, qu’en est-il de la qualité du récit ? Et bien je dirais que la qualité est au rendez-vous même si j'ai mis un peu de temps à me plonger dans le récit. Il faut dire qu’on est loin du registre habituel de l’auteur qui a plutôt l’habitude de naviguer dans les eaux troubles du polar noir. Ici on sent tout de suite plus l'aspect surnaturel et young adulte. J’ai eu du mal à m’attacher aux personnages (faut dire aussi qu’en trois chapitres c’est difficile) qui ont la particularité de ne montrer que peu d'émotions. En fait, c'est surtout leur relation qui m’a le plus touché. Ils ont été extrêmement proches avant d’être éloignés pendant un certain temps et à leurs retrouvailles c’est comme si la magie avait disparue, comme si un filtre s’était dissipé et que l’amitié passée ne pouvait plus être. Il est cependant possible que seules les personnes ayant connu des situations similaires puissent être vraiment touchées par cet aspect du récit. À voir selon les autres retours. J’ai donc eu un peu de mal à m’accrocher au récit et me suis trouvé un peu frustré puisque c'est en arrivant à la fin du troisième chapitre que j'ai commencé à vraiment accrocher. Bien qu’il semble que Glénat se soit calqué sur la publication US, je pense que proposer le récit en intégrale directement aurait probablement été plus intéressant quitte à attendre plus pour l’avoir. Car même si le second tome devrait arriver dans l’année, le troisième et dernier devrait arriver bien plus tard (il faudra probablement attendre un an). Il me tarde cependant d'avoir le second tome en main. Pour le reste on a affaire à un récit de Brubaker qui maîtrise son sujet puisqu’il s'agit d’un récit qu’il a imaginé il y a de nombreuses années et qui a mûri en attendant la bonne occasion. Côté dessin, Marcos Martin a fait un superbe travail. Malheureusement je trouve que la colorisation vient un peu gâcher le rendu. Je l’aurais très largement préférée en noir et blanc, comme les croquis présentés en fin de tome. Conclusion: La faible pagination du tome ne m’a pas permis de profiter pleinement du récit, néanmoins ce titre est digne des autres productions de Brubaker dans le sens où tout est bien là où il faut quand il faut. c’est chirurgical. Par contre, il est clair qu’il me faudra une relecture complète des trois tomes pour me faire un avis définitif sur la série. Thomas. Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). Pour bénéficier de Bubble Infinity offert pendant un mois, entrez le code INDEESLESBULLES lors de votre commande (valable une fois par personne même si vous avez déjà Infinity). Tome 2 Résumé Lancelot est mort. Lui qui était le meilleur ami de Friday, avec qui elle résolvait les affaires les plus étranges. Désormais, elle est rongée par le chagrin mais pourtant, elle va devoir comprendre ce qu'il s'est passé et résoudre ce qu'elle pense être un meurtre, sans l'aide de la police, incompétente. Critique J’écris cette critique en ayant lu de manière consécutive les tomes 1 et 2 de cette trilogie, et je dois admettre ne pas encore avoir statué sur l’avis que je souhaite vous en donner. Il faut dire que je ne suis pas une amatrice inconditionnelle du travail de Ed Brubaker. Si j’ai apprécié Kill or Be Killed, je reproche souvent à ses œuvres un rythme irrégulier qui me fait vite décrocher. Mais Friday sortant des sentiers habituels du scénariste, j’ai voulu tout de même tenter l’aventure. Je suis assez d’accord avec l’avis que Thomas a dressé du premier tome. Les personnages en tant que tel, très peu travaillés, ne sont pas forcément des plus attachants. Mais la plongée dans les émotions de Friday est si juste, que l’on se laisse finalement porter par l’histoire. A la fin du premier tome, nous la laissions en proie au désespoir le plus profond, face à une situation un peu tombée de nul part et même si ce premier opus m’a laissé quelque peu dubitative, j’ai eu envie de poursuivre cette lecture. J’ai trouvé ce deuxième tome beaucoup plus intéressant. Le travail fait sur les émotions de Friday y est conséquent, et d’une justesse chirurgicale. L’héroïne y est également mieux mise en avant, moins passive, ce qui est appréciable. Nous la suivons donc marcher sur les traces de Lance, se confronter à son modèle, et lutter de toutes ses forces face à l’adversité qui se dresse sur sa route. Et cette partie là, je l’ai appréciée. Elle fera peut-être même l’objet d’un “Dans la bulle du psy” prochainement. Maintenant il y a l’histoire en elle-même. Et là je dois dire que je reste un peu plus sur ma faim. Sans trop en dévoiler, si la première partie de ce deuxième tome me paraît cohérente, quoiqu'avec quelques facilités scénaristiques, dans la deuxième moitié le récit me fait penser à un attelage dont les chevaux se seraient complètement emballés. L’enchaînement et les événements en eux-mêmes me paraissent un poil trop capillotractés, les incohérences nombreuses. Et j’avoue, cela m’a sortie du récit. Conclusion Vous l’aurez compris je ne ressort pas de ces lectures transcendées. Pour autant, je dois avouer avoir passé un bon moment en compagnie de Friday à observer ses émotions et sa remontée. Ce deuxième tome laissant encore beaucoup de questions en suspens, je pense que je lirais le dernier opus. Peut-être me permettra t’il de vous donner une vision globale de cette œuvre plus juste. A bientôt Maéva. Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). 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  • Les brèves de la haute république

    Mis à jour le 31/08/2023 Titres chroniqués : 1 - La lumière des Jedi (Pocket) 2 - Une épreuve de courage (Bibliothèque verte / Hachette) 3 - En pleines ténèbres (Pocket) 4 - Star Wars : La haute république Tome 1 (Panini Comics) 5 - Star Wars : La haute république aventures tome 1 (Panini Comics) 6 - Le monstre du pic du temple (Panini Comics) (publication à venir) 7. Un équilibre fragile Tome 1 (NobiNobi) 8 - L'orage gronde (Pocket) 9 - Star Wars : La haute république Tome 2 : Le coeur des Drengir (Panini Comics) 10 - La tour des trompe la mort (Bibliothèque verte / Hachette) 11 - Star wars : La haute république aventures Tome 2 : Mission bilbousa (Panini Comics) 12 - Un équilibre fragile Tome 2 (NobiNobi) 13 - Hors de l'ombre (Pocket) 14 - Maître tempête (Lizzie) 15. Mission catastrophe (Bibliothèque verte / Hachette) 16. La piste des ombres (Panini Comics) 17. Horizon funèbre (Pocket) 18. Star wars : La haute république aventures Tome 3 (Panini Comics) 19. La chute de l'étoile (Pocket) 20. La haute république Tome 3 (Panini Comics) Une fois n'est pas coutume, cette rubrique traitera non seulement des comics dédiés à la haute république mais aussi des autres formats traitants de cette période (Romans, Bibliothèques vertes, comics jeunesse, manga...). La raison ? Elle est simple, j'ai voulu me lancer dans l'aventure et j'ai vite découvert les premières oeuvres disponibles. Or, pour tout bien comprendre des tenants et aboutissants, il vaut mieux tout lire et dans un ordre assez précis. J'ai également envie de changer un peu des chroniques habituelles en proposant d'autres choses de manières ponctuelles, voici donc une rubrique dans laquelle vous retrouverez tout ce qui touche à la Haute république. Ordre de Lecture : 1 : LA LUMIÈRE DES JEDI : BIEN AVANT LE PREMIER ORDRE AVANT L'EMPIRE AVANT LA GUERRE DES CLONES... LA LUMIÈRE DES JEDI OUVRE LA VOIE D'UNE NOUVELLE ÈRE POUR LA GALAXIE : LA HAUTE RÉPUBLIQUE ! C'est un âge d'or pour la galaxie. Les intrépides prospecteurs hyperspatiaux étendent les frontières de la République jusqu'aux étoiles les plus lointaines, les mondes s'épanouissent sous la direction bienveillante du Sénat et la paix règne, préservée par la sagesse et la puissance d'un ordre de Chevaliers connus sous le nom de Jedi. Toutefois, même l'éclat le plus lumineux peut projeter une ombre. Lorsqu'un événement catastrophique a pour effet de disloquer un vaisseau au cœur de l'hyperespace, la pluie de débris qui en résulte met en péril un système stellaire tout entier. Les Jedi se rendent immédiatement sur place, mais l'envergure de la catastrophe pousse les valeureux Chevaliers à leurs limites. Alors même que s'engage une lutte titanesque pour sauver des millions de vie, une menace grandit dans les ténèbres, capable d'instiller la peur jusque dans le cœur des Jedi. Avec 1 ou 2 romans lus par an (les années où j’en lis…) on ne peut pas dire que je sois un grand consommateur de romans, ma came c’est plutôt la bulle. Par contre j’ai vraiment plongé dans les comics Star Wars et quand j’ai vu ce projet de Haute république divisée entre plusieurs éditeurs (romans adultes, romans jeunesse, comics et même de manga), je n’y ai pas été insensible. Je comptais me prendre le premier tome (au format 100%) de la Haute république mais comme tout est connecté j’ai tenté le livre sans dessins. Ce roman est écrit par Charles Soule, un auteur régulier des comics Star Wars que j’apprécie particulièrement, ce qui m'a grandement aidé à franchir le pas. Dès les premières pages j’ai été séduit par le rythme du récit qui commence via un compte à rebours menant à la dislocation d’un vaisseau en plein hyper espace créant une multitude de débris extrêmement dangereux qui apparaissent au hasard dans la galaxie mettant en danger un système stellaire entier. Forcément les Jedi les plus proches sont arrivés à la rescousse mais ce ne sont pas des dieux, ils ne peuvent donc pas faire de miracles lorsque la situation est désespérée. Les premiers chapitres sont très courts, ce qui donne une sensation d’urgence captivante. L’idée de développer des événements se déroulant plusieurs siècles avant la prélogie est très maline puisque de cette manière, le suspense est intact jusqu’à la dernière ligne. En effet, à part un ou deux personnages seulement cités, tous les autres sont totalement nouveaux. Tous sont développés avec le même souci du détail mais certains mourront au cours de leur chapitre quand d’autres verront leur fin arriver bien plus tard. Il est donc impossible de savoir ce qui va leur arriver et pour le coup les pertes sont nombreuses ! La pression est donc constante et c’est probablement ce que j’ai préféré dans ce récit. Les chapitres consacrés aux Nihils sont probablement ceux qui m’ont le moins intéressés, du moins jusqu’à un certain point qui a tout fait basculer. Si pendant longtemps on les voit comme de simples pirates, il s’avèrent en fait particulièrement dangereux lorsqu’ils sont bien menés. Pour moi c’est un vrai coup de cœur et si vous aimez l’action, l’aventure et la politique de Star wars, il y a de grandes chances que vous soyez embarqués vous aussi. Rendez-vous pour le prochain tome de la chronologie qui sera "Une épreuve de courage" (une Bibliothèque verte). 2. UNE ÉPREUVE DE COURAGE Pour sa première mission en tant que Chevalier Jedi, Vernestra s’attendait à autre chose que du baby-sitting à bord du luxueux Steady Wing. Mais quand la paisible croisière diplomatique tourne à la catastrophe après une série d’explosions, la Jedi sait ce qu’il lui reste à faire. Habitée par la Force, elle doit protéger la fille de la Sénatrice Starros et les autres survivants, quel qu’en soit le prix. Même si je commence à avoir l’habitude des lectures jeunesse en comics, c’est la première fois que je lis une bibliothèque verte. Je craignais que le récit soit trop simpliste dans le ton employé mais finalement, ça n’a pas été le cas. L’auteure nous propose ici un récit sur les survivants de l’explosion du Steady Wing qui doivent d’abord survivre ensemble dans un petit vaisseau d’entretien avant de découvrir une planète particulièrement inhospitalière qui leur réserve de nombreuses surprises. Les personnages sont extrêmement différents et cela crée pas mal de tension ce qui constitue l'intérêt principal du récit qui selon moi a manqué un peu d’enjeux. On passe d’une situation à l’autre assez rapidement et toutes les problématiques semblent se résoudre assez facilement. Ce problème doit probablement venir du fait que le récit original ait perdu environ 200 pages lors de son passage en VF. Les coupes réalisées ont peut-être été un peu trop franches et je serais curieux de voir si tout semble aussi facile en lisant la VO, mais pour être honnête, je n’aurais pas le courage de lire un roman en anglais. En fait ce qui m’a le plus intéressé c’est l’évolution psychologique du jeune Padawan qui est totalement perturbé par la disparition de son maître Jedi. Plus l’histoire avance et plus il se pose de questions sur la force et ce qu’il faut en faire. D’ailleurs si je ne devais retenir qu’une chose de ce récit c’est l’évolution de ce personnage. J’espère le croiser plus tard pour voir son évolution. 3. En pleines ténèbres Tous ceux qui entendent l'appel de l'aventure n'ont pas forcément envie d'y répondre... Le Padawan Reath Silas rêve de devenir un grand érudit et préfère lire les aventures des autres plutôt que d'en vivre lui-même. Cependant, son maître, la très respectée Jora Malli, a d'autres projets : elle a accepté une affectation sur le Flambeau Stellaire, le tout nouvel avant-poste de la République, situé aux frontières de l'espace connu. En tant que Padawan, Reath se doit de quitter Coruscant pour l'y rejoindre, que cela lui plaise ou non. Mais suite à un dysfonctionnement de l'hyperespace, le transport qui devait le conduire à son nouveau foyer se retrouve bloqué au milieu de nulle part avec, pour seul refuge, une étrange station spatiale abandonnée. Les secrets qu'elle recèle vont non seulement obliger Reath à affronter son destin, mais pourraient également plonger la galaxie entière dans les ténèbres. Je ne saurais pas vous dire si j’ai préféré ce roman à “Lumière Jedi” mais une chose est sûre, j'ai pris beaucoup de plaisir à le lire. Ici nous faisons la rencontre de Reath, un jeune Padawan plus adepte des bibliothèques de Coruscant que d’aventure, pourtant il doit accompagner son maître Jedi sur le Flambeau stellaire, chose qu’il a bien du mal à accepter. Son maître déjà parti, il doit le rejoindre en empruntant un vieux vaisseau, celui prévu à l’origine ayant eu un souci. Il doit faire le voyage en compagnie de trois Jedi expérimentés et fera la connaissance de l’équipage haut en couleur du Vaisseau (oui c’est le nom du vaisseau). Impactés par la catastrophe liée à l’hyper espace, il se retrouvent au milieu de nulle part. Dès lors l’équipage va être soumis à rude épreuve entre des éruptions solaires, des “rescapés” de l’hyper espace peu farouches et d’étranges sensations sur la station abandonnée. Cette aventure à base de station millénaire et abandonnée est passionnante et pleine de suspense. Le rythme est assez fou même si de multiples flash back (assez courts, heureusement) viennent un peu tout casser sans être indispensables. J’en ai d’ailleurs sauté quelques-uns pour rester dans l’ambiance sans que ça ne gâche ma lecture et ma compréhension. D’ailleurs je trouve que cette lecture se prête plutôt bien à la période d’halloween avec son suspense fou et ses créatures flippantes. Les personnages sont tous très attachants et très intéressants, surtout un certain Geode que je trouve absolument génial et qui apporte une bonne dose d’humour à chacune de ses interventions. Dans ce récit l’évolution des personnage est assez folle, leur état d’esprit n’est plus du tout le même entre la première et la dernière ligne et tous promettent de grandes choses pour la suite de la Haute république. C’était ma première lecture d’un récit de Claudia Gray et j’ai adoré son style d’écriture. J’ai hâte de pouvoir découvrir les prochains récits ! 4. Star Wars: La haute république Tome 1 Des pionniers explorent les confins de l'espace connu, protégés par un Ordre Jedi à son apogée. Mais alors que se prépare l'inauguration du Flambeau Stellaire (la station spatiale servant de base aux chevaliers Jedi et de phare aux pionniers et aux explorateurs), une menace vient troubler le destin de l'apprentie Jedi Keeve Trennis. Terminer l'ultime épreuve qui fera d'elle une Jedi ou sauver des innocents d'un désastre imminent, tel est le dilemme cornélien auquel elle doit faire face. La nouvelle République de Star Wars m'offre une nouvelle expérience : retrouver en comics des personnages de courts précédemment dans des romans. Bien sûr il existe de nombreuses illustrations de différents personnages sur internet mais je ne les ai pratiquement pas regardées pour faire fonctionner mon imagination. C'est assez fou de les voir en dessin après coup dans de nouvelles aventures et de voir que finalement mon imagination a plutôt bien fonctionné puisque beaucoup de choses sont identiques ou très proches de ce que j’avais en tête. Mais sinon à part ça, qu'en est il de la qualité de ce premier comics de cette nouvelle ère Star Wars ? Et bien je dirais que ce premier tome est très bien. On retrouve des personnages ou des lieux issus des deux premiers romans / bibliothèque verte sortis et c'est très sympa de les retrouver ensemble. Le rythme est excellent puisque l'action ne s'arrête quasiment pas contrairement aux romans qui peuvent proposer des temps morts. Par contre les scènes d'action sont clairement au niveau de celles des romans. Nous sommes pris comme dans un rouleau compresseur qui ne veut pas s'arrêter. La sensation de grand danger et d'urgence que les personnages peuvent ressentir dans le récit est vraiment palpable. Beaucoup d'allusions aux Nihils sont faites mais ici le danger principal est tout autre, je ne vous en dirais pas plus pour ne pas spoiler les personnes qui n’auraient rien lu de cette période mais pour les autres, sachez que cette menace est la même que dans le roman “En pleines ténèbre” cité juste au dessus de cette brève. Je me suis régalé et les dessins de Ario Anindito y ont beaucoup contribué. Je ne connaissais pas cet artiste mais j’ai hâte de revoir son travail. 5. Star wars : La haute république aventures Tome 1 : Collision imminente La planète Trymant IV est menacée de destruction quand les débris du Legacy Run surgissent de l'hyperespace. Zeen et son meilleur ami Krix cherchent à se mettre en sécurité, tandis que Maître Yoda, Maître Baro et un groupe de Padawans foncent vers le danger dans l'espoir de sauver la planète. Voici une nouvelle série se déroulant à l'époque de la Haute République, lorsque les Jedi étaient au sommet de leur influence. Cependant, elle est à distinguer de celle de LA HAUTE RÉPUBLIQUE qui poursuit son chemin. Cet album nous montre les jeunes années d'un personnage plutôt célèbre dans l'univers Star Wars : Yoda ! La Haute République continue son chemin avec un autre titre jeunesse mais cette fois-ci côté comics mais là où les récits proposés au format bibliothèque verte proposent une certaine qualité, ici on a à faire à la série la plus faible de la période. Côté graphismes déjà, les planches de Harvey Tolibao sont correctes. Le trait est un peu grossier et parfois les visages ont un rendu un peu étrange. La colorisation un peu flashy elle, colle très bien au public visé. Côté scénario par contre n’attendez pas de révolution. Si le rythme est plutôt bon grâce à une bonne quantité d’action, les enjeux sont un peu faibles et n’auront probablement que peu d’impact sur les autres séries même si on y découvre quelques personnages récurrents. Nous faisons d’ailleurs la connaissance de deux jeunes se nommant Zeen et Krix qui vont avoir des trajectoires de vie bien différentes que nous retrouverons plus tard et j’espère que contrairement aux événements, eux auront un peu d’impact sur l’évolution de la Haute République. De façon générale la lecture est agréable mais pourra probablement être évitée par les lecteurs qui ne veulent pas suivre toutes les séries même si ils n’auront pas tous les tenants et aboutissants concernant les deux personnages cités précédemment. 6. Star wars : La haute république aventures HS : Le monstre du pic du temple Ty Yorrick était une Jedi, elle est devenue une chasseuse de monstres qui vend ses services au plus offrant. Courageuse mais superstitieuse, elle traverse la galaxie pour affronter les monstres les plus dangereux de l'univers. Sur Loreth, on la charge d'affronter le terrible Gretalax qui terrorise la population. Ty accepte mais elle a le sentiment que quelque chose ne va pas avec la Force... Nouvelles aventures se déroulant pendant l'âge d'or des Jedi, alors que la Haute République est florissante. Cela ne signifie pas que les menaces manquent ! Attention, il s'agit d'une série distincte des albums LA HAUTE RÉPUBLIQUE ! Avec ce récit je m'attendais à découvrir un peu de l’histoire de l’ancienne Padawan devenue chasseuse de monstres. Bon il est vrai que j’aurais due lire la quatrième de couverture pour me rendre compte que non , mais étant certain de prendre chaque tome de la Haute République j'ai perdu cetrte habitude. En fait, avec ce tome, on découvre en partie ce qui a provoqué le départ de la Jedi de l’ordre et surtout sa vie de chasseuse via un contrat qu’elle a accepté pour chasser le fameux monstre du pic du temple, une mission qui ne va connaitre que des imprévus. Je n’ai pas forcément trouvé ce que j’attendais de ce tome mais je ne peux pas vraiment lui en tenir rigueur. Malgré ça j’ai quand même passé un moment de lecture sympa grâce à l'action qui y est présente et aux personnages qui ne manquent pas d'intérêt. Par contre ne vous attendez pas à une connexion majeure avec le reste des récits HR, le point commun ici c’est TY et c’est tout. La partie graphique est de qualité mais pas transcendante mais largement suffisante étant donné sa classification en jeunesse. 7. Un équilibre fragile Après la Grande Catastrophe, la jeune Jedi Lily Tora-Asi a été missionnée pour aider les réfugiés à s’installer sur Banchii, un monde inhabité dans le système d’Inugg, loin à l’intérieur de la Bordure Extérieure. Banchii est le site du nouveau temple Jedi dirigé par Maître Arkoff, le mentor wookiee de Lily, qui envisage le temple comme un refuge pour les nouveaux habitants et une étape pour les voyageurs. Tandis qu’elle doit gérer les arrivées des nouveaux colons et élucider d’étranges mystères sur cet avant-poste éloigné, Lily est tourmentée par une question : en fait-elle assez pour maintenir la paix dans la galaxie ? Mais lorsqu’un nouveau danger menace la colonie, la jeune Jedi devra relever le plus grand défi qu’elle ait eu à affronter jusqu’alors… Le principe de Cross média fonctionne à la perfection ! Jusqu’à il y a peu je ne lisais que très peu de romans et je n’en ai jamais lu autant que depuis que j’ai commencé la saga. Je doute que cela fonctionne aussi bien avec les mangas, mais tout de même, je n’en lis jamais habituellement et pourtant la Haute République m’a poussé à le faire. La première chose à signaler concerne le sens de lecture qui se fait dans le sens que nous connaissons traditionnellement en Europe et non dans le sens de lecture habituel des mangas. Cela ne perturbera pas un lecteur de franco-belge, de comics ou de romans mais les fans de manga risquent de l’être un peu. Dans ce premier manga (sur deux, du moins pour l’instant) de la saga, nous suivons un groupe de Jedi et de padawans accompagnant de nouveaux colons (déplacés suite aux émergences) sur la planète Banchii qui, de prime abord, ne semble présenter aucune menace. À la vue des dialogues on sent tout de suite que le titre se destine aux enfants et pendant un temps j’ai bien cru que je m’ennuierais ferme mais heureusement quelque chose a commencé à se montrer menaçant dans la forêt… Je n’en dirais pas plus pour laisser un peu de suspense à celles et ceux qui souhaiteraient le lire. De façon globale je dirais que la lecture est agréable mais pas incroyable et en ce qui concerne les intrigues on est sur le même niveau. Clairement je pense que de tout ce qui a été publié au sein de la Haute république en France c’est probablement le moins indispensable tant les évènements ne se connectent pas (du moins dans ce premier tome) avec le reste des séries. Après si l’idée est d’initier votre enfant à la saga pour la partager avec lui c’est totalement faisable mais sinon vous l’oublierez assez vite à mon avis. 8. L'orage gronde En signe de célébration, la Chancelière organise la Foire de la République, véritable vitrine de tout ce que ce gouvernement peut offrir de mieux aux mondes qui rejoignent son giron. Stellan Gios, Bell Zettifar, Elzar Mann et de nombreux membres de l’Ordre Jedi participent à l'événement en tant qu'ambassadeurs de l’harmonie. Mais alors que la galaxie entière a le regard tourné vers la Foire, le chef des Nihil, Marchion Ro, compte bien en profiter pour porter un coup fatal à cette unité. Mû par un esprit vengeur, son ouragan s’apprête à déferler sur les festivités pour semer la peur et le chaos. Organiser une immense foire sensée mettre en valeur la République et attirer des milliers de touristes venus des quatre coins de la galaxie alors que plusieurs grandes menaces planent n’est à mon avis une très bonne idée mais c’est ce que la Chancelière a décidé de faire et en toute logique les choses vont largement déraper, très largement même. L’orage gronde est le troisième roman consacré à la Haute république et pour l’instant je dois bien avouer que j’ai aimé tout ce que j’ai lu. Partant très confiant, j’ai eu un peu peur pendant une bonne moitié de tome, le rythme étant assez faible. Entre les différentes descriptions des lieux, des festivités et des activité des différents personnages en attendant l’ouverture de l’événement, Je me suis un peu ennuyé mais heureusement les choses finissent par s’animer et à ce moment l’ambiance change radicalement. Les événements s’emballent littéralement avec de nombreuses batailles assez épiques. Dire que les Nihil attaquent la foire n’est pas un spoil, loin de là et le fait de voir la mise en place de l’attaque laisse tout de suite présager le pire surtout que jusque là les auteurs n’ont pas fait dans la dentelle en faisant disparaître une sacrée quantité de personnages. Honnêtement je n’ai pas été déçu par les événements se déroulant durant la seconde moitié du tome et surtout son incroyable fin qui m'a mit les frissons. Les conséquences seront complètement folles pour la suite de cette superbe saga. 9. Le coeur des Drengir Alors que la galaxie se prépare à célébrer la Foire de la République sur Valo, une bataille cruelle se déroule dans l’Espace sauvage et les Jedi du Flambeau stellaire doivent unir leurs forces avec le clan criminel des Hutts pour faire front commun contre la déferlante des Drengir. Si le premier tome de la collection comics proposait déjà son lot d’action, le second va encore plus loin et propose même plus d’intensité dans les événements puisqu’il commence par nous proposer de découvrir ce qui arrive à Sskeer, une belle entrée en matière plus qu'intéressante. Le reste du tome s’intéresse ensuite à une alliance fragile avec les Hutts (toute alliance avec les Hutt ne peut être que fragile…) dans le but d’aller combattre les Drengir et essayer d’en finir une bonne fois pour toute mais le combat s’annonce des plus difficiles. D’ailleurs ce combat a lieu en même temps que celui se déroulant à la foire de la République, et c’est à sa conclusion que le Marshal Kriss en apprend l'existence. Le chapitre 9 : l’ombre des Nihils semble débuter après un saut temporel dont on ne connaît pas trop la taille et peut être un peu perturbant de prime abord à cause des événements qui s’y déroulent mais heureusement les choses nous sont expliquées assez rapidement. Je n’en dirais pas trop pour garder la surprise mais on comprend que les Jedi tentent un gros coup de bluff contre les Nihils. Y parviendront-ils ? Ahah, surprise mais une chose est certaine ça ne sera pas une sinécure. J’ai cru un temps que les éléments de cette fin (très ouverte) de tome trouveraient leur suite dans le livre audio Maître tempête ou encore La chute de L’étoile mais il semble bien que non, ou alors j’ai loupé quelque chose. Mais tôt ou tard on saura ce qui se passe… J’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir ce tome qui hausse bien le niveau de la partie comics de la haute république. 10. La tour des trompe la mort Alors que la Foire de la République bat son plein, Ram, un Padawan passionné de mécanique, reçoit une alerte inquiétante : la tour de communication de Lonisa City a été sabotée par une attaque des Nihil, ces pirates qui menacent de renverser la République... Je n’aurais pas imaginé lire de Bibliothèque verte il y a quelques mois encore partant du principe que le contenu serait trop “léger” pour moi mais le système cross média de la Haute République m’aura au moins permis de franchir le pas. D’ailleurs je n’aurais pas imaginé qu’une de mes meilleures lectures de cette période serait une bibliothèque verte ! Ce récit se déroule en parallèle des événements de “L’orage gronde” qui voient la foire de la république être durement attaquée par les Nihils. Le jeune Padawan se nommant Ram qui se trouve être un expert en mécanique se rend compte que quelque chose cloche avec une tour de communication piratée par les pirates de l’espace mais lorsqu’il cherche à avertir les autorités en charge de la protection de la foire, les choses se compliquent et il ne parvient pas à transmettre l’alerte, du coup il n’a d’autre choix que d’essayer de résoudre le problème lui même. Ce récit est hyper dynamique et les événements s’enchaînent à toute vitesse, d’ailleurs la dernière fois que j’ai vu un tel rythme c’était dans “La lumière des Jedi” et c’est vraiment très agréable. Le niveau d’écriture est certes accessible aux enfants mais aussi largement suffisant pour maintenir l'intérêt d’un lecteur adulte. 11. Star wars : La haute république aventures Tome 2 : Mission bilbousa Petite pause pour les Padawans Farzala et Qort dans le combat contre les dangereux maraudeurs, connus aussi sous le nom de Nihil. Dans le cadre d'une mission secrète, ils rejoignent un chevalier Jedi vieillissant afin de négocier un traité de paix avec les Hutt. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Absolument tout ! Qui de censé peut bien se dire qu’une mission comprenant d’une façon ou d’une autre la présence des Hutt puisse se dérouler sans le moindre accroc ? À part quelqu’un n’ayant jamais vu ou lu la moindre œuvre Star Wars, je ne vois pas. Forcément quand un groupe de padawans se rend chez les Hutt pour mener une négociation dans le cadre du combat contre les Drengir, les choses ne se passent pas simplement, bien loin de là. Ce récit qui occupe environ la moitié du tome est agréable à lire et même si il est assez court il monte assez fortement le niveau de la série comics jeunesse. On y découvre des Jedi plus ou moins connus accompagnés de Geode, Affie Hollow et Leox Gyasi contraints de se débrouiller par leurs propres moyens en plein milieu d’une tentative de déstabilisation politique, pas une mince affaire donc. J’ai beaucoup aimé cette histoire pour scénario et scénariste d’une part mais surtout parce qu’on y retrouve Affie, Leox et surtout le génialissime Geode que j’aime particulièrement pour les scènes cocasse qu’il provoque et qui sont d’ailleurs très bien reprises dans ces pages. Retrouver ces personnages que j’ai aimé découvrir dans le roman “En pleines ténèbres” est une vrai plaisir et c’est là que se trouve tout l'intérêt du cross média selon moi. Graphiquement, cette première partie est parfois un peu inconstante, certaines cases sont sympathiques quand d’autres ne sont vraiment pas terribles. Après je ne suis pas super fan du style de Harvey Tolibao. Le reste du tome est constitué des plusieurs petites histoires (FCBD, Annual…) et globalement toutes sont sympas à découvrir même si forcément trop courte. J’ai tout de même une préférence pour les trois petites histoires “À l’abri”, “Dans le moindre recoin” et “Première mission” qui sont les seules que j’ai vraiment apprécié graphiquement. ⚠️⚠️ Ne pas lire avant le roman "La chute de l'étoile" ⚠️⚠️ 12. Un équilibre fragile Tome 2 Des siècles avant la saga des Skywalker, une nouvelle aventure commence... C’est l’ère de la Haute République. L’expansion à travers les étoiles bat son plein. Les fameux Jedi, gardiens de la paix, sont chargés de protéger la République et d’entretenir l’espoir de ceux qui explorent les sombres recoins de la galaxie. Le Padawan Keerin Fionn et la Jedi Lily Tora-Asi ont découvert que la récente attaque des Drengir sur Banchii n’était en fait pas un incident isolé, mais faisait partie d’une attaque coordonnée des Nihil. Tandis que Maître Arkoff est parti aider Maître Stellan Gios, Lily a pour mission de reconstruire la colonie et de redonner espoir à sa nouvelle communauté. Mais ses efforts sont mis à mal par une visiteuse inattendue et elle doit de nouveau protéger Banchii, Keerin et les novices de la menace nihil grandissante… Une menace plus proche qu’ils ne le pensent ! Le premier tome de cette série de manga ne m’avait pas déplu mais ne m’avait pas non plus paru être un indispensable de la Haute république car proposant trop peu de conséquences. Par conséquent, mes attentes n’étaient pas des plus élevées au moment de débuter ma lecture de ce second tome. Les événements présents dans ces pages démarrent juste avant le roman “la chute de l’étoile” et une partie se déroule en même temps, du coup je déconseille très fortement de le lire avant ce roman sous peine d’être très largement spoilé. En suivant l’ordre de lecture de la frise chronologique officielle et donc ma liste de tome en début d’article, ce Manga se trouve en 12ème position et spoile la fin du 19ème tome ! Cela met d’ailleurs en évidence le défaut majeur de ce tome : proposer une série d’événements de façon beaucoup trop accélérée. Un équilibre fragile est plus intéressant que son prédécesseur et a un peu plus d’incidence sur l'ensemble de la chronologie mais tout va trop vite, les combats sont réglés en deux pages et les dialogues extrêmement courts, c’est un peu frustrant. Ce qu’y s’y passe est donc plus intéressant mais n’en fait pour autant toujours pas un indispensable de la Haute République. Vous passerez un moment sympa (parfois un peu frustrant) mais pas beaucoup plus. 13. Hors de l'ombre Le sort semble s'acharner sur Sylvestri Yarrow. Depuis la mort de sa mère, elle se bat pour garder à flot l'entreprise de transport familiale, mais entre les dettes qui s'accumulent et les attaques récurrentes des Nihil, elle risque de tout perdre. Partie chercher de l'aide à Coruscant, elle se retrouve mêlée à un différend opposant deux puissantes familles… Existe-t-il un âge pour être un bon Jedi ? Voilà une des questions que soulève le nouveau roman Young Adult de la Haute République et si le récit ne donne pas forcément de réponse définitive à cette question, il nous montre ce qu’elle provoque dans la vie de Vernestra Rwoh. En effet, ce nouveau roman s'intéresse très fortement à la jeune Jedi, son lien particulier à la force, sa façon de gérer la formation de son padawan Imri ainsi que sa relation avec les autres membres de l’ordre. Deven ir Jedi et avoir un padawan à un si jeune âge n’est pas aisé et le destin ne semble pas vouloir lui épargner les pires situations puisqu’elle va se retrouver engluée dans une mission politique impliquant la république, les Nihils, le clan San Tekka, la famille Graf mais aussi Sylvestri Yarrow. Tout un programme ! C’est d'ailleurs Sylvestri qui est un peu à l’origine de cette mission puisque celle-ci concerne directement sa famille. Via cette aventure Justina Ireland nous permet d’en découvrir plus sur l’histoire de famille de le jeune femme mais aussi sur sa vie sentimentale (récit young adult oblige, mais rassurez vous cela ne prend pas le pas sur le reste). Le récit est donc à peu près coupé en deux entre Vernestra et Sylvestri montrant ainsi les vies d’une jeune Jedi aux lourdes responsabilités et d’une jeune transporteuse obligée de survivre seule au milieu de cette immense galaxie pleine de dangers. Avec autant de protagonistes il pourrait être facile d’être perdu et pourtant il n’en est rien puis le chapitrage permet d’alterner entre les différents protagonistes de façon régulière, un découpage commun aux autres romans de la Haute République et que j’apprécie particulièrement. De manière générale, on ne peut pas dire que ce nouveau roman révolutionne cette saga, en revanche pas mal de découvertes faites ou rebondissements vont avoir un impact assez fort à plus ou moins court terme sur les récits suivants et honnêtement je ne saurais que trop vous conseiller de lire ce titre pour ne pas être trop largué dans votre lecture du prochain roman “principal” (La chute de l’étoile). 14. Maître tempête Les Nihil traversent la galaxie à la manière d'un cyclone, semant le chaos et le malheur dans leur sillage. Parmi ces pillards, rares sont aussi vicieux que la Maître-Tempête Lourna Dee. Elle a toujours un temps d'avance sur l'Ordre Jedi, mais nul ne peut échapper éternellement aux défenseurs de la Haute République.Tombée aux mains des Jedi, Lourna parvient néanmoins à cacher son identité et se fait passer pour une prisonnière nihil. Ses ravisseurs ignorent quelle bête ils sont parvenus à acculer. À l'instar de tous les… Maître tempête m’a permis de faire une belle découverte: les livres audio et je dois dire que je me suis pris une petite claque. J’ai l’habitude d’écouter des podcast mais quelque chose d’aussi développé et scénarisé, c’est une première. Ce récit nous permet de découvrir ce que vit Lourna Dee en tant que prisonnière “lambda” de la république. Elle n’a pas manqué d’ingéniosité pour cacher sa véritable identité et si il est difficile de savoir si son incarcération se serait mieux passée si les Jedi avaient eu vent de son importance, une chose est certaine, elle mène particulièrement sa barque. La qualité de ce livre audio est simplement incroyable, entre les effets spéciaux, la prestation des comédiens et le scénario, tout est réussi. La durée du récit m’a empêché de tout écouter d’un coup mais j’ai pris plaisir à le découvrir petit à petit en fonction de mes différentes activités. Je ne peux que vous le recommander , que vous ayez l'habitude du format ou non. 15. Mission catastrophe Alors que les Jedi les croyaient vaincus pour de bon, les Nihil sont de retour, plus déterminés que jamais à semer le chaos dans la galaxie. Les pirates ont non seulement attaqué Port-Haileap, l'avant-poste pacifique, mais ils ont également enlevé Avon Starros, l'amie de Vernestra et d'Imri. Les deux Jedi réussiront-ils à retrouver la jeune fille avant qu'une nouvelle catastrophe ne se produise ? Je pense que vous connaissez le dicton disant qu’il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tuée, et bien visiblement l’ordre Jedi ne le connais pas et découvre que les Nihils ne sont pas aussi anéantis qu’ils le pensaient. Pire, il vont découvrir qu’un ennemi peut être prêt à tout quand il est acculé et qu’il n’a plus grand chose à perdre. C’est par le biais d’Avon et son enlèvement que les jedi et les lecteurs le découvrent et c’est certain, ils ne feront pas l’erreur une seconde fois. Quoi que… Mission catastrophe est un des récits les plus efficaces de la Haute république tout support confondu et même si il n’égale pas l’intensité des romans principaux il n’en est pas moin de très bonne facture ! Le contexte est très vite mis en place et tout découle finalement assez naturellement même si quelques petites lenteurs sont parfois à relever. Bien qu’étant une Bibliothèque verte, l’histoire ne manque ni de profondeur, ni d’intérêt, bien au contraire. D’ailleurs, j’ai particulièrement apprécié un aspect de l’intrigue (que je ne vais pas vous spoiler) qui est amené petit à petit et qui, même si on peut le voir venir, trouve une bonne conclusion qui engage clairement à découvrir les récits suivants. Même si cela peut paraître léger pour un adulte de lire une bibliothèque verte, je ne peux que vous conseiller de la lire. ⚠️⚠️ Je conseille de lire ce comics après "La chute de l'étoile" ⚠️⚠️ 16. La piste des ombres Résumé : Un Maître Jedi a été tué et un autre est complètement traumatisé. L'Ordre des Jedi n'a jamais subi un tel choc. Il n'y a ni piste, ni suspect et aucun mobile. Le destin de toute la galaxie est en jeu et c'est Emerick Capthor qui est chargé de l'enquête. Il va devoir s’appuyer sur Sian Holt (une détective privée accoutumée des ténèbres) pour explorer les recoins les plus sombres de la Haute République. Parviendront-ils travailler ensemble ? Loden Greatstorm est mort pétrifié et changé en une sorte de statue à la fragilité extrême mais qu’est-ce qui a bien pu provoquer ça et déstabiliser autant l’ordre Jedi ? C’est dans ce comics sur fond d’enquête poussant un Jedi et une enquêtrice indépendante à travailler ensemble que vous allez le découvrir. C’est sur une scène montrant un gros plan de Loden gisant inerte sur le sol que le comics s’ouvre, posant ainsi directement l’ambiance. S'ensuit alors un ensemble de scènes que les séries policières les plus connues du petit écran ne renieraient pas et pour enfoncer le clou, l’alchimie entre les deux protagonistes principaux est elle aussi assez caractéristique de ce genre d'œuvres. La piste des ombres est donc en quelques sortes “L’arme fatale” de l’univers star wars en moins humoristique. Cette enquête présente également son lot d’action que ce soit via des combats au sabre ou à bord de vaisseaux, vous en aurez largement pour votre argent. Mon seul souci avec ce titre vient de son ordre de lecture dans la chronologie de la HR. Il est conseillé par les maisons d’éditions de la lire avant le roman “La chute de l’étoile” et cela peut se comprendre mais dans mon cas je l’ai lu après et je pense que le fait de le lire dans cet ordre m’a aidé à apprécier encore plus le roman et ce tome du fait de la révélation qu’il propose et qui, du coup, reste un vrai mystère pendant toute la lecture du roman. Du coup j’aurais tendance à vous inviter à en faire de même, sinon vous perdrez une grande part de l’aspect intriguant du roman mais aussi de l’impact du comics via sa révélation. Je parle rarement de l’aspect graphique des titres Star Wars mais dans le cas de ce tome je n’ai pas vraiment le choix puisqu'il apporte beaucoup à son ambiance “polar” avec un jeu d’ombre très intéressant. C’est rare pour un titre de la franchise mais là j’ai un vrai petit coup de cœur pour la partie graphique. 17. Horizon funèbre (Bientôt) 18. Star wars : La haute république aventures Tome 3 (Bientôt) 19. La chute de l'étoile Tel un joyau au cœur de la Bordure Extérieure, le Flambeau Stellaire incarne les plus grandes aspirations de la République : une ruche de culture et de connaissance, une torche étincelante transperçant les ténèbres de l'inconnu. Nombreux sont ceux qui fuient les attaques nihil et le Flambeau se tient prêts à accueillir et soigner les survivants. Mais la tempête que les Chevaliers Jedi pensaient achevée fait encore rage ; s'ils bénéficient d'un bref répit, c'est uniquement parce qu'ils sont au cœur de l'œil du cyclone. Marchion Ro, le véritable cerveau des Nihil, prépare son attaque la plus osée, visant à éteindre une fois pour toutes la lumière des Jedi. En le prenant en main, ce tome annonce clairement la couleur avec son nom et sa couverture. Le Flambeau Stellaire va tomber. Reste à voir comment, les facteurs provoquant cette chute pouvant être aussi nombreux que les ennemis de la République. Une chose est sûr, ce tome en donne pour son argent en termes d’événements catastrophe et d’action dépassant sur ces points (à mon avis du moins) La lumière des Jedi qui avait déjà mis la barre bien haute. Cette lecture est absolument incroyable, on passe d’un événement à l’autre et si parfois on voit arriver certaines chose et bien l’auteur fait autre chose surprenant quasi constamment le lecteur. L’émotion est aussi extrêmement présente et je vous le dis tout de suite, aucun personnage n’est à l'abri d’une mort car c’est une véritable hécatombe ! Les nihil et surtout le terrible Marchion Ro ne sont pas éradiqués et le font savoir avec force et une chose est certaine, plus rien ne sera pareil après les événements de nouveau roman. Vous l’aurez compris j’ai eu un immense coup de cœur pour cette histoire et il me tarde de découvrir la suite des événements. Décidément cette Haute République est incroyable. 20. La haute république Tome 3 Qui pourra capturer Lourna Dee ? Les Nihil ont lâché une terrible menace sur les Jedi, et Avar Kriss est bien décidé à livrer Lourna Dee à la justice, mais Stellan Gios et le Conseil Jedi sont-ils d'accord ? Par ailleurs, la vérité sur Sskeer est dévoilée et pourrait bien remettre en cause le futur de la République ! La couleur est annoncée dès le paragraphe d’introduction du tome, celui-ci est non seulement le dernier de la série en comics mais il conclut également la première phase de la Haute République (qui, si je ne dis pas de bêtise, est prévue initialement en trois), une lourde tâche en somme. Comme le second tome de la série “Aventures” celui-ci est également découpé en deux. La plus grosse partie concerne la timeline principale en lien avec les romans et la seconde qui revient en partie sur la jeunesse de Marchion Ro. Les premiers évènements du tome se déroulent directement à la suite de ceux du précédent, c'est-à-dire quand Keeve Trennis et Terec sont enlevés par le Nihils après leur coup de bluff raté. Ces mêmes évènements viennent également apporter quelques lumières sur les évènements tragiques se déroulant dans les pages du roman “La chute de l’étoile” qui sont en rapport avec une arme anti Jedi. Je n’en dirais pas plus… Nous découvrons également ce qui se passe dans la partie supérieure du Flambeau pendant la catastrophe (alors que le roman se concentrait principalement sur la partie inférieure) pour constater que la situation n’est pas de tout repos non plus et que là aussi il y a beaucoup de victimes. C’est globalement moins l'hécatombe mais quand même. La situation met la foi et la force des jedi à rude épreuve et donne naissance à des scènes complètement folles et magnifiquement mis en scène par Ario Anindito (épisodes 13 à 15). Ses planches sont incroyables et très bien colorisées par Mark Morales (épisodes 13 à 15). D’ailleurs graphiquement, leurs épisodes sont de très loin mes préférés de tout le tome. La première partie du tome m’a donc beaucoup plu car elle vient vraiment montrer tout un pan de la catastrophe avec la même intensité que le roman. La seconde partie est censée nous montrer la jeunesse de Marchion Ro. Censée parce que ce n’est qu’en partie vrai. En effet la partie jeunesse est assez limitée et était déjà partiellement expliquée dans le livre audio consacré à Lourna Dee. On passe assez vite au moment présent pour montrer les actes du protagoniste après son attaque sur le Flambeau ainsi que sa récupération de ses armes anti Jedi. Si j’ai trouvé cette partie moins intéressante aussi bien d'un point de vue scénaristique que graphique, elle propose tout de même quelques scènes et révélations assez marquantes, surtout pour la phase deux. Brèves à venir : Rendez-vous prochainement pour de nouvelles brèves Star Wars ! Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). 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  • Tortues Ninja Reborn Tome 1

    Résumé : Après les événements cataclysmiques de New York, ville en guerre, des changements radicaux s’opèrent dans le fief des Tortues : de nouvelles factions ennemies apparaissent, et les alliés se font rares. Nos héros découvrent que pour survivre, la coopération est plus essentielle que jamais, mais lorsqu’ils se retrouvent séparés, Old Hob décide de combler le vide du pouvoir avec des mutants uniques en leur genre : Zanna, Champi et Zink ! Critique : Voilà une critique qu’il n’est pas évident d’écrire ! Parler d’un premier tome de série qui n’en est pas vraiment un sans spoiler tout le monde n’est pas chose aisée, donc je vais l’écrire en partant du principe que vous avez lu la totalité des 23 tomes de la série précédente ou que vous avez lu un résumé dans l’idée de commencer les tortues via ce tome. Donc si ce n’est pas votre cas, je vous invite à changer d’article. Pour être bien clair, Les Tortues Ninja Reborn n’a (comme attendu) pas grand chose d’un tome 1 étant donné que les événements ouvrant ce tome découlent directement de la fin de la série précédente et qu’il est difficile de commencer Reborn sans avoir la moindre idée de ce qu’il a pu se passer. Le faire enlèverait purement et simplement toute l’émotion et la gravité présente dans ce premier tome le rendant alors extrêmement plat. Car oui, Les Tortues Ninja Reborn Tome 1 propose un sacré lot d'émotions: nos très chères tortues vivent une situation totalement inédite en étant contraintes de vivre sans leur père et avec une ville totalement chamboulée par l’arrivée de centaines de nouveaux mutants. Tout est sens dessus dessous, les événements exacerbant leurs différents, leurs relations évoluent et l’arrivée de nouveaux protagonistes dans leurs vies n’arrange rien, ce qui avouons le, n’est pas pour nous déplaire car c’est quand elles sont dos au mur que les tortues deviennent les plus intéressantes. Je dois bien le dire, ce tome fait clairement partie du haut du panier des meilleurs tomes de la série ! Les nouveaux personnages sont très intéressants, certains sont flippants, d’autres très attachants mais tous apportent un grand coup de frais à la série avec pas mal de situations totalement inédites et des intrigues très très prometteuses. D’ailleurs certains personnages ont un grand potentiel et annoncent de belles choses pour l’avenir. Il y a aussi cette ambiance pesante du fait de la situation qui est partiellement allégée par quelques événements apportant une certaine cohésion au sein du clan mais qui ne part jamais vraiment, la faute à une sensation de surveillance constante. Côté dessin c’est Sophie Campbell qui est au crayon et j’aime particulièrement son style graphique. je n’irais pas jusqu’à dire que je préfère son trait à celui de Mateus Santolouco mais on en est pas loin. Conclusion : Ce premier tome de TMNT Reborn est une petite pépite qui parvient à relancer cette longue série consacrée aux TMNT avec tout un lot de nouveaux personnages, de nouvelles relations et de nouvelles intrigues très prometteuses. Il me tarde vraiment de découvrir la suite ! Thomas. Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). Pour bénéficier de Bubble Infinity offert pendant un mois, entrez le code INDEESLESBULLES lors de votre commande (valable une fois par personne même si vous avez déjà Infinity).

  • Aquaman : Andromeda

    Résumé : Au plus profond de l'océan Pacifique se trouve l'endroit le plus éloigné de toute terre : le Point Némo. Depuis la course à l'espace, les nations du monde entier y ont envoyé leurs vaisseaux s'écraser pour couler sous les mers silencieuses. Mais il y a quelque chose… d'autre, à Point Némo. Une structure qui n'a pas été construite par des mains humaines. Et cette structure semble se réveiller. L'équipage du sous-marin expérimental Andromeda a été choisi pour enquêter sur ce mystère, mais ils ne sont pas seuls à écumer les fonds marins… Critique : Le Black Label est connu pour proposer des (ré)visions d'auteurs de l'univers DC classique et de ses personnages. Après Batman, Wonder Woman, Green Lantern ou encore Harleen c'est au tour d'Aquaman d'être soumis à ce traitement, ici sous la plume de Ram V et le trait de Christian Ward. Et c'est peut-être la réinvention la plus radicale tant ce comics pourrait facilement passer pour un indépendant. L'histoire est surprenante, s'ouvrant sur les mots d'un personnage qu'on ne connait pas et mettant Arthur Curry en retrait dans l'œuvre. Une grande partie de la narration est en effet assurée par un journal de bord d'Yvette, le personnage principal, décrivant son expérience et ses émotions pendant le périple de l'Andromeda : un sous-marin dont l'équipage est chargé d'établir un premier contact avec celui du vaisseau récemment écrasé au Point Némo. La manière de présenter la mission et l'importance de ce premier contact semble indiquer un monde dépourvu de super-héros et pas du tout habitué à des rencontres du troisième type. D'ailleurs Aquaman n'est jamais nommé comme tel (et sa cité est montrée uniquement en flashbacks), et son antagoniste Black Manta non plus : ils sont "Le Roi des Mers" et "Le Pirate", des titres les éloignant des codes du super-héros et du super-vilain car ils auraient peu de sens pour ce monde. On comprend alors que ce qui intéresse Ram V c'est l'Humain, et son histoire est un prétexte pour nous plonger au plus profond de l'océan et de l'âme humaine. L'imagerie omniprésente du trou noir reprise par exemple dans des regards des personnages ou bien encore un coucher de soleil, met en avant la dualité entre la surface et les profondeurs, l'obscurité et la lumière, entre ce que l'on perçoit et ce qui est enfoui en chacun, entre ce que l'on veut et ce qu'on obtient. Ses personnages sont des archétypes simples et ceux dont le passé est évoqué nous présentent chacun la racine d'un mal-être : le doute, le deuil, le remord ou les regrets. Ram V nous propose comme une allégorie de la dépression, et l'ennemi principal participe à celle-ci : un mal qui revient toujours et s'immisce via nos peurs pour dominer et que tout le monde n'arrivera pas à repousser. Son Roi des Mers est une légende, un mythe ; c'est une idée combattant le mal enfoui dans les ténèbres, le phare de l'enfance d'Arthur comme la lumière d'un espoir rappelant qu'il est possible de sortir la tête de l'eau. Et quand c'est fait et qu'on se retourne il n'est plus là, ne reste que l'eau gardienne de la mémoire. Malgré ces thématiques, le tout est assez froid et les différents éléments ne s'emboîtent pas toujours de manière très claire. On se demande parfois où l'auteur veut aller avec certains personnages ou certains développements, et en particulier – un comble – en ce qui concerne les personnages d'Aquaman et de Black Manta qui semblent ne pas totalement être à leur place ici, comme s'ils vivaient leur propre aventure en parallèle et non pas complémentaire à celle des passagers de l'Andromeda. Et même l'utilisation du Point Némo comme théâtre de l'action n'est pas vraiment justifié et on peut se demander pourquoi avoir spécifiquement choisi de mettre l'accent sur cet endroit du globe, là où n'importe quelle autre zone océanique non décrite aurait pu convenir. J'en attendais plus de l'utisation d'un lieu de mystères enfouis pour soutenir pleinement la volonté de tendre vers l'horreur psychologique. Je ressors avec un sentiment mitigé même si tendant vers le positif, ayant vu et apprécié beaucoup d'éléments dans l'histoire tout en en étant ressorti avec la sensation d'un manque de finalité dans ce que ça voulait raconter. Le comics aurait pu être plus abouti en le travaillant complètement comme une œuvre indépendante, comme un vrai prolongement spirituel du film Abyss. Le dessin de Christian Ward est sublime. Comme à son habitude il peint au numérique, choisissant des palettes de couleur vibrantes pour représenter les abysses, comme ces roses ou oranges fluo venant contrebalancer le bleu/vert morne de l'eau. Les designs sont aussi un régal (et d'ailleurs la section des bonus du livre revient sur leurs conceptions) avec un Aquaman réinventé au look à la Davy Jones faisant littéralement corps avec la mer, recouvert d'algues et de coquillages, au teint blême et au visage comme usé par la pression et l'obscurité des profondeurs. Les fonds marins prennent parfois des allures de l'Espace lointain, les tâches de plancton rappelant des myriades d'étoiles, les combinaisons de plongée pourraient aussi bien être des tenues spatiales tout comme le design de l'Andromeda celui d'un vaisseau, et le tout renforce l'aspect de rencontre avec l'Inconnu et nous embarque dans une véritable aventure cosmique tout en restant sur Terre. Pour compléter le voyage visuel et s'accorder avec la dimension de thriller psychologie du récit, Ward ajoute aussi une belle couche horrifique avec des visions fantomatiques, ou bien encore un impressionnant kraken...même si, comme souligné plus haut, l'histoire aurait pu lui donner plus de matière à ce niveau donc il y a un goût de trop peu. Mais comme dans Invisible Kingdom, certaines cases montrent toutefois des visages mal détaillés, abstraits, sans forcément qu'une raison ne saute au yeux pour justifier ça comme une volonté stylistique, surtout quand il s'agit de plans serrés et que d'autres profitent de plus de détails. Conclusion : Aquaman Andromeda est un bon comics malgré un récit qui semble patiner un peu et avoir du mal à se focaliser sur une ligne directrice, comme s'il était plombé par l'utilisation de son personnage titre qui se doit d'être là (pour finalement rester en retrait). Il faut vraiment l'aborder comme un thriller psychologique teinté d'un peu d'horreur si l'on souhaite profiter pleinement de l'expérience qu'il propose, et ne surtout pas s'attendre à un récit de super-héros DC. En gardant ça en tête et grâce à la proposition graphique de Christian Ward, il y a de fortes chances pour que cette plongée dans les eaux glaciales du Point Némo soit une belle expérience. Fabien. Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). Pour bénéficier de Bubble Infinity offert pendant un mois, entrez le code INDEESLESBULLES lors de votre commande (valable une fois par personne même si vous avez déjà Infinity).

  • Batman : Dark City Tome 1

    Résumé : Il est rassurant de penser que le protecteur de Gotham est un maître tacticien inébranlable ayant toujours dix coups d'avance sur ses ennemis. Mais, si c'était le cas, le crime à Gotham aurait été éradiqué il y a déjà bien longtemps. L'homme derrière le masque fascine car il n'est finalement qu'un simple mortel, et le propre de l'homme est d'être faillible. Tandis que les milliardaires les plus influents de Gotham se font assassiner les uns après les autres, Bruce Wayne broie du noir. Arrivera-t-il à s'extirper à temps de ses tourments personnels pour affronter une vieille connaissance et venir en aide à ceux qu'il s'est promis de protéger ? Critique : En toute logique, après avoir lu la préparation de Bruce Wayne dans The Knight par Chip Zdarsky il fallait que je découvre son travail sur la série principale avec la quasi certitude d’aimer son travail (aucune de ses séries ne m’a déçus pour l’instant). C’est donc avec une expérience très réduite du personnage (du moins à l’écrit) que j’ai commencé ma lecture. Le risque était d’être complètement largué mais heureusement la série débute de telle manière qu’aucune véritable notion de cet univers n’est nécessaire. Mieux encore, l’intrigue du tome et la présence de certains personnages font de ce tome un excellent moyen de voir si on aime l’univers DC en général et plus particulièrement celui de Batou. Pour ma part, il m’a permis de redécouvrir cet univers avec des personnages que je n’avais pas encore vraiment croisé et même si certains font une très brève apparition, cela m’a permis de voir ceux qui m’intéressent ou non pour éventuellement creuser un peu plus loin (je vous le dis tout de suite, j’ai acheté Red Hood : souriez par le même auteur). J’ai particulièrement apprécié l’intrigue proposée et le fait que Batman soit poussé très fort dans ses retranchements et même si on sait qu’il ne peut rien lui arriver de fatal (foutue continuité), l’intérêt est bien là et l’envie de voir comment ils va se sortir de cette nouvelle déconvenue est bien présente. Le tome est parfois un peu trop bavard à mon goût et même si l’action est déjà très présente, on aurait envie que ça parle moins et tape un peu plus. C’est cet aspect qui m’a d'ailleurs privé d’un véritable coup de cœur, sans ça c’était un sans faute en ce qui me concerne. Non seulement Chip Zdarsky fait un travail remarquable mais Jorge Jiménez aussi ! Son trait fin, ses planches très détaillées et très dynamiques sont un vrai régal pour les yeux. Conclusion : Je ne suis vraiment pas passé loin du coup de cœur ! En tout cas, même si le tome est un poil trop bavard, il n’empêche que j’ai passé un excellent moment de lecture qui m’a clairement donné envie d’aller chercher un peu plus loin. Thomas. Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). Pour bénéficier de Bubble Infinity offert pendant un mois, entrez le code INDEESLESBULLES lors de votre commande (valable une fois par personne même si vous avez déjà Infinity).

  • Série : Radiant Black

    Tome 1 / Tome 2 / Tome 3 Résumé : Nathan Burnett vient d'avoir trente ans. Sa vie est moche. Il cumule deux emplois, s'endette trop et est obligé de retourner vivre chez ses parents. En revanche, quand il découvre et active le "Radiant", un colossal pouvoir cosmique, son existence change du jour au lendemain ! Seul petit problème : les êtres cosmiques qui ont créé le Radiant veulent le récupérer… à tout prix ! Critique : J'avais un peu entendu parler de Radiant Black mais sans y prêter une réelle attention, car si j'apprécie les super-héros ce n'est plus un genre vers lequel je me dirige automatiquement. Seulement, j'ai vu le livre en librairie : une couverture fort sympathique équipée d'un bandeau noir ; une sorte d'enchantement enveloppant le livre avec ces mots comme des runes magiques qui ont eu pour effet sur moi d'annuler tout pouvoir décisionnel et de me pousser à l'achat : Le comics de super-héros idéal pour les lecteurs en manque d'INVINCIBLE. Robert Kirkman En effet je le disais : je ne me dirige plus aussi automatiquement vers ce genre, mais INVINCIBLE en est pour moi l'une des meilleures références ; une étape importante dans mon parcours de lecteur qui reste à ce jour l'une de mes lectures préférées. Autant dire que "les lecteurs en manque d'INVINCIBLE", c'est moi ! La première idée à saluer est le choix du personnage : Nathan a des galères, mais pas celles d'un ado ou d'un tout jeune adulte ; plutôt celles d'un adulte entamant une nouvelle décennie : assez jeune pour avoir encore la vie devant lui mais assez vieux pour pouvoir prendre du recul sur son parcours et constater qu'il s'est engagé dans une voie menant sa réalité de plus en plus loin de ses rêves. Un archétype malin qui cherche à se rapprocher d'un lectorat dont la moyenne d'âge augmente. Le rêve de Nathan c'est d'être écrivain. Il a déjà écrit plusieurs nouvelles, mais rien de sérieux à-même de lancer une carrière. Pour le moment il vit à crédit à Los Angeles avec comme seule source de revenus les trajets qu'il fait pour DrivR (ie : le Uber de ce monde), condamné à trimballer les autres vers leurs destinations tout en faisant lui-même du sur place. Mais à force d'immobilisme la réalité finit par rattraper Nathan pour le renvoyer à la case départ où il va être forcer de la confronter : au domicile parental. Il y retrouve Marshall, resté dans cette ville comme un vestige de son passé travaillant lui-même dans un vestige du passé : un magasin de conseil et location de films sur support physique. Marshall n'est pas un auteur mais il connait très bien ces derniers; il a de vastes connaissances sur ce (et ceux) qui font les bonnes œuvres et fonctionne sur ce point comme un vrai complément à Nathan. Pour autant il n'est pas bloqué dans une glorification du passé car il a aussi la maîtrise des outils de communication modernes. On en arrive enfin à ce pour quoi on a ce livre entre les mains : les super-pouvoirs. Après une soirée de retrouvailles, les deux amis découvrent une étrange petite sphère flottant au dessus d'une voie de chemin de fer. Nathan se risque à un contact et se retrouve immédiatement dans un costume au design mélangeant Power Rangers et Daft Punk qui semble répondre à ses intentions mais le lie aussi à une entité qu'il devra apprendre à comprendre et qui lui mettra en tête le mot "Radiant", désignant vraisemblablement la fameuse sphère. Évidemment cela va conduire à diverses péripéties pour Nathan : de simples coups de mains du super-héros sympa du quartier à l'apparition d'ennemis puissants, avec quelques combats et même une sorte de prophétie lui annonçant un futur très sombre s'il ne se dresse pas pour affronter une menace approchante. Toute cette partie est fort bien exécutée : du super-héros convaincant, frais, moderne et référencé. Un début de développement d'univers prometteur avec en plus une partie graphique très solide et beaucoup de dynamisme dans l'action, aussi bien par Marcelo Costa que par Eduardo Ferigato (qui se passent le relais au chapitre 5, avec des styles différents mais sans choc visuel). Ce premier niveau de lecture est déjà fort agréable et promet une aventure rythmée, pleine d'humour mais aussi de rebondissements dramatiques. À cela s'intègrent les réseaux sociaux par une volonté de communiquer directement avec le Monde et de rendre le héros - fraîchement nommé Radiant Black - proche du peuple. Nathan devient alors le produit et Marshall l'équipe de communication. Cette idée permet un miroir avec le bruit que provoque le genre super-héroïque sur nos outils sociaux à nous, les réactions souvent disproportionnées face aux informations et productions concernant nos propres personnages costumés sur toile ou sur papier, avec leurs bases de fans et leurs détracteurs (qui trop souvent le sont pour des raisons douteuses). Un propos intéressant mais pour l'instant effleuré et qui pose une question montrant que le développement a peut-être été un peu rapide : existe-t-il d'autres super-héros connus dans cet univers ? En effet, tout le monde a l'air d'accepter un peu trop vite la situation de ce personnage volant, déployant une force impossible et lançant des rafales d'énergies : personne ne semble vraiment s'émouvoir d'un tel spectacle comme s'il était finalement banal. Et peut-être est-ce justement le miroir ultime : un message semblable à un Jurassic World qui viserait à nous montrer un public blasé, biberonné au grand spectacle et n'arrivant plus à s'émerveiller devant la nouveauté ; préférant commenter et débattre à priori avant même de songer à profiter. C'est en tout cas un point qui mériterait d'être exploré dans la suite car vraiment intéressant. Vient enfin selon moi le point le plus intéressant de ce début d'œuvre et certainement ce que l'auteur y a mis de plus personnel : le mal-être du créateur en manque d'inspiration, la dépression et les périodes les plus difficiles qui vont avec. Nathan a en effet saisi le Radiant comme on saisi une idée, un point de départ. À partir de là il y est lié et ses monologues internes se voient pollués par l'artéfact qui occupe son esprit dans une symbiose toxique. Et ce Radiant à l'apparence d'un trou noir, comme le vide créatif qui empêche les pensées de s'échapper de l'esprit de l'auteur pour aller remplir cette page qui lui fait face et qui continuera de briller de la blancheur aveuglante qui rend ses idées noires, dans un cycle d'auto-alimentation du néant artistique qui ne semble sur le moment pouvoir être brisé que d'une seule manière : tragique. Mais il y a une autre voie, moins évidente ; un chemin qui dans les pires moments parait impossible à emprunter : cette force négative pourrait aussi être utilisée comme un puissant moteur pour alimenter les meilleures histoires et s'extraire de l'horizon du trou noir. Un thème qui fait écho au titre, au nom du héros et à son pouvoir : ce "noir radieux" qui bloque Nathan car il lui demande un effort de pensée conscient, un laisser-aller de son imagination pour découvrir et activer les capacités à même de le propulser dans les airs pour aller écrire sa propre grande histoire. Ce dernier thème semble se placer comme un fil rouge : on suit l'histoire de Nathan et la création de celle qu'il essaie d'écrire, en reliant le tout avec le Radiant. Le potentiel de ce niveau de lecture promet de développer une jolie mise en abyme du travail d'écriture, surtout en y ajoutant les réseaux sociaux et la confrontation directe des auteurs et artistes à un public pas forcément bienveillant, souvent trop prompts à les encourager dans la voie du mal-être plutôt que de les encourager tout court (et ce n'est d'ailleurs pas rare de voir des créateurs en parler ouvertement, et malheureusement même quitter ces plateformes). Il y a toutefois des freins à mon engouement : des retournements surprises, pour certains osés et d'apparence pérennes qui viennent enrichir l'univers (avec changement de statu quo et ajout de personnages) mais questionnent sur le développement des thématiques de fond. Avec les différents points que j'ai soulevés plus haut j'ai quelques idées sur la manière dont pourrait être tissé le fil rouge et j'espère fortement qu'il n'a pas été purement et simplement coupé. De plus le dernier chapitre nous présente un autre point de vue avec un nouveau changement de dessinateur, mais aussi de scénariste puisque Cherish Chen remplace Kyle Higgins. Et si la démarche est cohérente et peut être saluée, si l'autrice ainsi que David Lafuente ne déméritent aucunement, quand on met ça en face du développement précipité j'y vois aussi un signe d'une série qui pourrait étendre rapidement son univers par des spin-off, la faisant alors entrer dans un modèle qui m'attire moins. Je pourrais avoir tort mais si l'on observe l'actualité de la série c'est bien ce qui semble se construire. Sur ce point aussi j'espère : que l'univers reste lisible, que la série principale le soit de manière le plus indépendante possible et que Delcourt édite correctement les autres parties de l'œuvre. Et pour revenir à ce bandeau noir alors ? Il s'agit évidemment d'un pur outil de communication basée sur une petite phrase choc. Il serait d'ailleurs injuste de comparer une série longue, terminée et digérée par ses lecteurs, avec le démarrage d'une nouvelle série (INVINCIBLE n'était d'ailleurs pas vraiment à son sommet qualitatif dès ses débuts). Il serait aussi injuste pour les créateurs de résumer leur travail et tout ce qu'ils cherchent à développer via cette seule comparaison. Mais elle a le mérite de m'avoir fait découvrir un comics qui ne m'attirait pas à priori et d'éveiller fortement ma curiosité pour la suite ; aussi je vous inviterai à faire de même et à vous intéresser à ce nouvel univers super-héroïque prometteur. Conclusion : Ce premier tome de Radiant Black pose le contexte pour construire son nouvel univers super-héroïque plein de bonnes idées (peut-être un peu trop d'un coup) et potentiellement riche en thématiques, ne s'interdisant pas de traiter même les sujets les plus durs. Et s'il est parfois un peu rapide dans son développement, accélérant son rythme dans la deuxième moitié du tome avec un retournement pour le moins surprenant, j'ai confiance avec ce que les auteurs ont placé qu'ils aient bien planifié leur intrigue et qu'il ne s'agit pas uniquement d'un geste spectaculaire pour choquer les lecteurs mais d'un vrai développement du propos de fond et d'ajout de thématiques annexes qui vont venir gonfler le sous-texte. Fabien. Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). Pour bénéficier de Bubble Infinity offert pendant un mois, entrez le code INDEESLESBULLES lors de votre commande (valable une fois par personne même si vous avez déjà Infinity). Tome 2R Résumé : La première vague de forces cosmiques arrive sur Terre, avec comme seul objectif de récupérer le Radiant. Elles débarquent à Chicago, et seul RADIANT BLACK se dresse sur leur chemin, aidé de quelques nouveaux alliés inattendus. Par ailleurs, la ville de Lockport se remet des attaques récentes - mais si ses habitants ne veulent plus d'un super-héros, est-ce à dire qu'il doive déjà raccrocher son costume? Critique : Après environ une année d’attente Delcourt nous propose le second tome de Radiant Black, la série super héroïque indépendante du moment (d’ailleurs le tome 3 arrive très vite). J’attendais particulièrement ce second tome qui devait confirmer ou infirmer la bonne impression que j’avais eu lors de ma lecture du premier tome (retrouvez la critique du tome 1 par Fabien). Les bases posées, nous voilà plongés directement dans l’action en compagnie des différents Radiant (noir, rose, jaune et rouge) qui combattent un ennemi particulièrement coriace et badass visiblement assez déterminé à récupérer les radiant via une série de scènes bien dynamiques et remarquablement découpées. Avec un tel démarrage, difficile de ne pas se faire embarquer directement par le récit et d’enchaîner les chapitres jusqu’à la conclusion. À la sortie du premier tome j’ai vu beaucoup de monde comparer cette série avec les Power Rangers. Effectivement voir des mecs se battre en combinaisons fait directement penser à cette franchise mais honnêtement la comparaison s’arrête aux couleurs (ici on s’approche un peu plus du symbiote intelligent que de la combinaison pure) et se fait oublier assez vite. J’aime particulièrement le caractère de Marshall, plus fougueux et téméraire que Nathan. Même si il a tendance à être un peu tête brûlée il n’en est pas moins responsable et conscient des responsabilités qui lui incombent depuis qu’il est le Radiant noir et je pense que ce personnage a un potentiel fou (je ne peux d’ailleurs pas m'empêcher de penser à Mark Grayson à certains moments du récit). J’ai d’ailleurs beaucoup aimé la répétition d’une scène humoristique qui vient donner plus d’épaisseur au personnage alors qu’il est dans une situation assez délicate. Un moment qui montre d’ailleurs combien ses moindres faits et gestes peuvent être scrutés et commentés et le poids que le jugement des gens peut peser lourd sur la psychologie d’un héros, qu’il soit super ou non. Autre point positif, ce tome nous permet de faire plus ample connaissance avec Eva et de découvrir comment elle est devenue le Radiant rose. Eva est streameuse et là aussi le récit se veut assez réaliste et engagé puisqu’il traite à ce moment de la différence entre l’image de sa vie qu’une streameuse peut renvoyer via son contenu et la réalité une fois la caméra coupée. On y découvre notamment à quel point les commentaires des abonnés peuvent faire mal et pousser à devenir leur esclave à toujours vouloir les contenter , avec les conséquences que cela peut avoir sur l’entourage du créateur de contenu. J’ai adoré cette partie et j’espère avoir droit à d’autres moments comme ceux-là. D’ailleurs en VO, chaque radiant a eu droit à sa propre série, j’espère donc que cette série fonctionnera assez pour que l’éditeur nous propose l’ensemble de l’univers ! Au registres des points un peu moins positifs, il y a une partie du récit qui m’a perdu où Marshall se retrouve dans une autre dimension assez étrange. Si le démarrage de cette partie est l’occasion pour Marcelo Costa de nous offrir une planche folle à base de cassage de cases ainsi qu’une double page complètement folle jouant sur le sens de lecture, je dois bien avouer que l’intérêt scénaristique ne m’a pas sauté aux yeux. Par contre effectivement, graphiquement cette partie envoie vraiment du très lourd et mérite de s’y attarder. Il est assez clair que ce second tome a confirmé tout le potentiel que cette série peut avoir. Il vient apporter plus de profondeur à Marshall, nous montrer un peu plus de choses sur les autres Radiant, nous permet de faire connaissance avec le Radiant rose mais aussi de voir que leurs ennemis sont particulièrement puissants. Il est d’ailleurs assez difficile de ne pas vouloir comparer la série à Invincible. Le Massive-verse (c’est le nom de l’univers de radiant Black) peut-il au moins égaler l’univers d’Invincible ? Difficile à dire à ce stade mais le démarrage est très bon et l’ambition des créateurs est de lui faire prendre une ampleur au moins similaire. Si vous aimez Invincible et que vous cherchez une série dans le même registre alors Radiant Black est fait pour vous. Par contre je pense qu’il faut comparer les deux séries sur une évolution semblable dans le sens où comparer le début de Radiant Black avec la fin d’Invincible n’aurait aucun sens, il faut donc regarder où en était Invincible à numérotation égale pour qu’une comparaison soit plus juste. J’en ai déjà parlé un peu plus haut, Marcelo Costa nous offre des planche extrêmement réussies tout au long du tome et nous éclate la rétine au chapitre dix (la dimension parallèle). C’est certain, maintenant je vais guetter davantage ses travaux ! Conclusion : Ce second tome de Radiant Black a confirmé tout le potentiel que j’avais repéré dans le tome précédent et vient donner beaucoup plus de profondeur au personnage principal tout en permettant de découvrir les autres Radiant. Si vous avez aimé Invincible, il y a de très grandes chances pour que cet univers vous plaise aussi ! Maintenant j’espère que Delcourt proposera l’ensemble des séries de ce Massive-Verse ! Thomas. Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). Pour bénéficier de Bubble Infinity offert pendant un mois, entrez le code INDEESLESBULLES lors de votre commande (valable une fois par personne même si vous avez déjà Infinity). Tome 3 Résumé : Un extraterrestre avec une épée ? Check. L'état de santé de son meilleur ami ? Check. Alors que sa vie personnelle semble revenir à la normale et qu'il semble ENFIN pouvoir faire une pause, Marshall doit faire face à de nouveaux ennemis qui menacent de mettre un terme prématuré à sa carrière de super-héros ! Critique : Je persiste et je signe, Radiant Black est la nouvelle série Invincible ! Pas au sens propre bien sûr mais c’est la série qui à mon sens s’en rapproche le plus, l’aspect familial en moins. Les intrigues, le ton et le rythme sont assez semblables, donc si vous avez aimé Invincible, vous aimerez probablement aussi cette série. Maintenant que c’est dit passons à ce troisième tome qui vient confirmer encore un peu plus tout le bien que je pense de cette nouvelle série. Marshall se trouve dans une situation des plus complexes, son meilleur ami Nathan, l’ancien Radiant Black est sorti de l'hôpital et son absence soudaine et prolongée a semé le trouble dans sa vie personnelle et passe maintenant pour quelqu’un à qui on ne peut pas se fier. Pour ne rien arranger de nouveaux ennemis font leur apparitions et se serrent les coudes dans le but d’affaiblir le jeune super héros. Une chose est certaine, la patience du héros est mise à rude épreuve au point de rendre la ligne rouge très facile à dépasser… Avec ce troisième tome, les auteurs ont voulu développer la relation entre Nathan et Marshall, qui, en plus de partager une grande amitié, partagent aussi le secret du Radiant Black et cela cause un certain nombre de remous, chacun souhaitant faire les choses à leur manière sans risquer de froisser l’autre. J’avais un peu peur que la série stagne et ne propose (c’est toujours le risque) rien de bien nouveau mais à un certain moment le récit prend un virage que je trouve particulièrement intéressant via un twist prometteur pour la suite. Il ne me semble pas l’avoir déjà vu ailleurs, c’est très intriguant et les possibilités pour la suite semble asse folles. Si j’ai aimé la grosse majorité du tome, une partie axée sur le Radiant Jaune ne m’a pas spécialement emballé. Cette partie traite de la vie du personnage, de son évolution, de ses choix et de son avenir et honnêtement, même si j’ai apprécié la symbolique de certaines parties, je n’ai pas franchement compris pourquoi ce récit a été réalisé. Peut-être qu’en lisant la mini série lui été consacré mon sentiment serait tout autre, mais malheureusement elle n’est pas proposé par Delcourt. Conclusion : Pas de grande surprise en vue puisque j’ai beaucoup apprécié ce troisième tome qui explore la relation entre Nathan et Marshall qui se trouve un peu ballotée par la situation. La série propose également un joli twist très intéressant et intriguant, qui promet de belles choses pour la suite. Thomas. Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). 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  • Lazarus Tome 1 (Intégrale)

    Résumé : Dans un futur dystopique où les gouvernements sont devenus des concepts d'un autre temps, une poignée de familles règne, par l'argent et le pouvoir, gardant jalousement ce qu'elles possèdent et exploitant les personnes n'ayant rien, les "déchets". La famille Carlyle est l'une des plus puissantes d'entre elles, grâce à un atout de poids : Forever Carlyle, leur protectrice, leur Lazare, entraînée depuis l'enfance pour défendre les biens de sa famille par la ruse et la force. Manipulée aussi bien génétiquement que psychiquement, ses capacités exceptionnelles font d'elle un atout redoutable… tant que les secrets qui l'entourent ne se révèlent pas au grand jour. Critique : Ce titre vous dit certainement quelque chose. En effet, Lazarus a déjà été publié en France chez Glénat Comics en 2015. Seulement, la publication s'arrête au tome 7 en 2020. 3 ans plus tard, Urban Comics reprend le flambeau - et s'accorde à la charte graphique de l'éditeur précédent pour le tome 8. Pour l'occasion, Urban Comics lance une réédition en grand format dans sa collection Urban. Une chance à saisir pour découvrir ce récit palpitant. Avec cette réédition, Urban frappe fort et met en avant un excellent comics indépendant, créé par une équipe artistique de choix trop peu connue du public français : Greg Rucka et Michael Lark. Ce duo, surtout connu pour Gotham Central, change radicalement de ton et de genre ici. Le duo opte pour un univers de science-fiction. Mais Greg Rucka ne fait que situer son univers dans un avenir suffisamment éloigné pour s'octroyer de nombreuses libertés et resituer des éléments qu'il maîtrise parfaitement. Greg Rucka se montre toujours très à l'aise avec les personnages féminins de caractère. De Tara Chase dans Queen & Country à Sasha Bordeaux dans Checkmate, en passant par Lois Lane ou Wonder Woman, Greg Rucka a forgé sa carrière d'auteur de comics à travers des personnages féminins mémorables. Il réitère l'expérience avec Forever Carlyle. Une héroïne malgré elle, une coquille vide à laquelle on s'attache et dont on découvre petit à petit le rôle dans un dessein bien plus vaste. Le héros mystérieux et au passé trouble est un lieu commun épuisé, tout comme bien d'autres auxquels Greg Rucka a recours ici. Mais le scénariste parvient toujours à se renouveler dans les détails de ces clichés. Il parvient à donner de l'intensité à des scènes d'entrainement. Il sait donner du sens aux silences. Et à ce titre, Lazarus rappelle le run du scénariste sur le Punisher. Greg Rucka n'en est pas à son coup d'essai et, tout comme pour le Punisher, excelle à travers cet univers grouillant de personnages aux caractères bien distincts et aux motivations personnelles. Car c'est là l'une des grandes qualités d'écriture de Rucka avec Lazarus, et de manière générale. Ce scénariste parvient à donner à chaque personnage une personnalité différente. Même s'il peut avoir recours à certains stéréotypes, son univers est crédible. Il sait saisir le lecteur pour générer un engagement émotionnel. Avec Lazarus on est attiré par une intrigue et on se fait happer par cette quantité de secrets et de révélations dans un univers au bord de l'explosion et une héroïne inconsciente du rôle qu'elle a à jouer. L'intérêt de la série porte majoritairement sur les relations et les tensions entre les personnages. Avec une hiérarchie sociale établie, Greg Rucka concentre l'attention du lecteur sur les tensions entre les familles dirigeantes. Ce point est une autre des grandes forces du scénariste. Les tensions ne sont pas juste une surface. Elles sont également internes à chaque famille. Dans un monde où personne n'a rien à perdre et se sent constamment en danger, les valeurs humaines et familiales n'ont plus lieu d'être. L'intrigue nous emporte avec facilité en nous apportant de nombreuses informations dont l'héroïne n'a pas connaissance. On s'attache alors rapidement à cette être brisé qui s'est oublié. Forever Carlyle n'est plus qu'une coquille vide se cherchant et dont on connait les dangers grouillant autour d'elles. Les informations sont peut-être nombreuses, et on pourrait redouter les intrigues complexes qu'on associe aux bande dessinées d'espionnage et de géopolitique. Mais la compréhension est d'une facilité étonnante face à l'étendu de l'univers dans lequel nous sommes projetés. Et c'est lorsqu'il est centré sur la personnalité brisée et les secrets que le style de Michael Lark correspond totalement à l'esprit du titre. Michael Lark ne se trahit pas à travers le genre de la science-fiction. Son intention à travers Lazarus reste la même que celle de Gotham Central ou Captain America. Il met en avant des relations humaines. Avec des ombres épaisses et un encrage marqué, son style est pour le moins pertinent. Dans ce monde représenté avec des visages à moitié révélés, à qui peut-on faire confiance ? Conclusion : Derrière un pitch dystopique usé, Greg Rucka y cache un univers grouillant de révélations passionnantes. Soutenue par un Michael Lark à son meilleur, il se joue de ficelles scénaristiques auxquelles il parvient à redonner de la valeur. Lazarus est une série indépendante à ne pas manquer et dont la conclusion ne saurait tarder outre-Atlantique. Baptiste. Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). Pour bénéficier de Bubble Infinity offert pendant un mois, entrez le code INDEESLESBULLES lors de votre commande (valable une fois par personne même si vous avez déjà Infinity).

  • Guide des comics indés : Western

    Il n'est pas facile de se lancer dans les comics indépendants et ce qu'on ait lu des comics Marvel ou DC ou même qu'on soit totalement novice. C'est pourquoi nous avons décidé de nous lancer dans la vaste tâche de créer des guides du comics indé (et franchises) pour chaque genre en prenant pour point de repère les auteurs. Du coup les lecteurs venant des romans pourront se fier au genre (sauf pour les super héros) et les lecteurs habitués des Big Two pourront se fier aux noms de leurs auteurs fétiches. La liste des comics proposés ne sera pas exhaustive, le but sera surtout de proposer des pistes pour débuter. Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). Pour bénéficier de Bubble Infinity offert pendant un mois, entrez le code INDEESLESBULLES lors de votre commande (valable une fois par personne même si vous avez déjà Infinity).

  • Série : Daredevil (Bendis / Marvel Deluxe)

    Tome 1 / Tome 2 Résumé : Matt Murdock est Daredevil ! Qui a lâché le morceau et pourquoi ? Les conséquences vont être terribles pour l'Homme Sans Peur, dont l'identité secrète est dévoilée aux yeux de tous et qui n'a plus d'autre choix que de nier, ou d'avouer ! Tout ça bien sûr en continuant de défendre la justice, dans la rue et au tribunal ! Et comment va réagir son entourage proche, en particulier Foggy Nelson ? La réédition très attendue du Daredevil de Brian Michael Bendis et Alex Maleev. Peut-être LA période la plus importante du justicier aveugle. Critique : Ce premier tome de Daredevil, sobrement intitulé Underboss, marque le début de la contribution de Brian Michael Bendis au personnage. En tant que scénariste vedette de Marvel dans les années 2000, Bendis offre avec Daredevil l'un de ses travaux les plus remarquables chez Marvel, dépassant les simples combats superficiels pour explorer la psyché complexe de Matt Murdock. Tout en s'inspirant de l'influence indéniable de Frank Miller, Bendis insuffle une noirceur essentielle au personnage, tout en préservant l'essence d'un héros urbain évoluant dans les rues sombres de Hell's Kitchen. L'intrigue met également en avant l'adversaire emblématique de Daredevil, le Caïd, confronté à une tentative d'assassinat qui engendre des luttes de pouvoir et révèle la finesse stratégique de Fisk. Les événements chaotiques se succèdent à un rythme effréné, mettant l'avocat aveugle face à des situations extrêmes. Bendis prend un plaisir évident à pousser Matt Murdock dans ses retranchements, perturbant profondément sa vie autrefois stable. L'auteur explore habilement les facettes de la personnalité de Matt lui-même, en plus de son alter ego. Les dialogues magistraux de Bendis témoignent de son talent exceptionnel, capturant avec justesse et intensité chaque aspect de Daredevil. L'ensemble de la narration est brillamment orchestré, avec une composition fluide et rythmée des planches et une progression logique des scènes. L'utilisation judicieuse de flash-backs et de références au passé de Matt Murdock permet aux lecteurs de s'immerger pleinement dans cet héritage narratif sans jamais se sentir perdus, même s'ils découvrent le personnage pour la première fois. Les échanges percutants et les monologues introspectifs des personnages sont révélateurs et profonds. Avec Daredevil, Brian Michael Bendis offre une véritable leçon d'écriture de comics, allant jusqu'à expérimenter avec un épisode entièrement muet. Le talent artistique d'Alex Maleev se déploie à travers des planches magnifiquement exécutées, où se mêlent un style semi-esquissé et des nuances pastel. Son trait délibérément spontané s'accorde parfaitement avec l'ambiance sombre de l'histoire et la personnalité du protagoniste. Daredevil : Underboss est un régal tant pour les yeux que pour l'esprit. Les pages captivent visuellement, offrant à la fois dynamisme lors des scènes d'action et intimité dans les relations humaines. Le lecteur est transporté dans un New York à la fois fantasmé et reconnaissable, où les bouches de métro dégagent de la fumée et les réservoirs d'eau surplombent les immeubles. Maleev signe également des couvertures d'album à la fois poétiques, lyriques et dramatiques, ajoutant une dimension artistique supplémentaire. Ce premier volume met en lumière la collaboration essentielle entre Bendis et Maleev, créant une œuvre incontournable qui démontre que les bandes dessinées de super-héros vont bien au-delà des simples combats dénués de profondeur. Conclusion : En somme, Daredevil: Underboss est un comics qui saura satisfaire aussi bien les nouveaux venus que les lecteurs initiés, se hissant sans conteste parmi les récits Marvel les plus marquants des années 2000 tant il caractérise avec justesse le personnage en lui offrant une intrigue prenante et maîtrisée. Valentin. Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). Pour bénéficier de Bubble Infinity offert pendant un mois, entrez le code INDEESLESBULLES lors de votre commande (valable une fois par personne même si vous avez déjà Infinity). Tome 2 Résumé : Lorsque le Tigre Blanc est accusé du meurtre d'un policier et qu'il a besoin d'un avocat pour se défendre, il se tourne vers Matt Murdock. Mais Daredevil a déjà beaucoup à faire entre son identité secrète qui a été dévoilée, le Hibou qui tente de faire main basse sur la pègre new-yorkaise et Mary Typhoïde qui fait son grand retour. Critique : Daredevil : Le Petit Maître, alias une brillante continuité pour ce run Daredevil. Dans ce deuxième tome captivant, Brian Michael Bendis renouvelle l'histoire de Matt Murdock en le confrontant à de nouvelles épreuves tout en évitant les répétitions, ce qui prolonge la réussite du premier volume. Si la première moitié met plus en avant le Matt avocat que le justicier, Bendis illustre ici tout son talent dans sa capacité à produire des scènes très riches en dialogues sans jamais donner l’impression d’un trop plein. Les scènes de procès sont ainsi captivantes, n’étant pas sans rappeler (en sens inverse) quelques-unes des meilleures scènes de la série télévisée Daredevil de Netflix. Cette intrigue mêlant enquête policière (presque bâclée) et joutes verbales dans un tribunal sur fond d’abus de pouvoir super-héroïque est ainsi un des véritables points culminants du run complet de par son intensité. Cette partie s’avère d’autant plus intéressante qu’elle ne tombe pas comme un cheveu sur la soupe et s’inscrit parfaitement dans les aventures et mésaventures du Diable de Hell’s Kitchen, en proie à des accusations similaires à celle de son client. Le parallèle est bien traité, avec une intrigue surprenante non dénuée d’action (même si Daredevil doit lui-même être en retrait) en s’appuyant toujours sur l’univers street level du personnage et son entourage (dont Luke Cage et Iron Fist). La seconde moitié s’ancre plus dans la lignée du précédent tome en traitant directement des conséquences du premier tome, alors que la pègre cherche à se réorganiser après la disparition du Caïd (qui ne sera pas absent bien longtemps). L’occasion de retrouver un Daredevil forcé par ses idées à redorer son blason rouge une nouvelle fois pour s’attaquer au Hibou. L’intrigue, bien plus tournée vers l’action, explore (encore) toute la violence et la noirceur des rues new-yorkaises avec un jeu de dupe et de bluff sanglant entre toutes ces parties (évitant un simple duel). Bendis maîtrise à merveille son intrigue tout comme l’évolution de son personnage, virant presque à la leçon de narration tant son évolution est aussi juste et fidèle au personnage qu’ambitieuse. Le scénariste bouleverse même encore un peu plus la vie du héros (déjà mouvementée) en intégrant une relation amoureuse plutôt authentique. Le personnage de Milla, en plus d’amener des thématiques intéressantes autour des dangers de la vie de Daredevil (et ses traumatismes passés), ramène surtout sur le tapis la question du handicap - parfois vite oubliée tant elle n’est même plus un véritable problème pour Matt - sans faire d’elle une victime naïve et/ou fragile. Au contraire, elle ramène Matt sur terre et appuie son côté sensible, touchant et surtout totalement brisé. Au crayon, Manuel Gutierrez prend temporairement la place d’Alex Maleev sur la première moitié du tome, livrant une prestation honorable bien que peut être moins subtile que ce dont est capable l’artiste “titulaire” sur le run. Celui-ci s’occupe en effet de la seconde moitié et colle à merveille à cette intrigue « mafioso-romantique » dépeignant aussi bien la noirceur des rues que l’éclatante beauté du couple d’amants dans leur intimité, grâce à des jeux d’ombres et de lumières magistraux. Conclusion : Daredevil : Le Petit Maître est une pépite selon tous les aspects. Ce deuxième tome est à la fois plus grand, plus beau et plus riche que le premier, fort de personnages riches et d’une intrigue parfaitement maîtrisée et illustrée. À l’image du premier, un must read ! Valentin. Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). 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  • MISTER MIRACLE

    Résumé : Élevé sur Apokolips, planète-usine sous le règne de l'implacable Darkseid, Scott Free réussit l'impensable : échapper à ses geôliers pour rejoindre la Terre où il rencontra son mentor, un artiste de l'évasion officiant sous l'alias de Mr Miracle dont il reprendra l'identité. Depuis, aucun barreau, aucune entrave, aucune prison, ne put retenir prisonnier Mr Miracle, symbole d'une liberté retrouvée. Mais que se passe-t-il lorsque l'artiste de l'évasion ultime se trouve aux prises avec une nouvelle forme de captivité : la dépression ? Passé le traumatisme d'une tentative de suicide ratée, Scott va chercher à se redéfinir à travers ses rapports et son historique de super-héros au statut divin. Une seule certitude balisera sa quête d'identité, comme le rappel d'une liberté finalement toute relative : Darkseid est. Critique : N’étant pas vraiment familier des travaux de Jack Kirby sur le quatrième monde et ne connaissant le personnage de Mister Miracle qu’à travers quelques apparitions dans les cross-over et event de DC, je ne saurais vraiment dire ce qui m’a mené vers l’achat de ce comics lors de sa sortie en 2019. A posteriori, je suppose que la seule chose qui a dû attirer mon attention était l’équipe créative : Tom King et Mitch Gerads. Tom King est un auteur que je connaissais un peu pour des travaux relativement conventionnels dans l’univers DC, il faut dire qu’à l’époque je n’avais lu que pour Grayson et Batman Rebirth, mais j’avais eu d’excellents échos concernant ses Sheriff of Babylon chez Vertigo, The Omega Men chez DC et The Vision chez Marvel, trois titres que je n’avais encore jamais eu l’occasion de lire. Mitch Gerads est un artiste que je ne connaissais pas du tout mais en feuilletant ce comics je suis littéralement tombé sous le charme de son style assez marqué par son trait, sa mise en page et sa couleur, que je détaillerais un peu plus loin. Travaillant beaucoup, voire même exclusivement avec Tom King, il me semble être le mieux placé pour donner vie aux idées de l’auteur. Ce titre est sorti il y a quelques années mais je me devais d’en parler suite à une relecture récente car c'est d'une part un véritable coup de cœur et d'autre part un comics qui a une grande importance car il a ouvert la voie à d'autres comics super-héroïque qui peuvent tout à fait être appréciés par les lecteurs d'indé puisqu'il évite tous les poncifs liés aux Big Two. Comme je vous le disais, je ne suis pas familier avec le quatrième monde (que je n’ai jamais lu) mais heureusement l’auteur a eu l’intelligence de commencer avec un petit cours de rattrapage en préambule de la première issue. Ce résumé très bien exécuté, les événements sont synthétisés et le tout est très facilement compréhensible pour les non-initiés comme moi. Juste après cette petite initiation aux concepts développés par Kirby, le comics peut enfin commencer ! Le premier acte démarre alors et s’ouvre sur Scott Free, en tenue de Mister Miracle effectuant une tentative de suicide qui échoue… Oui, vous l’aurez compris on n’est pas vraiment sur le comics de la joie, de l’optimisme et de l’héroïsme. Mister Miracle aborde des thèmes relativement profonds et introspectifs tels que la dépression profonde, la perception troublée de la réalité, l'aliénation, le fardeau de l'héroïsme, la résilience face à l'adversité, les enjeux familiaux et l'influence du pouvoir. Dit comme ça je me rends bien compte que ça peut paraître compliqué et que ça peut faire peur mais le tout est abordé avec une extrême fluidité car Tom King explore ces différents thèmes de manière naturelle à travers la caractérisation de ses personnages. Scott Free est un personnage torturé dont la quête de liberté physique et mentale est au cœur de l'histoire. Il est présenté comme un maître de l'évasion de renom, capable de se libérer de n'importe quelle situation. Cependant, au fur et à mesure de l'histoire, nous réalisons que Scott est également confronté à des luttes intérieures profondes. Il remet en question sa propre réalité, son passé et son identité, se demandant s'il est vraiment un maître de l'évasion ou s'il est emprisonné dans une réalité simulée. Sa tentative de suicide reflète symboliquement une quête d'évasion de sa propre vie mais c’est au final à la mort qu’il échappera, remettant en question la nature même de son existence. Big Barda, son épouse, joue un rôle essentiel dans son développement. Elle est une guerrière forte et déterminée élevée à la dure sur Apokolips, mais elle fait preuve d’une vulnérabilité émotionnelle lorsqu'elle est confrontée aux défis de la vie aux côtés de Scott. Leur relation complexe et parfois tumultueuse est au cœur de la bande dessinée. Leur amour inconditionnel et leur soutien réciproque sont illustrés dans des moments poignants où ils se protègent l'un l'autre malgré les épreuves. C’est sincèrement l’un des couples, si ce n’est le couple, le plus touchant des comics. Outre Scott et Barda, Mister Miracle présente un ensemble de personnages secondaires qui contribuent à l'exploration des différents thèmes de cette maxi-série. Je ne vais bien entendu pas tous les évoquer mais je peux citer pour l’exemple Mamie Bonheur, qui apparaît très brièvement mais dont la présence est surtout visible à travers les conséquences de ses actes, incarne les traumas du passé, la manipulation et le contrôle, servant, avec Darkseid, d'antagoniste central de l'histoire. Tout au long du récit, l'auteur utilise des ruptures de rythme, un motif récurrent ”Darkseid est” et des dialogues ambigus pour semer le doute dans l'esprit du protagoniste, l'obligeant à remettre en question la véritable nature des événements qui se déroulent. Darkseid incarne la menace ultime et représente l'oppression et la manipulation. Son influence sur Scott Free crée une tension constante et soulève des questions sur la nature de la liberté et de l'autonomie individuelle. Les confrontations entre Mister Miracle et Darkseid sont empreintes d'une atmosphère pesante et déroutante, tout en étant vraiment à des années lumière des confrontations que peuvent avoir les super-héros classique avec l’antagoniste, renforçant l'exploration des enjeux de ce comics. Cette différence de traitement par rapport aux autres super-héros est en fait très bien amenée, pendant tout le comics on peut voir que notre couple de protagonistes sont des super-héros par profession, c’est-à-dire que cette fonction n’est en fait pour eux rien de plus qu’une routine proche du métro-boulot-dodo à laquelle tous les lecteurs pourront s’identifier. Ils agissent plus par devoir que par réelle volonté, rendant les situations exceptionnelles pour le lecteur parfaitement banales pour les personnages. Ce qui donne par exemple des situations cocasses de discussions tout à fait banales tout en faisant front lors de batailles cosmiques. Tout au long de l'histoire, Scott lutte contre ses démons intérieurs, cherchant à échapper à ses traumatismes. Ses tentatives d'évasion, mises en scène par son talent, symbolisent sa lutte métaphorique contre la dépression, soulignant le sentiment d'enfermement émotionnel que peuvent ressentir de nombreuses personnes atteintes de ce trouble, malgré les apparences extérieures. Scott est un personnage multidimensionnel exprimant une gamme d'émotions allant de la tristesse profonde au désespoir et à la confusion. Les boucles temporelles auxquelles il est confronté reflètent les cycles dépressifs, piégeant Scott dans des schémas répétitifs d'émotions négatives et de pensées envahissantes. La présence de Darkseid, représentant une force maléfique et oppressante, joue un rôle symbolique puissant dans la dépression de Scott. Darkseid incarne la voix intérieure négative et auto-destructrice que Scott doit affronter, renforçant le sentiment de vide et de désespoir que peut ressentir une personne confrontée à la dépression. Côté graphismes, ce comics est également très intéressant Mitch Gerads, a un style artistique assez distinctif qui s'harmonise parfaitement avec l'histoire complexe de Mister Miracle. Il arrive à nous livrer un ouvrage teinté de réalisme tout en utilisant un trait net et précis pour détailler les personnages et les décors, ce qui est sans doute permis par des effets de texture subtils. De plus, l’artiste utilise une structure traditionnelle en gaufrier de 9 cases pour créer des compositions visuelles uniques et des transitions fluides entre les scènes. Cette mise en page offre un certain aspect cinématographique, faisant penser à des pellicules de films. Notons d’ailleurs la présence d’un chapitre réalisé entièrement en plan séquence qui donne un rendu très cinématographique et permet également de banaliser l’action ce qui permet encore une fois au lecteur de s’identifier aux personnages puisqu’elle ne représente qu’une “routine” pour les personnages. Les variations de saturation de couleurs et de luminosité en fonction de la scène qui se déroule sont très importantes pour transmettre les émotions. Les nuances sombres et plutôt ternes sont utilisées pour évoquer des émotions intenses et renforcer les thèmes de l'histoire. Dans les scènes où Scott remet en question la réalité, Gerads utilise une palette de couleurs désaturées et froides pour créer une atmosphère de doute et de confusion. À contrario, les moments de clarté, d’action et de révélation sont accompagnés de couleurs beaucoup plus vives et claires. Le style de Gerads permet de facilement distinguer les émotions des personnages. Les expressions subtiles et les regards intenses ajoutent une profondeur émotionnelle à l'histoire. Chaque émotion est rendue palpable à travers les regards perçants et les expressions nuancées des personnages. Les visages sont souvent cadrés en gros plans, permettant aux lecteurs de se connecter émotionnellement avec les protagonistes. Conclusion : Je n’avais pas relu ce comics depuis sa sortie et il faut dire que même si j’avais adoré ma première lecture, j’ai encore plus apprécié la seconde. Mister Miracle est un chef d’œuvre moderne, qui, plusieurs années après sa sortie est toujours aussi impactant, celui-ci a permis d’ouvrir la voie à la création d’autres maxi-séries du même genre : Strange Adventures, Supergirl, Rorschach et Human Target (sortie prévue le 13 octobre 2023) Comme évoqué en début de critique, Mister Miracle traite d’une multitude de sujets difficiles mais il est évident qu’il les aborde surtout pour mettre en évidence la reconstruction du héros / fils / mari / père, plus simplement de l’humain derrière le pseudonyme “Mister Miracle” en mettant principalement en avant des valeurs familiales et terminant sur une touche optimiste. Avec ce comics une chose est sûre, Tom King et Mitch Gerads nous livrent un récit extrêmement touchant avec lequel ils ont réussi à s’émanciper de l'œuvre Jack Kirby tout en échappant aux schémas classiques et répétitifs caractéristiques des récits publiés par les Big Two. Jim. Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). Pour bénéficier de Bubble Infinity offert pendant un mois, entrez le code INDEESLESBULLES lors de votre commande (valable une fois par personne même si vous avez déjà Infinity).

  • Guide des comics indés : Action / Aventure

    Il n'est pas facile de se lancer dans les comics indépendants et ce qu'on ait lu des comics Marvel ou DC ou même qu'on soit totalement novice. C'est pourquoi nous avons décidé de nous lancer dans la vaste tâche de créer des guides du comics indé (et franchises) pour chaque genre en prenant pour point de repère les auteurs. Du coup les lecteurs venant des romans pourront se fier au genre (sauf pour les super héros) et les lecteurs habitués des Big Two pourront se fier aux noms de leurs auteurs fétiches. La liste des comics proposés ne sera pas exhaustive, le but sera surtout de proposer des pistes pour débuter. Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). Pour bénéficier de Bubble Infinity offert pendant un mois, entrez le code INDEESLESBULLES lors de votre commande (valable une fois par personne même si vous avez déjà Infinity).

  • Demain la Rage

    Résumé : Damien est un monstre. Un homme calme au passé violent et une créature de cauchemar en puissance. Depuis sa mort dans un accident de voiture un homme mystérieux lui propose un sursis pour sauver sa famille… mais à quel prix ? Critique : L'équipe de Bubble en est maintenant à sa troisième bande dessinée éditée, et après Yoann Kavege et Zoe Thorogood c'est encore un nouveau nom qu'ils nous font découvrir en la personne de Nicolas Bazin qui nous présente sa première œuvre : « Demain la Rage ». Difficile de se lancer à parler d'un récit qui m'a moi-même divisé dans mon opinion, pour un avis contrasté comme ses superbes noirs et blancs. Mais j'avais besoin de le faire, comme mon propre démon à exorciser après ma lecture, car j'ai besoin de faire sens du rationnel d'une œuvre pour pleinement me laisser porter par son aspect émotionnel (et rien qu'au titre on se doutera que cet aspect est crucial ici) ; et il m'a fallu quelques jours pour reconstruire, à ma manière et comme j'ai pu, le puzzle proposé par son auteur. C'est l'avantage des formes comme celles triangulaires que l'on peut retrouver à plusieurs occasions dans ce livre : on peut les assembler un peu comme on le souhaite pour donner à l'ensemble la forme qui nous convient et je suis persuadé qu'une autre personne aura une lecture bien différente de la mienne, parce que « Demain la Rage » fait partie de ces œuvres où ce que le lecteur y voit se fait presque aussi important que ce que l'auteur y a mis. Mais pour ma part qu'importe les arrangements, il me reste toujours une pièce dans la main. L'histoire nous présente Damien, un personnage marqué par une profonde dualité psychologique, tiraillé entre son envie d'être un homme meilleur et une force qui s'empare de lui en en faisant un homme malfaisant et dangereux pour son entourage. La trame n'est pas présentée de manière linéaire rendant ainsi difficile de l'évoquer sans spoiler, mais ce qu'il faut savoir c'est qu'il s'agit d' une histoire dure, brute et brutale, délivrant au départ des scènes paraissant anodines – comme une dame âgée lancée dans une tirade interminable que notre "héros" n'a pas demandé – mais qui prennent plus de sens à mesure que l'on avance dans la lecture et que l'on découvre qui est vraiment Damien, à travers une séquence en particulier qui a tout pour glacer le sang du lecteur de par la barbarie qui s'en dégage. Damien repousse sa rage à plus tard, a la volonté de changer, certes, mais est-ce vraiment possible…et le mérite-t-il seulement ? C'est donc une œuvre avec un propos fort, mais qui laisse une grande marge d'interprétation. En effet, comme je le soulignais la trame n'est pas déroulée chronologiquement et on est donc un peu perdu au début (et je conseillerais à ce sujet de ne pas lire la quatrième de couverture avant), puis les pièces se mettent en place et on comprend petit à petit ce qu'il en est pour être totalement happé par cette plongée dans l'esprit malade de Damien, sauf que… …Sauf qu'arrive un nouvel aspect de l'œuvre quand on entre de plain-pied dans sa partie Science-Fiction qui nous paume à nouveau. Un nouvel environnement assez froid, du genre où tout est aseptisé, rectiligne, et où c'est une voix un brin trop claire et désincarnée provenant d'un speaker qui vous guide et vous dit de vous détendre. Au niveau ambiance ça fonctionne très bien mais j'avoue ne pas avoir tout à fait compris ce que ce basculement cherchait à nous raconter au fond, ou à ajouter à son univers. J'ai aussi toujours du mal à savoir quoi faire de ces bouts de lore posés ça et là, comme si on nous en avait trop donné par rapport à ce dont l'histoire avait besoin ou au contraire pas assez. Et puis il y a la fin de cette partie ainsi que l'épilogue qui brouillent encore les pistes. J'ai différentes théories sur ce qu'il s'est passé, ce que Damien a pu faire, pu subir ou bien s'est fait subir à lui-même, mais pour chacune d'entre elles l'un des éléments présenté dans une des parties de l'œuvre vient en contradiction si bien qu'au final je n'ai pas pu avoir de vision vraiment claire mais plutôt plein de petites pistes de réflexions accompagnées d'autant de questions. Au global, c'est donc bien une expérience à part qui demandera une réelle implication à la lecture et même après, et si elle ne touchera pas tout le monde de la même manière c'est bien cette capacité à m'avoir habité pendant des jours qui me fait dire que c'est une œuvre marquante, qui devrait laisser peu de personnes indifférentes. Et ce qui marquera aussi ce sont les dessins de Nicolas Bazin. Aucune page n'est totalement classique, il y a constamment de nouvelles idées dans les compositions des planches qui renouvellent l'expérience visuelle tout en gardant une fluidité exemplaire, même quand les corps ou l'espace se déforment sur plusieurs pages, se liquéfient ou se fractalisent, passent successivement d'humain à monstre pour revenir à l'état d'humain. Il y a vraiment des expérimentations partout, même sur le simple son d'une aiguille d'horloge quand vient l'heure de sonner la fin de l'école. Les visages quant à eux sont assez déroutant au premier abord, mais leurs traits étranges leur donne un aspect dérangeant, malaisant, qui colle très bien au propos. Et puis bien sur il y a ce monstre qui habite le personnage principal, sorte d'Oozaru né de la transformation de Damien un soir d'éclipse en Midland, totalement impressionnante dans son design. Il y a aussi ces formes géométriques qui parsèment l'œuvre et dont je retiendrais et je citerai en particulier les fameux triangles (ou pyramides) déjà évoqués plus haut. On peut y avoir beaucoup de choses dans ces petites formes, agissant comme un symbole de la détermination de Damien (quand il se rend à la banque), sont autant de polygones de la petite vie virtuelle qu'il s'est créée, représentent les trois piliers que sont les membres de sa famille destinées à finir brisée, font penser au sigle des Illuminati que pourraient être ces gens agissant dans l'ombre du futur pour guider la vie du personnage, ou enfin sont les morceaux d'un miroir qui vole en éclats contenant chacun une parcelle de son identité et plus largement de notre société faite de beaucoup de gens comme Damien, et prête à exploser à tout moment d'une colère sans cesse contenue. Je n'en ajouterai pas plus, rien que pour sa proposition graphique « Demain la Rage » vaut d'être découvert. Conclusion : Embarqué par la proposition de Nicolas Bazin, je n'ai pourtant pas réussi à aller au bout du chemin mental me conduisant à pleinement apprécier un point de vue global sur l'œuvre. Et pourtant j'y ai pensé et repensé pendant des semaines, comme bloqué dans l'esprit tourmenté de Damien, j'y ai vu des choses qui m'ont plu ou au contraire écœuré, j'ai adoré sa proposition graphique, et je ne peux qu'inviter d'autres lecteurs curieux à plonger dans cette expérience qui reste fascinante. Fabien. Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). Pour bénéficier de Bubble Infinity offert pendant un mois, entrez le code INDEESLESBULLES lors de votre commande (valable une fois par personne même si vous avez déjà Infinity).

  • Do a Powerbomb

    Résumé : Lona Steelrose n'a peut-être​ pas le talent de sa mère pour le catch, mais elle a hérité de son énergie. Malgré la réticence des entraîneurs à lui donner sa chance, et la désapprobation de son père qui considère cette carrière trop dangereuse, Lona parviendra-t-elle à reprendre le flambeau de la légendaire Yua Steelrose ? Si le combat semble perdu d'avance, son destin bascule quand elle croise le chemin d'un étrange nécromancien qui lui propose un pacte d'un autre monde… Critique : Daniel Warren Johnson est un auteur décidément doué pour nous parler de thématiques profondément humaines dans des histoires aux proportions cosmiques et à l'action frénétique. Une gestion parfaite de ce qu'on appelle communément le « what the fuck », toujours en veillant à garder un pied sur terre pour ne jamais perdre de vue ce qu'il souhaite raconter. Dans « Do a Powerbomb » il fait dès le début vivre à son personnage principal ce qui est certainement la pire épreuve pour une jeune personne en la faisant assister à un accident tragique impliquant sa mère en plein combat de catch. Comme ses personnages habituels sa Lona a fort caractère et, profitant aussi d'une avancée de quelques années, plutôt que de la voir s'apitoyer on la verra se battre, littéralement, pour surmonter sa douleur…quitte à refuser de lui faire face et d'accepter. C'est alors qu'entre en jeu un nécromancien qui va lui faire miroiter le prix le plus fantastique qui soit si elle décroche la victoire à rien de moins qu'un tournoi de catch inter dimensionnel en équipe. Elle s'associera alors à un allié inattendu, la personne à la racine de sa peine ayant lui aussi ses raisons de partager l'objectif de Lona. Et comme c'est le cas dans notre catch, il n'y a pas vraiment de gentil et de méchant : ça reste en grande partie de l'acting et des cascades dangereuses, et Lona est assez intelligente pour en avoir conscience ce qui évite quelques poncifs et permet de rentrer rapidement dans le fond du sujet sans s'attarder sur des conflits déjà-vus. De même, si les équipes concurrentes sont déterminées et peuvent s'avérer extrêmement violentes (les combats étant totalement réels dans certaines dimensions) on nous rappelle régulièrement qu'elles aussi ont été appâtées par la même promesse du nécromancien, nous permettant de construire une empathie dans des situations où le plus pur manichéisme semblait acquis. De fait, si nos combats terriens sont généralement truqués, l'auteur lui ne triche à aucun moment avec l'émotionnel en nous livrant des moments vrais et touchant à un rythme savamment équilibré avec l'action. Le récit est ponctué de plusieurs surprises venant sans cesse changer notre perspective sur ce qu'on est en train de lire, ou transformant les challenges et refocalisant finement les enjeux émotionnels jusqu'au dernier moment, et quel dernier moment :'). Quant aux dessins ils sont – comme à l'habitude de Daniel Warren Johnson – tout à fait sensationnels ! L'artiste nous a habitué dans d'autres œuvres à créer des scènes de rixes jouant sur les différences de gabarit des participants, y insérant déjà des prises de catch (et il se lâche aussi sur certaines commissions). On peut dire qu'il s'est créé ici le terrain de jeu idéal, le ring opérant comme un parfait bac à sable pour qu'il puisse s'amuser, exprimer ses idées de mise en scène les plus folles autour de ce milieu, et nous montrer des personnages hauts en couleur dans tout un tas de poses. C'est dans ce genre d'œuvre que ce medium qu'est la bande dessinée démontre tout ce qu'elle peut proposer en terme d'iconisation de personnages et d'instants. Bien sur, le tout est accompagné de ses onomatopées omniprésentes, qui traversent les cases et nous font ressentir la clameur des spectateurs, l'ambiance des gradins qui entourent le ring avec ses spots et autres effets scénographiques, et toute la puissance des coups donnés par ces combattants fantastiques. À ce sujet il est d'autant plus dommage que le format relié (en plus de craquer comme si le livre souffrait d'arthrose) casse totalement l'effet attendu sur certaines doubles planches à cause du creux formé par la jointure des pages. Conclusion : Comme sur « Murder Falcon » avant lui, Daniel Warren Johnson prend un sujet qui ne me parle à priori pas énormément et l'utilise pour traiter un sujet de fond intime et triste (une autre facette du deuil) sans pousser au larmoiement forcé, préférant les cordes d'un ring de catch à celles des violons, dans une aventure follement épique faisant passer le lecteur par milles émotions entre deux Lariats. Fabien. Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). Pour bénéficier de Bubble Infinity offert pendant un mois, entrez le code INDEESLESBULLES lors de votre commande (valable une fois par personne même si vous avez déjà Infinity).

  • Guide des comics indés : Guerre

    Il n'est pas facile de se lancer dans les comics indépendants et ce qu'on ait lu des comics Marvel ou DC ou même qu'on soit totalement novice. C'est pourquoi nous avons décidé de nous lancer dans la vaste tâche de créer des guides du comics indé (et franchises) pour chaque genre en prenant pour point de repère les auteurs. Du coup les lecteurs venant des romans pourront se fier au genre (sauf pour les super héros) et les lecteurs habitués des Big Two pourront se fier aux noms de leurs auteurs fétiches. La liste des comics proposés ne sera pas exhaustive, le but sera surtout de proposer des pistes pour débuter. Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). Pour bénéficier de Bubble Infinity offert pendant un mois, entrez le code INDEESLESBULLES lors de votre commande (valable une fois par personne même si vous avez déjà Infinity).

  • E-ratic Tome 1

    Résumé : 15 ans et seulement dix minutes pour pouvoir sauver le monde! Vous avez 15 ans et des super pouvoirs ? Cool ? Sauf que ça ne dure que 10 min par jour. Il faut donc en faire usage avec parcimonie. Oliver se retrouve à affronter diverses menaces, à garder son identité secrète, à combattre des criminels, le tout en évitant de redoubler ! Critique : Bon ce n’est pas vraiment précisé en début de tome donc je vais vous l’indiquer dès maintenant, E-ratic est une série dérivée de The Resistance, l'univers partagé créé par Joe Michael Straczynski et dont vous pourrez retrouver deux tomes chez Panini comics. Dans les très grandes lignes, une pandémie ravage le monde et laisse aléatoirement des pouvoirs à certains survivants, E-ratic en fait donc partie. D’ailleurs The Resistance (qui parle donc d’une pandémie) avait beaucoup fait parler puisque le premier chapitre avait été publié juste au moment où la pandémie du Covid-19 éclatait. Mais je vous rassure tout de suite, il n’est aucunement nécessaire de lire la série principale pour découvrir celle-ci et je pense que c’est ce qui a poussé Black River à proposer le titre qui est au passage le premier titre super-héroïque de l’éditeur. Si vous aimez déjà Spider-man, il y a de grandes chances pour que vous appréciiez également E-ratic tant les deux personnages partagent certains aspects. Oliver vit lui aussi dans un contexte familial difficile, lui aussi est un ado quand il déclare ses pouvoirs, lui aussi doit jongler entre sa vie de Super et sa vie d’étudiant et surtout les deux partagent un grand sens des responsabilités. La série est également similaire dans sa construction puisque le rythme, l’humour, la légèreté et l’importance des problématiques sont très semblables, du coup on a vraiment le sentiment de lire une série sur Spidey. Mais E-ratic n’est pas un simple copié-collé de Peter pour autant. Leurs pouvoirs étant totalement différents (il partage tout de même l’électricité avec Miles Morales) mais surtout Oliver a son caractère bien à lui, puisque bien plus réservé et bien moins blagueur surtout pendant les combats. Le jeune héros se montre très rapidement extrêmement attachant permettant d'adhérer assez vite à son univers. J’ai un vrai petit coup de cœur pour ce petit bonhomme dépassé par ses nouveaux pouvoirs, sa vie de lycéen, sa vie amoureuse et sa vie familiale. Rien ne tourne rond mais il reste déterminé à faire ce qui est bien. J’ai l’impression de retrouver le Spidey du bon vieux temps. Son pouvoir et surtout la durée durant laquelle il peut l’utiliser apportent un peu de nouveauté et évite que le personnage soit trop puissant. J’ai beaucoup aimé cet aspect. Côté dessin, c’est Kaare Andrews qui œuvre (en plus d’écrire) et si j’apprécie beaucoup ses planches, il est évident qu’il ne maîtrise pas le dessin d'automobiles, d’immeubles et d’intérieurs d’appartement puisqu’à chaque fois il utilise des photos sur lesquelles il ajoute son trait. Si on ne s’attarde pas sur ce détail, l'ensemble est très réussi mais si on s’attarde dessus cela devient un peu perturbant. Je ne le fais pas systématiquement mais je tiens à souligner le superbe travail de Brian Reber sur la colorisation qui joue beaucoup sur le résultat final. Conclusion : E-ratic tome 1 propose un excellent univers et surtout un personnage faisant fortement penser à Spidey tout en s’en différenciant assez pour ne pas avoir un copié-collé. Oliver est très attachant et ses aventures très intéressantes. Il me tarde de découvrir son évolution, en espérant que la série perdure. Thomas. Commandez vos comics chez notre partenaire en cliquant sur la bannière ci-dessous (Lien affilié : voir rubrique "Soutenir le blog"). Pour bénéficier de Bubble Infinity offert pendant un mois, entrez le code INDEESLESBULLES lors de votre commande (valable une fois par personne même si vous avez déjà Infinity).

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